http://histmove.ouvaton.org/pag/chr/pag_009/fr/chro_1919_01_b.htm
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
[1]. http://www.marx.org/deutsch/referenz/bernstein/1921/drev/kap12.html.
E. Bernstein: Die deutsche Revolution - Band 1, (Bibliographie ►).
[2]. http://www.geschichte-pirna.de/nr-2.htm.
P. Frölich, R. Lindau, J. Thomas: Illustrierte Geschichte der Deutschen Revolution, S. 381-382 (Bibliographie ►).
[3]. http://www-user.uni-bremen.de/~bremhist/Raeterepublik1918-19.html;
http://www-user.uni-bremen.de/~bremhist/Raeterepublik.html;
http://www.klausdede.de/index.php?content=weserundjade&sub=49.
[4]. http://www.geissstrasse.de/file_download/8.
[5]. http://archiv.squat.net/duesseldorf/Dipl_Int-2_2-2.html.
[6]. http://www.ifz-muenchen.de/heftarchiv/1958_3.pdf;
P. Frölich, R. Lindau, J. Thomas: Illustrierte Geschichte..., S. 316 (Bibliographie ►).
[7]. http://www.dielinke-bremen.de/nc/politik/aktuell/detail/browse/1/zurueck/space-park-waterfront/artikel/vor-90-jahren-bremen-ist-eine-selbstaendige-sozialistische-republik/.
IML beim ZK der SED (Hg.): Dokumente und Materialien zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung - Reihe 2 - Band 3 - Januar 1919‑Mai 1919, S. 52 (Bibliographie ►).
[8]. IML beim ZK der SED (Hg.): Dokumente und Materialien... - Reihe 2 - Band 3, S. 53 (Bibliographie ►).
[9]. http://www.dielinke-bremen.de/nc/politik/aktuell/detail/browse/1/zurueck/space-park-waterfront/artikel/vor-90-jahren-bremen-ist-eine-selbstaendige-sozialistische-republik/.
IML beim ZK der SED (Hg.): Dokumente und Materialien... - Reihe 2 - Band 3, S. 53 (Bibliographie ►).
[10]. http://www.marx.org/deutsch/referenz/bernstein/1921/drev/kap12.html;
E. Bernstein: Die deutsche Revolution - Band 1, (Bibliographie ►).
G. Watermeier: Politischer Mord und Kriegskultur an der Wiege der Weimarer Republik, S. 21. (Bibliographie ►).
[11]. http://archivkarlroche.files.wordpress.com/2010/02/aur-1919-brosch.pdf.
[12]. http://www.geschichte-pirna.de/nr-2.htm.
[13]. St. Goch: Sozialdemokratische Arbeiterbewegung und Arbeiterkultur im Ruhrgebiet, (Bibliographie ►).
[14]. http://www.ifz-muenchen.de/heftarchiv/1958_3.pdf;
R. Wilbrandt: Sozialismus, S. 254 (Bibliographie ►).
H. Spethmann: Zwölf Jahre Ruhrbergbau 1914‑1925 - Band 1, S. 149 (Bibliographie ►).
[15]. http://www.cuxpedia.de/index.php/Sozialistische_Republik_Cuxhaven
IML beim ZK der SED (Hg.): Illustrierte Geschichte der Novemberrevolution in Deutschland, S. 330 (Bibliographie ►).
E. Kolb: Die Arbeiterräte in der deutschen Innenpolitik 1918‑1919, p. 328 (Bibliographie ►).
[16]. http://www.raeterepublik.de/Bluthunde.htm.
commenter cet article …
Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.
Une chose est sûre , l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté.
Dominique Villaeys-Poirré
15 janvier 2019
--------------------------------------------------------
|
Un article publié dans Die Rote Fahne, n° 14 (14 janvier 1919). Une traduction extraite de "Les Spartakistes, 1918 : l'Allemagne en révolution" présentée par Gilbert Badia, Paris, Julliard (Collection Archives).
https://www.marxists.org/francais/luxembur/spartakus/rl19190114.htm |
L'ORDRE REGNE A BERLIN
« L'ordre règne à Varsovie », déclara le ministre Sébastiani, en 1831, à la Chambre française, lorsque, après avoir lancé son terrible assaut sur le faubourg de Praga, la soldatesque de Souvorov [1], eut pénétré dans la capitale polonaise et qu'elle eut commencé son office de bourreau.
« L'ordre règne à Berlin », proclame avec des cris de triomphe la presse bourgeoise, tout comme les Ebert et les Noske, tout comme les officiers des « troupes victorieuses » que la racaille petite-bourgeoise accueille dans les rues de Berlin en agitant des mouchoirs et en criant : « Hourrah ! » Devant l'histoire mondiale, la gloire et l'honneur des armes allemandes sont saufs. Les lamentables vaincus des Flandres et de l'Argonne ont rétabli leur renommée en remportant une victoire éclatante... sur les 300 « Spartakistes » du Vorwärts. Les exploits datant de la glorieuse invasion de la Belgique par des troupes allemandes, les exploits du général von Emmich, le vainqueur de Liège, pâlissent devant les exploits des Reinhardt [2] et Cie dans les rues de Berlin. Assassinat de parlementaires venus négocier la reddition du Vorwärts et que la soldatesque gouvernementale a frappés a coups de crosse, au point que l'identification des corps est impossible, prisonniers collés au mur, dont on a fait éclater les crânes et jaillir la cervelle : qui donc, en présence de faits aussi glorieux pourrait encore évoquer les défaites subies devant les Français, les Anglais et les Américains ? L'ennemi, c'est « Spartacus » et Berlin est le lieu où nos officiers s'entendent à remporter la victoire. Et le général qui s'entend à organiser ces victoires, là où Ludendorff a échoué, c'est Noske, l' « ouvrier » Noske.
Qui n'évoquerait l'ivresse de la meute des partisans de « l'ordre », la bacchanale de la bourgeoisie parisienne dansant sur les cadavres des combattants de la Commune, cette bourgeoisie qui venait de capituler lâchement devant les Prussiens et de livrer la capitale à l'ennemi extérieur après avoir levé le pied ? Mais quand il s'est agi d'affronter les prolétaires parisiens affamés et mal armés, d'affronter leurs femmes sans défense et leurs enfants, ah comme le courage viril des fils de bourgeois, de cette « jeunesse dorée », comme le courage des officiers a éclaté Comme la bravoure de ces fils de Mars qui avaient cané devant l'ennemi extérieur s'est donné libre cours dans ces atrocités bestiales, commises sur des hommes sans défense, des blessés et des prisonniers !
« L'ordre règne à Varsovie », « l'ordre règne à Paris », « l'ordre règne à Berlin ». Tous les demi-siècles, les gardiens de « l'ordre » lancent ainsi dans un des foyers de la lutte mondiale leurs bulletins de victoire. Et ces « vainqueurs » qui exultent ne s'aperçoivent pas qu'un « ordre », qui a besoin d'être maintenu périodiquement par de sanglantes hécatombes, va inéluctablement à sa perte.
Cette « Semaine Spartakiste » de Berlin, que nous a-t-elle apporté, que nous enseigne-t-elle ? Au cœur de la mêlée, au milieu des clameurs de triomphe de la contre-révolution, les prolétaires révolutionnaires doivent déjà faire le bilan des événements, les mesurer, eux et leurs résultats, au grand étalon de l'histoire. La révolution n'a pas de temps à perdre, elle poursuit sa marche en avant, - par-dessus les tombes encore ouvertes, par-delà les « victoires » et les « défaites » - vers ses objectifs grandioses. Et le premier devoir de ceux qui luttent pour le socialisme internationaliste, c'est d'étudier avec lucidité sa marche et ses lignes de force.
Pouvait-on s'attendre, dans le présent affrontement, à une victoire décisive du prolétariat révolutionnaire, pouvait-on escompter la chute des Ebert-Scheidemann et l'instauration de la dictature socialiste ? Certainement pas, si l'on fait entrer en ligne de compte tous les éléments qui décident de la réponse. Il suffit de mettre le doigt sur ce qui est à l'heure actuelle la plaie de la révolution : le manque de maturité politique de la masse des soldats qui continuent de se laisser abuser par leurs officiers et utiliser à des fins contre-révolutionnaires est à lui seul la preuve que, dans ce choc-ci, une victoire durable de la révolution n'était pas possible. D'autre part, ce manque de maturité n'est lui-même que le symptôme du manque général de maturité de la révolution allemande.
Les campagnes, d'où est issu un fort pourcentage de la masse des soldats, continuent de n'être à peu près pas touchées par la révolution. Jusqu'ici, Berlin est à peu près isolé du reste du Reich. Certes en province, les foyers révolutionnaires - en Rhénanie, sur la côte de la mer du Nord, dans le Brunswick, la Saxe, le Wurtemberg - sont corps et âme aux côtés du prolétariat berlinois. Mais ce qui fait défaut, c'est la coordination de la marche en avant, l'action commune qui donnerait aux coups de boutoir et aux ripostes de la classe ouvrière berlinoise une tout autre efficacité. Ensuite - et c'est de cette cause plus profonde que proviennent ces imperfections politiques - les luttes économiques, ce volcan qui alimente sans cesse la lutte de classe révolutionnaire, ces luttes économiques n'en sont encore qu'à leur stade initial.
Il en résulte que, dans la phase actuelle, on ne pouvait encore escompter de victoire définitive, de victoire durable. La lutte de la semaine écoulée constituait-elle pour autant une « faute » ? Oui, s'il s'agissait d'un « coup de boutoir » délibéré, de ce qu'on appelle un « putsch » ! Mais quel a été le point de départ des combats ? Comme dans tous les cas précédents, le 6 décembre, le 24 décembre : une provocation brutale du gouvernement ! Naguère l'attentat contre les manifestants sans armes de la Chausséestrasse, le massacre des matelots, cette fois le coup tenté contre la Préfecture de Police, ont été la cause des événements ultérieurs. C'est que la révolution n'agit pas à sa guise, elle n'opère pas en rase campagne, selon un plan bien mis au point par d'habiles « stratèges ». Ses adversaires aussi font preuve d'initiative, et même en règle générale, bien plus que la Révolution.
Placés devant la provocation violente des Ebert-Scheidemann, les ouvriers révolutionnaires étaient contraints de prendre les armes. Pour la révolution, c'était une question d'honneur que de repousser l'attaque immédiatement, de toute son énergie, si l'on ne voulait pas que la contre-révolution se crût encouragée à un nouveau pas en avant ; si l'on ne voulait pas que fussent ébranlés les rangs du prolétariat révolutionnaire et le crédit dont jouit au sein de l'Internationale [3] la révolution allemande.
Du reste, des masses berlinoises jaillit spontanément, avec une énergie si naturelle, la volonté de résistance, que, dès le premier jour, la victoire morale fut du côté de la « rue ».
Or il existe pour la Révolution une règle absolue : ne jamais s'arrêter une fois le premier pas accompli, ne jamais tomber dans l'inaction, la passivité. La meilleure parade, c'est de porter à l'adversaire un coup énergique. Cette règle élémentaire qui s'applique à tout combat vaut surtout pour les premiers pas de la révolution. Il va de soi - et pareil comportement témoigne de la justesse, de la fraîcheur de réaction du prolétariat, - qu'il ne pouvait se satisfaire d'avoir réinstallé Eichhorn à son poste. Spontanément, il occupa d'autres positions de la contre-révolution : les sièges de la presse bourgeoise, le bureau de l'agence d'informations officieuse, le Vorwärts. Ces démarches étaient inspirées à la masse par ce qu'elle comprenait d'instinct : la contre-révolution n'allait pas pour sa part se satisfaire de sa défaite, mais préparer une épreuve de force générale.
Là encore nous nous trouvons en présence d'une de ces grandes lois historiques de la révolution, sur laquelle viennent se briser toutes les habiletés, toute la « science » de ces petits révolutionnaires de l'U.S.P. [4], qui dans chaque lutte ne sont en quête que d'une chose ; de prétextes pour battre en retraite. Dès que le problème fondamental d'une révolution a été clairement posé - et dans celle-ci c'est le renversement du gouvernement Ebert-Scheidemann, premier obstacle à la victoire du socialisme - alors ce problème ne cesse de resurgir dans toute son actualité, et, avec la fatalité d'une loi naturelle, chaque épisode de la lutte le fait apparaître dans toute son ampleur, si peu préparée à le résoudre que soit la révolution, si peu propice que soit la situation.
« A bas Ebert-Scheidemann ! » Ce mot d'ordre jaillit immanquablement à chaque nouvelle crise révolutionnaire ; c'est la formule qui, seule, épuise tous les conflits partiels et qui, par sa logique interne, qu'on le veuille ou non, pousse n'importe quel épisode de la lutte jusqu'à ses conséquences extrêmes.
De cette contradiction entre la tâche qui s'impose et l'absence, à l'étape actuelle de la révolution, des conditions préalables permettant de la résoudre, il résulte que les luttes se terminent par une défaite formelle. Mais la révolution est la seule forme de « guerre » - c'est encore une des lois de son développement - où la victoire finale ne saurait être obtenue que par une série de « défaites ».
Que nous enseigne toute l'histoire des révolutions modernes et du socialisme? La première flambée de la lutte de classe en Europe s'est achevé par une défaite. Le soulèvement des canuts de Lyon, en 1831, s'est soldé par un lourd échec. Défaite aussi pour le mouvement chartiste en Angleterre. Défaite écrasante pour la levée du prolétariat parisien au cours des journées de juin 1848. La Commune de Paris enfin a connu une terrible défaite. La route du socialisme - à considérer les luttes révolutionnaires - est pavée de défaites.
Et pourtant cette histoire mène irrésistiblement, pas à pas, à la victoire finale ! Où en serions-nous aujourd'hui sans toutes ces « défaites », où nous avons puisé notre expérience, nos connaissances, la force et l'idéalisme qui nous animent ? Aujourd'hui que nous sommes tout juste parvenus à la veille du combat final de la lutte prolétarienne, nous sommes campés sur ces défaites et nous ne pouvons renoncer à une seule d'entre elles, car de chacune nous tirons une portion de notre force, une partie de notre lucidité.
Les combats révolutionnaires sont à l'opposé des luttes parlementaires. En Allemagne, pendant quatre décennies, nous n'avons connu sur le plan parlementaire que des « victoires »; nous volions littéralement de victoire en victoire. Et quel a été le résultat lors de la grande épreuve historique du 4 août 1914 : une défaite morale et politique écrasante, un effondrement inouï, une banqueroute sans exemple. Les révolutions par contre ne nous ont jusqu'ici apporté que défaites, mais ces échecs inévitables sont précisément la caution réitérée de la victoire finale.
A une condition il est vrai ! Car il faut étudier dans quelles conditions la défaite s'est chaque fois produite. Résulte-t-elle du fait que l'énergie des masses est venue se briser contre la barrière des conditions historiques qui n'avaient pas atteint une maturité suffisante, ou bien est-elle imputable aux demi-mesures, à l'irrésolution, à la faiblesse interne qui ont paralysé l'action révolutionnaire ?
Pour chacune de ces deux éventualités, nous disposons d'exemples classiques : la révolution française de février, la révolution allemande de mars. L'action héroïque du prolétariat parisien, en 1848, est la source vive où tout le prolétariat international puise son énergie. Par contre, les navrantes petitesses de la révolution allemande de mars sont comme un boulet qui freine toute l'évolution de l'Allemagne moderne. Elles se sont répercutées - à travers l'histoire particulière de la social-démocratie allemande - jusque dans les événements les plus récents de la révolution allemande, jusque dans la crise que nous venons de vivre.
A la lumière de cette question historique, comment juger la défaite de ce qu'on appelle la « semaine spartakiste » ? Provient-elle de l'impétuosité de l'énergie révolutionnaire et de l'insuffisante maturité de la situation, ou de la faiblesse de l'action menée ?
De l'une et de l'autre ! Le double caractère de cette crise, la contradiction entre la manifestation vigoureuse, résolue, offensive des masses berlinoises et l'irrésolution, les hésitations, les atermoiements de la direction, telles sont les caractéristiques de ce dernier épisode.
La direction a été défaillante. Mais on peut et on doit instaurer une direction nouvelle, une direction qui émane des masses et que les masses choisissent. Les masses constituent l'élément décisif, le roc sur lequel on bâtira la victoire finale de la révolution.
Les masses ont été à la hauteur de leur tâche. Elles ont fait de cette « défaite » un maillon dans la série des défaites historiques, qui constituent la fierté et la force du socialisme international. Et voilà pourquoi la victoire fleurira sur le sol de cette défaite.
« L'ordre règne à Berlin ! » sbires stupides ! Votre « ordre » est bâti sur le sable. Dès demain la révolution « se dressera de nouveau avec fracas » proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi
J'étais, je suis, je serai ! [5]
Notes
[1] Erreur de Rosa Luxemburg : Souvorov est mort en 1800. Les troupes russes étaient commandées par Paskevitch. (Note de G.Badia).
[2] REINHARDT, Walther (1872-1930). Officier d'État Major pendant la première guerre mondiale, dernier ministre prussien de la guerre, il fut nommé en octobre 1919, chef de la direction de l'armée. Il démissionna en même temps que Noske, après le putsch de Kapp.
[3] Il s'agit encore à ce moment-là d'une Internationale toute théorique puisque le premier Congrès de la III° Internationale n'a pas encore eu lieu. (Note de G.Badia).
[4] L’U.S.P. était le parti social-démocrate indépendant au sein duquel militaient notamment Kautsky et Bernstein.
[5] Vers extrait du poème de F. Freiligrath « La Révolution ». (Note de G.Badia).
Berlin, 15 janvier 1919
Assaut général contre Spartakus ! « A bas les spartakistes ! », crie-t-on partout. « Saisissez-les, fouettez-les, piquez-les, fusillez-les, écrasez-les, mettez-les en pièces ! » Des abominations sont commises plus cruels que celles des troupes allemandes en Belgique.
« Spartakus vaincu ! », jubile toute la presse, de la Post au Vorwärts.
« Spartakus vaincu ! » Les sabres, les revolvers et les carabines de la police germanique rétablie dans ses fonctions et le désarmement des ouvriers révolutionnaires scelleront sa défaite.
« Spartakus vaincu ! » C’est sous la protection des baïonnettes du colonel Reinhardt, des mitrailleuses et des canons du général Lüttwitz, que se dérouleront les élections à l’Assemblée nationale, un plébiscite pour Napoléon-Ebert.
« Spartakus vaincu ! »
Oui ! Les ouvriers révolutionnaires de Berlin ont été vaincus ! Oui ! Abattus des centaines des meilleurs d’entre eux ! Oui ! jetés au cachot des centaines parmi les plus fidèles !
Oui ! Ils ont été vaincus ! Car ils ont été abandonnés par les marins, les soldats, les gardes de sécurité, par l’armée populaire, sur l’aide desquels ils avaient compté. Et leurs forces ont été paralysées par l’indécision et la pusillanimité de leurs chefs. Et l’immense flot bourbeux contre-révolutionnaire des éléments arriérés du peuple et des classes possédantes les a submergés.
Oui, ils ont été vaincus ! Et c’était une nécessité historique qu’ils le fussent. Car le temps n’était pas encore venu. Et pourtant la lutte était inévitable. Car livrer sans combat aux Eugen Ernst et Hirsch la préfecture de police, ce palladium de la révolution, eût été une défaite déshonorante. La lutte avait été imposée au prolétariat par la bande d’Ebert, et les masses berlinoises furent emportées par-delà tous les doutes et les hésitations.
Oui, les ouvriers révolutionnaires de Berlin ont été vaincus.
Et les Ebert-Scheidemann-Noske ont remporté la victoire. Ils l’ont remportée parce que les généraux, la bureaucratie, les junkers de la campagne et de l’industrie, la curés et les sacs d’argent, et tout ce qui est étroit, mesquin et arriéré, les ont aidés. Et ils l’ont remporté pour eux avec des obus, des bombes à gaz et des lance-mines.
Mais il est des défaites qui sont des victoires et des victoires plus fatales que des défaites.
Les vaincus de la semaine sanglante de janvier se sont battus glorieusement, ils se sont battus pour quelque chose de grand, pour le but le plus noble de l’humanité souffrante, pour la libération matérielle et spirituelle des masses pauvres ; pour des buts sacrés, ils ont versé leur sang, qui a été ainsi sanctifié. Et de chaque goutte de ce sang, cette semence de dragon pour les vainqueurs d’aujourd’hui, des vengeurs naîtront pour ceux qui sont tombés ; de chaque fibre brisée de nouveaux combattants de la grande cause, éternelle et impérissable comme le firmament.
Les vaincus d’aujourd’hui seront les vainqueurs de demain. Car la défaite est leur enseignement. Le prolétariat allemand manque encore de traditions et d’expérience révolutionnaires, et ce n’est que par des tâtonnements, des erreurs juvéniles, des échecs douloureux, qu’on peut acquérir l’expérience qui garantit le succès futur.
Pour les forces vivantes de la révolution sociale, dont la croissance ininterrompue est la loi du développement social, une défaite constitue un stimulant. Et c’est par les défaites que leur chemin conduit vers la victoire. Mais les vainqueurs d’aujourd’hui ?
C’est pour une cause scélérate qu’ils ont accompli leur besogne scélérate. Pour les puissances du passé, pour les ennemis mortels du prolétariat.
Et ils sont dès aujourd’hui vaincus ! Car ils sont dès aujourd’hui les prisonniers de ceux qu’ils pensaient pouvoir utiliser comme leurs instruments et dont ils ont toujours été en fait les instruments.
Ils donnent encore leur nom à la firme, mais il ne leur reste qu’un court délai de grâce.
Déjà ils sont au pilori de l’histoire. Jamais il n’y eut au monde de tels Judas : non seulement ils ont trahi ce qu’ils avaient de plus sacré, mais de leurs propres mains ils ont aussi enfoncé les clous dans la croix. De même qu’en août 1914 la social-démocratie officielle allemande est tombée plus bas que n’importe quelle autre, de même aujourd’hui, à l’aube de la révolution sociale, elle reste le modèle qui fait horreur.
La bourgeoisie française a dû prendre dans ses propres rangs les bourreaux de juin 1848 et ceux de mai 1871. La bourgeoisie allemande n’a pas besoin de faire elle-même le travail : ce sont des « sociaux-démocrates » qui accomplissent la sale besogne, lâche et méprisable. Son Cavaignac, son Gallifet, c’est Noske, l’ « ouvrier allemand ».
Des sonneries de cloche ont appelé au massacre ; de la musique, des agitations de mouchoirs, des cris de victoire des capitalistes sauvés de l’ « horreur bolchéviste » ont fêté la soldatesque. La poudre est encore fumante, l’incendie du massacre des ouvriers brûle encore, les prolétaires assassinés gisent à terre, les blessés gémissent encore, et, gonflé de fierté de leur victoire, ils passent en revue les troupes d’assassins, les Ebert, Scheidemann et Noske.
Semence de dragon !
Déjà le prolétariat mondial se détourne d’eux avec horreur, eux qui osent tendre à l’Internationale leurs mains encore fumantes du sang des ouvriers allemands ! Ils sont rejetés avec répulsion et mépris même par ceux qui, dans la furie de la guerre mondiale, avaient trahi les devoirs du socialisme. Salis, exclus des rangs de l’humanité civilisée, chassé de l’Internationale, honnis et maudits par tous les ouvriers révolutionnaires, ainsi se présentent-ils devant le monde.
Et l’Allemagne tout entière est précipitée par eux dans la honte. Des traîtres à leurs frères, des fratricides, gouvernent aujourd’hui le peuple allemand. « Vite, mon calepin, que je note... »
Oh, leur magnificence ne durera pas longtemps ; un court délai de grâce, et ils seront jugés.
La révolution du prolétariat, qu’ils ont cru noyer dans le sang, elle renaîtra, gigantesque, et son premier mot d’ordre sera : A bas les assassins d’ouvriers Ebert-Scheidemann-Noske !
Les battus d’aujourd’hui ont retenu l’enseignement : ils sont guéris de l’illusion qu’ils pouvaient trouver leur salut dans l’aide des masses confuses de soldats, qu’ils pouvaient s’en remettre à des chefs qui se sont révélés faibles et incapables, guéris de leur croyance en la social-démocratie indépendante, qui les a honteusement abandonnés. C’est en ne comptant que sur eux-mêmes qu’ils vont mener les batailles à venir, qu’ils obtiendront leurs victoires futures. Et la phrase fameuse :
« L’émancipation de la classe ouvrière ne peut être que l’oeuvre de la classe ouvrière elle-même », a acquis pour eux, du fait de la leçon amère de cette semaine, une nouvelle signification profonde.
De même, les soldats qui ont été trompés comprendront bientôt quel jeu on leur a fait jouer quand ils sentiront à nouveau sur eux le knout du militarisme remis en selle ; eux aussi sortiront de l’ivresse où ils sont plongés aujourd’hui.
« Spartakus vaincu ! »
Doucement ! Nous n’avons pas fui, nous ne sommes pas battus ! Et même si vous nous enchaînez, nous sommes là et nous restons là ! Et la victoire sera nôtre !
Car Spartakus, cela signifie : feu et flamme, cela signifie : coeur et âme, cela signifie volonté et action de la révolution du prolétariat. Et Spartakus - cela signifie détresse et aspiration au bonheur, volonté de mener la lutte du prolétariat conscient. Car Spartakus, cela signifie socialisme et révolution mondiale.
La marche au Golgotha de la classe ouvrière allemande n’est pas encore terminée, mais le jour de la rédemption approche ; le jour du Jugement pour les Ebert-Scheidemann-Noske et pour les dirigeants capitalistes qui aujourd’hui se cachent encore derrière eux. Haut jusqu’au ciel battent les flots des événements ; nous sommes habitués à être précipités du sommet jusque dans les profondeurs. Mais notre vaisseau poursuit fermement et fièrement sa route droite - jusqu’au but.
Et que nous vivions encore quand il sera atteint - notre programme, lui, vivra ; il dominera le monde de l’humanité libérée. Malgré tout !
Sous le grondement de l’effondrement économique qui s’approche, l’armée encore sommeillante des prolétaires se réveillera comme au son des trompettes du Jugement dernier, et les corps des combattants assassinés ressusciteront et exigeront des comptes de leurs bourreaux. Aujourd’hui encore le grondement souterrain du volcan ; demain il fera éruption et ensevelira les bourreaux sous ses cendres brûlantes et ses flots de lave incandescente.
Karl Liebknecht
Rote Fahne, 15. Januar 1919.
Karl Liebknecht, Ausgewählte Reden und Aufsätze, Berlin 1952, S.505-520.
HTML-Markierung: Einde O’Callaghan für das Marxists’ Internet Archive.
Generalsturm auf Spartakus! „Nieder mit den Spartakisten!“ heult es durch die Gassen. „Packt sie, peitscht sie, stecht sie, schießt sie, spießt sie, trampelt sie nieder, reißt sie in Fetzen!“ Greuel werden verübt, die jene belgischen Greuel deutscher Truppenin den Schatten stellen.
„Spartakus niedergerungen!“ jubiliert es von Post bis Vorwärts.
„Spartakus niedergerungen!“ Und die Säbel, Revolver und Karabiner der wiederhergestellten altgermanischen Polizei und die Entwaffnung der revolutionären Arbeiter werden seine Niederlage besiegeln. „Spartakus niedergerungen!“ Unter den Bajonetten des Oberst Reinhardt, unter den Maschinengewehren und Kanonen des Generals Lüttwitz sollen die Wahlen zur Nationalversammlung vollzogen werden – ein Plebiszit für Napoleon-Ebert.
„Spartakus niedergerungen!“
Jawohl! Geschlagen wurden die revolutionären Arbeiter Berlins! Jawohl! Niedergemetzelt an die hundert ihrer Besten! Jawohl! In Kerker geworfen viele Hunderte ihrer Getreuesten!
Jawohl! Sie wurden geschlagen. Denn sie wurden verlassen von den Matrosen, von den Soldaten, von den Sicherheitsmannschaften, von der Volkswehr, auf deren Hilfe sie fest gebaut hatten. Und ihre Kraft wurde gelähmt durch Unentschlossenheit und Schwäche ihrer Leitung. Und die ungeheure gegenrevolutionäre Schlammflut aus den zurückgebliebenen Volksteilen und den besitzenden Klassen ersäufte sie.
Jawohl, sie wurden geschlagen. Und es war historisches Gebot, daß sie geschlagen wurden. Denn die Zeit war noch nicht reif. Und dennoch – der Kampf war unvermeidlich. Denn das Polizeipräsidium, dieses Palladium der Revolution, den Eugen Ernst und Hirsch kampflos preisgeben, wäre ehrlose Niederlage gewesen. Der Kampf war dem Proletariat aufgezwungen von der Ebert-Bande; und elementar brauste er aus den Berliner Massen hervor – über alle Zweifel und Bedenken hinweg.
Jawohl! Die revolutionären Arbeiter Berlins wurden geschlagen!
Und die Ebert-Scheidemann-Noske haben gesiegt. Sie haben gesiegt, denn die Generalität, die Bürokratie, die Junker von Schlot und Kraut, die Pfaffen und die Geldsäcke und alles, was engbrüstig, beschränkt, rückständig ist, stand bei ihnen. Und siegte für sie mit Kartätschen, Gasbomben und Minenwerfern.
Aber es gibt Niederlagen, die Siege sind; und Siege, verhängnisvoller als Niederlagen.
Die Besiegten der blutigen Januarwoche, sie haben ruhmvoll bestanden; sie haben um Großes gestritten, ums edelste Ziel der leidenden Menschheit, um geistige und materielle Erlösung der darbenden Massen; sie haben um Heiliges Blut vergossen, das so geheiligt wurde. Und aus jedem Tropfen dieses Bluts, dieser Drachensaat für die Sieger von heute, werden den Gefallenen Rächer erstehen, aus jeder zerfetzten Fiber neue Kämpfer der hohen Sache, die ewig ist und unvergänglich wie das Firmament.
Die Geschlagenen von heute werden die Sieger von morgen sein. Denn die Niederlage ist ihre Lehre. Noch entbehrt ja das deutsche Proletariat der revolutionären Überlieferung und Erfahrung. Und nicht anders als in tastenden Versuchen, in jugendhaften Irrtümern, in schmerzlichen Rückschlägen und Mißerfolgen kann es die praktische Schulung gewinnen, die den künftigen Erfolg gewährleistet.
Für die lebendigen Urkräfte der sozialen Revolution, deren unaufhaltsames Wachstum das Naturgesetz der Gesellschaftsentwicklung ist, bedeutet Niederlage Aufpeitschung. Und über Niederlage und Niederlage führt ihr Weg zum Siege.
Die Sieger aber von heute?
Für eine ruchlose Sache verrichteten sie ihre ruchlose Blutarbeit. Für die Mächte der Vergangenheit, für die Todfeinde des Proletariats.
Und sie sind schon heute unterlegen! Denn sie sind schon heute die Gefangenen derer, die sie als ihre Werkzeuge zu gebrauchen dachten und deren Werkzeuge sie seit je waren.
Noch geben sie der Firma den Namen. Aber nur eine kurze Galgenfrist bleibt ihnen.
Schon stehen sie am Pranger der Geschichte. Nie waren solche Judasse in der Welt wie sie, die nicht nur ihr Heiligstes verrieten, sondern auch mit eigenen Händen ans Kreuz schlagen. Wie die offizielle deutsche Sozialdemokratie im August 1914 tiefer sank als jede andere, so bietet sie jetzt, beim Morgengrauen der sozialen Revolution, das abscheuerregendste Bild.
Die französische Bourgeoisie mußte die Junischlächter von 1848 und die Maischlächter von l871 aus ihren eigenen Reihen nehmen. Die deutsche Bourgeoisie braucht sich nicht selbst zu bemühen – „Sozialdemokraten“ vollführen das schmutzig-verächtliche, das blutig-feige Werk; ihr Cavaignac, ihr Gallifet heißt Noske, der „deutsche Arbeiter“.
Glockengeläute rief zur Schlächterei, Musik und Tücherschwenken, Siegesjubel der vom „bolschewistischen Schrecken“ geretteten Kapitalisten feiert die rettende Soldateska. Noch raucht das Pulver, noch schwelt der Brand des Arbeitermordes, noch liegen die getöteten, noch stöhnen die verwundeten Proletarier, da halten sie Parade über die Mördertruppen, aufgebläht im Siegerstolze, die Ebert, Scheideman und Noske.
Drachensaat!
Schon wendet sich das Proletariat der Welt schaudernd von ihnen. die es wagen, ihre vom Blut der deutschen Arbeiter dampfenden Hände der Internationale entgegenzustrecken! Mit Abscheu und Verachtung werden sie sogar von denen zurückgestoßen, die im Toben des Weltkrieges selbst die Pflichten des Sozialismus preisgegeben hatten. Beschmutzt, ausgestoßen aus den Reihen der anständigen Menschheit, hinausgepeitscht aus der Internationale, gehaßt und verflucht von jedem revolutionären Proletarier, so stehen sie vor der Welt.
Und ganz Deutschland ist durch sie in Schande gestürzt. Bruderverräter regieren das deutsche Volk, Brudermörder. „Schreibtafel her, ich muß es schreiben.“ —
Oh, ihre Herrlichkeit kann nicht lange währen; eine Galgenfrist, und sie werden gerichtet sein.
Feuerbrände schleudern ihre Thesen in Millionen Herzen, Feuerbrände der Empörung.
Die Revolution des Proletariats, die sie im Blute zu ersäufen dachten, sie wird sich über sie erheben, riesengroß. Ihr erstes Wort wird sein: Nieder mit den Arbeitermördern Ebert-Scheidemann-Noske!
Die Geschlagenen von heute, sie haben gelernt. Sie sind geheilt vom Wahne, ihr Heil in der Hilfe verworrener Truppenmassen finden zu können; geheilt vom Wahne, sich auf Führer verlassen zu können, die sich kraftlos und unfähig erwiesen; geheilt vom Glauben an die unabhängige Sozialdemokratie, die sie schnöde im Stich ließ. Nur auf sich selbst gestellt, werden sie ihre künftigen Schlachten schlagen, ihre künftigen Siege erfechten. Und das Wort, daß die Befreiung der Arbeiterklasse nur das eigene Werk der Arbeiterklasse selbst sein kann, es hat durch die bittere Lehre dieser Woche eine neue, tiefere Bedeutung für sie gewonnen.
Und auch jene irregeleiteten Soldaten werden bald genug erkennen, welches Spiel mit ihnen getrieben wird, wenn sie die Knute des wiederhergestellten Militarismus von neuem über sich fühlen; auch sie werden erwachen aus dem Rausch, der sie heute umfängt.
„Spartakus niedergerungen!“ O gemach! Wir sind nicht geflohen, wir sind nicht geschlagen. Und wenn sie uns in Bande werfen – wir sind da, und wir bleiben da! Und der Sieg wird unser sein.
Denn Spartakus – das heißt Feuer und Geist, das heißt Seele und Herz, das heißt Wille und Tat der Revolution des Proletariats. Und Spartakus – das heißt alle Not und Glückssehnsucht, alle Kampfentschlossenheit des klassenbewußten Proletariats. Denn Spartakus, das heißt Sozialismus und Weltrevolution.<</P>
Noch ist der Golgathaweg der deutschen Arbeiterklasse nicht beendet – aber der Tag der Erlösung naht. Der Tag des Gerichts für die Ebert-Scheidemann-Noske und für die kapitalistischen Machthaber, die sich noch heute hinter ihnen verstecken. Himmelhoch schlagen die Wogen der Ereignisse – wir sind es gewohnt, vom Gipfel in die Tiefe geschleudert zu werden. Aber unser Schiff zieht seinen geraden Kurs fest und stolz dahin bis zum Ziel.
Und ob wir dann noch leben werden, wenn es erreicht wird – leben wird unser Programm; es wird die Welt der erlösten Menschheit beherrschen. Trotz alledem!
Unter dem Dröhnen des herangrollenden wirtschaftlichen Zusammenbruchs werden die noch schlafenden Scharen der Proletarier erwachen wie von den Posaunen des Jüngsten Gerichts, und die Leichen der hingemordeten Kämpfer werden auferstehen und Rechenschaft heischen von den Fluchbeladenen. Heute noch das unterirdische Grollen des Vulkans – morgen wird er ausbrechen und sie alle in glühender Asche und Lavaströmen begraben. [1]
1. Der letzte Absatz ist nicht im Text in Ausgewählte Reden, Briefe und Absätze, Berlin 1952, S.530.
commenter cet article …
1. Les textes de Rosa Luxemburg durant la révolution de novembre
https://www.marxists.org/francais/luxembur/spartakus/programme.htm Camarades ! La raison pour laquelle nous entreprenons aujourd'hui de discuter et d'adopter notre programme, ne se limite pas au fait purement formel que nous nous sommes constitués hier...
· Rosa Luxemburg. Que Veut la Ligue Spartakiste ?, Die rote Fahne, 14 décembre 1918. (31/12/2018)
Le texte qu'on va lire a été publié pour la première fois dans le journal spartakiste Die rote Fahne, en date du 14 décembre 1918. Rosa Luxemburg l'avait rédigé à un moment où les spartakistes faisaient encore partie du parti social-démocrate indépendant...
· Rosa Luxemburg. La socialisation de la société, 4 décembre 1918. "Mais nous y arriverons, jeunes amis, pas vrai? Nous y arriverons !" (30/12/2018)
Citation "Tout un vieux monde pourri doit être anéanti et un tout nouveau monde doit être construit. Mais nous y arriverons, jeunes amis, pas vrai? Nous y arriverons ! " Paru le 4 décembre 1918 dans le numéro 2 de Die junge Garde. Source de la traduction...
Arbeiter- und Soldatenrâthe Reproduit d'après la brochure : « Supplément à "La Vérité", 1er février 1959 » A lire sur le site www.marxists.org JEUDI dernier s'est tenu à Berlin, dans l'immeuble du Reichstag, une session du Conseil des Soldats. Cette session...
Le joli petit plan pour une révolution allemande bien gentille, « conforme à la Constitution », qui conserve « ordre et tranquillité », et qui considère comme sa tâche première et urgente la protection de la propriété privée capitaliste, ce petit plan...
· Rosa Luxemburg. "L'assemblée nationale", « Die Rote Fahne », 20 novembre 1918. Un texte majeur. (30/12/2018)
Alors que la révolution prend son essor, Rosa Luxemburg prend position sur un point majeur qui se pose à chaque moment révolutionnaire : l'élection d'une assemblée nationale. "Mais la question de l'Assemblée Nationale n'est pas une question d'opportunité,...
· Rosa Luxemburg. Das alte Spiel Artikel, « Die Rote Fahne », vom 18. November 1918 (30/12/2018)
LUXEMBURG Rosa (1918) : Das alte Spiel Artikel, « Die Rote Fahne » vom 18. November 1918 http://www.collectif-smolny.org/article.php3?id_article=936 Liebknecht hat in Spandau 200 Offiziere ermordet. Liebknecht ist in Spandau ermordet worden. Die Spartakusleute...
· Rosa Luxemburg. Un devoir d’honneur : Rosa Luxemburg contre la peine de mort. In Die Rote Fahne, 18 novembre 1918. (30/12/2018)
Rosa Luxemburg vient de sortir de prison, le 5 novembre. Les conseils se constituent. Rosa Luxemburg écrit dans le journal que le courant spartakiste commence à publier, ce magnifique texte : Le devoir de mémoire, et exige l'amélioration du sort des détenus..
comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com
12.01.2011
La maison d'édition Dirk Nishen avait repris en 1984 un ensemble de photographies de Willy Römer sur la révolution spartakiste.
Il s'agit d'un ensemble de photographies réalisées entre le 5 et le 12 janvier 1919 (la dernière photographie représentant les familles faisant la queue pour retrouver leurs disparus est datée seulement de janvier 1919 sans précision de jour) dans le PressevIertel (quartier de la presse).
C'est un témoignage inestimable sur l'importance de la révolution spartakiste.
L'ouvrage se termine par un aperçu des événements qui ont marqué janvier 1919 et la révolution allemande.
Ils éclairent le contexte qui aboutit à l'assassinat de Rosa Luxemburg, à celui de Liebknecht, à la mort de centaines de révolutionnaires et à l'écrasement d'une tentative révolutionnaire exemplaire, qui rappelle par de nombreux aspects l'écrasement de la Commune.
Ecrasement cependant dû cette fois à la social-démocratie et à son appui sur les forces militaires les plus réactionnaires.
Willy Römer
Né en 1987 à Berlin, fils d'un artisan tailleur, il a fait son apprentissage dans la toute première agence de presse allemande. Mobilisé, il resta sous les drapeaux de 1915 à 1918 en Russie, Pologne et en Flandres. Démobilisé en novembre 1918, il reprend l'entreprise "Photothek": c'est à cette époque qu'il réalise ses photographies sur la révolution à Berlin en janvier 1919.
(D'après wikipedia)
Eléments chronologiques repris du texte accompagnant les photographies.
Les combats de janvier 1919 commencent tout d'abord par un conflit entre les dirigeants du SPD et ceux de l'USPD et des Spartakistes suite au renvoi par Ebert du responsable de la police à Berlin, Eichhorn.
. L'appel à la manifestation, le 5 janvier, rassemble une foule énorme et armée.
Manifestation. Le 5 janvier 1919
. Sans que cela soit organisé et planifié, les combats s'engagent alors l'après-midi même. Des groupes armés de soldats et d'ouvriers occupent les gares et les journaux.
Occupation du quartier de la presse par les ouvriers et soldats
. La principale cible fut le journal Vorwärts, dont la rédaction avait été chassée par les militaires et qui ne fut pas remise en place après la défaite par le SPD (Karl etslaw).
. Après trois jours, les combats s'atténuèrent et une manifestation regroupa des ouvriers demandant leur arrêt et la fin de la guerre civile.
. C'est à ce moment-là que le SPD fit appel à l'armée impériale, constituée pour partie de régiments et pour partie de corps francs. Les combats durèrent du 9 au 12 janvier. Le combat était inégal entre les révolutionnaires armés de fusils, de mitrailleuses et de grenades et l'armée avec ses tanks et canons.
. Le 11, les locaux de Vorwärts furent repris par l'armée, il y eut environ 120 morts et 300 prisonniers.
L'assaut des troupes contre le l'immeuble occupée du Vorwärts. 11 janvier 1919
. Les autres rédactions tombèrent ensuite, puis le Polizeipräsidium (la préfecture de police). S'ensuivirent des tortures exercées contre les prisonniers et des exécutions sommaires ...
Des familles font la queue à la recherche de proches disparus. Janvier 1919
A la lumière de ces quelques indications, ne comprend-on pas clairement dans quelles circonstances eurent lieu les assassinats de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht et la responsabilité manifeste et incontestable du SPD? Qui préféra cet écrasement et ces assassinats à la possibilité d'une société différente.
commenter cet article …
Die Ausstellung Phantom, in der Galeria Studio in Warschau, ist die erste Auflage von Rara Kamińskas Projekt zu Rosa Luxemburg, Phantom Monument. Als weitere Ausstellungsorte folgen Zamość (Synagoge / Stiftung zum Schutz des jüdischen Erbes), Zürich (Kunst im öffentlichen Raum) und Berlin (Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz). In diesen vier Städten lebte und arbeitete Rosa Luxemburg (1871– 1919). Die große Sozialdemokratin wurde in der Nacht vom 15. auf den 16. Januar 1919 in Berlin heimtückisch ermordet, und ihre Leiche warf man in den Landwehrkanal. Der Tod entpuppte sich erst Monate später als Mordfall, und der Hintermann der Ermordung, Generalstaboffizier einer Freikorps-Division Waldemar Pabst, wurde nie vor Gericht gestellt. An ihrer symbolischen Bestattung nahmen 150 Tausend Menschen teil.
Heute werden in Polen Gedenktafeln für Rosa Luxemburg, von Wänden gerissen oder beschädigt, und ihr Geburtshaus in Zamość ist verwahrlost. Ein 2016 verabschiedetes Gesetz, beschleunigte den in den 90er-Jahren begonnenen Prozess der Auslöschung von Ereignissen und Figuren der Arbeiterbewegung aus dem kollektiven Gedächtnis. In der Innenstadt Berlins sind einer der zentralen Plätze und eine Straße nach ihr benannt, und im Jahr 2006 wurde dort, das vom Künstler Hans Haacke entworfene Denkzeichen Rosa Luxemburg gebaut. Nach der Machtergreifung der Nationalsozialisten in Deutschland, sollte die Erinnerung an Aktivisten der kommunistischen und sozialistischen Linken getilgt werden. Hitler ließ das Revolutionsdenkmal für Rosa Luxemburg, den mit ihr ermordeten Karl Liebknecht und andere Revolutionäre, das 1926 nach Entwürfen von Mies van der Rohe auf dem Zentralfriedhof in Friedrichsfelde erbaut wurde, abreißen. Im Einflussgebiet der Sowjetunion erging es Luxemburg nicht viel besser. Wegen ihrer Auseinandersetzungen mit Lenin, galt sie als umstrittene Persönlichkeit.
Die Aktivistin der deutschen und polnischen Sozialdemokratie Luxemburg, kehrt in der Ausstellung von Rara Kamińska zurück nach Warschau, wo sie in der Złota-Straße 16 lebte. Heute liegt hier eine Brache, die aus den Fenstern der Galeria Studio zu sehen ist. Die Struktur der Arbeiten ist vom Herbarium der Aktivistin inspiriert. Dort sammelte sie Unkräuter aus Mauern und Höfen der Gefängnisse, in denen sie von 1913 bis 1918 inhaftiert war. Luxemburg studierte in Zürich Botanik, bevor sie zu Volkswirtschaftslehre und Politik wechselte. Kamińskas Projekt thematisiert unerfüllte, feministische und pazifistische Forderungen, Wünsche und Ängste – ob politisch, privat, sozial oder wirtschaftlich – die sie in ihren Schriften erhob und die bis heute aktuell sind.
Ausgestellt sind Reliefs, geflochten aus aktuellen Warschauer und Berliner Zeitungen, Betonskulpturen, eine Installation aus herausgerissenen Bürgersteigen und Straßenpflastern, die aus dem Rosa-Luxemburg-Platz in Berlin stammen, sowie ein Archivbereich und ein Fotoprojekt gewidmet Luxemburgs Geburtshaus in der Kościuszko-Straße (ehem. Garten-Straße) in Zamość. Am Tag der Eröffnung, zum 100. Todestag von Rosa Luxemburg, wird eine Performance aufgeführt werden, in dem ein, in 1962 veröffentlichtes Interview, mit dem Hintermann ihrer Ermordung vorgelesen werden wird.
Rara (Renata) Kamińska:
Geboren in Hrubieszów, in Zamość aufgewachsen. Sie absolvierte die Kunstakademie HGB in Leipzig und die Maria-Curie-Skłodowska-Universität in Lublin. Ihre Werke wurden u.a. in der Gallery Monique Goldstrom in New York, als Gast im Luxemburger Pavillon auf der 55. Biennale in Venedig, in der Galerie Chert in Berlin und auf der Biennale für Kunst im öffentlichen Raum AURORA in Dallas ausgestellt. In den letzten Jahren entwickelte sie das interdisziplinäre und ephemere Projekt BEL ETAGE.
Partner:
Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz, Berlin Kunst im öffentlichen Raum, Zürich Synagoge in Zamość / Stiftung zum Schutz des jüdischen Erbes, Zamość
09.02.2019 - 00 h 45 Kowalski & Schmidt Deutsch-polnisches Journal | rbb Fernsehen
Themen :
- Berlinale-Talent aus Polen
- Interview mit dem Fotografen Raf Gaweda
- Missbrauch in der katholischen Kirche
- Obdachlose zurück in Polen
- Die ungewollte Rosa : Adriana Rozwadowska von der Gazeta Wyborcza zur Auslöschung des Andenkens an Rosa Luxemburg und anderen kommunistischen Helden aus dem polnischen Stadtbild!Moderation: Martin Adam
- Berlinale Talent aus Polen
- Interview mit dem Fotografen Raf Gaweda
- Die ungewollte Rosa
Rosa Luxemburg ist eine der bekanntesten Polinnen der Welt. Ihre Heimat will die Erinnerung an sie löschen. Protest kommt auch aus Berlin.
- Der Kommentar aus Polen
Adriana Rozwadowska von der Gazeta Wyborcza zur Auslöschung des Andenkens an Rosa Luxemburg und anderen kommunistischen Helden aus dem polnischen Stadtbild!
- Obdachlose zurück in Polen
Der Verein Barka hilft obdachlosen Polen in Berlin, in ihrer Heimat wieder Fuß zu fassen. Wohngemeinschaften, Therapieplätze und berufliche Angebote stehen bereit.
- Missbrauch in der katholischen Kirche
Die Ausstellung Phantom, in der Galeria Studio in Warschau, ist die erste Auflage von Rara Kamińskas Projekt zu Rosa Luxemburg, Phantom Monument. Als weitere Ausstellungsorte folgen Zamość (Synagoge / Stiftung zum Schutz des jüdischen Erbes), Zürich (Kunst im öffentlichen Raum) und Berlin (Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz). In diesen vier Städten lebte und arbeitete Rosa Luxemburg (1871– 1919). Die große Sozialdemokratin wurde in der Nacht vom 15. auf den 16. Januar 1919 in Berlin heimtückisch ermordet, und ihre Leiche warf man in den Landwehrkanal. Der Tod entpuppte sich erst Monate später als Mordfall, und der Hintermann der Ermordung, Generalstaboffizier einer Freikorps-Division Waldemar Pabst, wurde nie vor Gericht gestellt. An ihrer symbolischen Bestattung nahmen 150 Tausend Menschen teil.
Heute werden in Polen Gedenktafeln für Rosa Luxemburg, von Wänden gerissen oder beschädigt, und ihr Geburtshaus in Zamość ist verwahrlost. Ein 2016 verabschiedetes Gesetz, beschleunigte den in den 90er-Jahren begonnenen Prozess der Auslöschung von Ereignissen und Figuren der Arbeiterbewegung aus dem kollektiven Gedächtnis. In der Innenstadt Berlins sind einer der zentralen Plätze und eine Straße nach ihr benannt, und im Jahr 2006 wurde dort, das vom Künstler Hans Haacke entworfene Denkzeichen Rosa Luxemburg gebaut. Nach der Machtergreifung der Nationalsozialisten in Deutschland, sollte die Erinnerung an Aktivisten der kommunistischen und sozialistischen Linken getilgt werden. Hitler ließ das Revolutionsdenkmal für Rosa Luxemburg, den mit ihr ermordeten Karl Liebknecht und andere Revolutionäre, das 1926 nach Entwürfen von Mies van der Rohe auf dem Zentralfriedhof in Friedrichsfelde erbaut wurde, abreißen. Im Einflussgebiet der Sowjetunion erging es Luxemburg nicht viel besser. Wegen ihrer Auseinandersetzungen mit Lenin, galt sie als umstrittene Persönlichkeit.
Die Aktivistin der deutschen und polnischen Sozialdemokratie Luxemburg, kehrt in der Ausstellung von Rara Kamińska zurück nach Warschau, wo sie in der Złota-Straße 16 lebte. Heute liegt hier eine Brache, die aus den Fenstern der Galeria Studio zu sehen ist. Die Struktur der Arbeiten ist vom Herbarium der Aktivistin inspiriert. Dort sammelte sie Unkräuter aus Mauern und Höfen der Gefängnisse, in denen sie von 1913 bis 1918 inhaftiert war. Luxemburg studierte in Zürich Botanik, bevor sie zu Volkswirtschaftslehre und Politik wechselte. Kamińskas Projekt thematisiert unerfüllte, feministische und pazifistische Forderungen, Wünsche und Ängste – ob politisch, privat, sozial oder wirtschaftlich – die sie in ihren Schriften erhob und die bis heute aktuell sind.
Ausgestellt sind Reliefs, geflochten aus aktuellen Warschauer und Berliner Zeitungen, Betonskulpturen, eine Installation aus herausgerissenen Bürgersteigen und Straßenpflastern, die aus dem Rosa-Luxemburg-Platz in Berlin stammen, sowie ein Archivbereich und ein Fotoprojekt gewidmet Luxemburgs Geburtshaus in der Kościuszko-Straße (ehem. Garten-Straße) in Zamość. Am Tag der Eröffnung, zum 100. Todestag von Rosa Luxemburg, wird eine Performance aufgeführt werden, in dem ein, in 1962 veröffentlichtes Interview, mit dem Hintermann ihrer Ermordung vorgelesen werden wird.
Rara (Renata) Kamińska:
Geboren in Hrubieszów, in Zamość aufgewachsen. Sie absolvierte die Kunstakademie HGB in Leipzig und die Maria-Curie-Skłodowska-Universität in Lublin. Ihre Werke wurden u.a. in der Gallery Monique Goldstrom in New York, als Gast im Luxemburger Pavillon auf der 55. Biennale in Venedig, in der Galerie Chert in Berlin und auf der Biennale für Kunst im öffentlichen Raum AURORA in Dallas ausgestellt. In den letzten Jahren entwickelte sie das interdisziplinäre und ephemere Projekt BEL ETAGE.
Partner:
Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz, Berlin Kunst im öffentlichen Raum, Zürich Synagoge in Zamość / Stiftung zum Schutz des jüdischen Erbes, Zamość
Rara Kamińska
Phantom
The exhibition Phantom at Galeria Studio in Warsaw is the first presentation of Rara Kamińska’s project Phantom Monument devoted to Rosa Luxemburg. Further iterations will be shown in Zamość (Synagogue / Foundation for the Preservation of Jewish Heritage in Poland), Zurich (Kunst im öffentlichen Raum) and Berlin (Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz). These four cities are where Rosa Luxemburg (1871–1919) lived and worked. The famous Marxist and social democratic activist was murdered treacherously on the night between January 15 and 16, 1919, in Berlin; her body was flung into a canal. The murder came to light many months later and the man who ordered the execution, Waldemar Pabst, a commander of the paramilitary formation Freikorps unit, never went on trial. Luxemburg’s symbolic funeral ceremony attracted 150 thousand people.
Memorial plaques that commemorate Luxemburg in Poland are nowadays hacked off or destroyed, while the house in which she was born in Zamość is devastated. A law passed in 2016 has accelerated the process, initiated in the 1990s, of erasing events and figures related to workers’ movement from collective memory. In Berlin, one of the main squares and a street bear Luxemburg’s name; in 2006 it became the site of Hans Haacke’s project Memorial Rosa Luxemburg. In Germany, after the Nazis came to power, the memory of activists of the communist and socialist left was supposed to be obliterated. Hitler ordered to demolish the monument devoted to Luxemburg, Karl Liebknecht, and to other revolutionaries, raised in 1926 by Mies van der Rohe at the cemetery in the district of Lichtenberg. Luxemburg fared no better in the Soviet zone of influence. As Lenin’s opponent, she was regarded as a controversial figure.
Luxemburg, active member of the Social Democraties Parties in Poland and in Germany, returns in Rara Kamińska’s exhibition to the place she lived in Warsaw, in 16 Złota St., which is today an empty lot visible from the windows of Galeria Studio. The structure of Kamińska’s works draws inspiration from the activist’s herbarium containing weeds growing on the walls and yards of prisons in which she was incarcerated between 1913 and 1918. Luxemburg studied botany in Zurich, which she abandoned for economics and politics. Kamińska’s project addresses feminist and pacifistic postulates, desires and fears – political, private, social and economic – present in Luxemburg’s writings.
The exhibition features reliefs woven of current editions of German and Polish newspapers, an installation made of fragments of hacked off pavements of Berlin’s Rosa Luxemburg Platz, an archival section, as well as a photographic project devoted to Luxemburg’s house in Zamość. The exhibition opening on the 100th anniversary of Luxemburg’s death features a performance that consists in reading out an interview with Pabst, published in 1962.
Rara (Renata) Kamińska:
Born in Hrubieszów, grew up in Zamość. Graduate of the Academy of Fine Arts in Leipzig and the Maria Curie-Skłodowska University in Lublin. Her works have been exhibited at Gallery Monique Goldstrom in New York, within a guest participation at the Luxembourg Pavilion at the 55th International Art Exhibition in Venice, Galerie Chert in Berlin and the AURORA biennial of art in public space in Dallas. In the recent years Kamińska has run her interdisciplinary and ephemeral project BEL ETAGE.
Partners:
Kunstverein am Rosa-Luxemburg-Platz, Berlin Kunst im öffentlichen Raum, Zurich Synagogue in Zamość / Foundation for the Preservation of Jewish Heritage in Poland, Zamość
Beaucoup de médias ont évoqué Rosa Luxemburg et il conviendra d'étudier ce qu'ils ont voulu faire passer comme image.
Le blog choisit d'évoquer ici un article de la presse polonaise, en rappelant qu'à Zamocz, ville natale de Rosa Luxemburg, représentée sur ce montage, on a fait enlever la plaque sur sa maison natale..
On lui doit les meilleures pages de notre histoire
Gazeta Wyborcza exhorte à ne pas oublier Rosa Luxemburg et la brutalité de l'extrême-droite :
«Aucun des coupables du supplice de Rosa Luxemburg n'a été condamné. Ils faisaient tous partie de corps francs, autrement dit de formations nationalistes paramilitaires ayant pour but de combattre la gauche. Beaucoup de membres des corps francs sont devenus nazis par la suite, et ont intégré des troupes qui ont combattu en Pologne, notamment dans la répression des insurrections de Silésie, tel le SS Erich von dem Bach, ou pendant l'Insurrection de Varsovie. Rosa, qui fut une de leur première victime, est aujourd'hui tombée dans l'oubli, dans les tumultes de la colère d'extrême droite. Ayez une pensée pour elle. C'est elle qui a écrit les meilleurs pages de notre histoire.»














/image%2F1507914%2F20190210%2Fob_98a4d0_rara-kaminska-square-root-ofon-rosa-lu.jpg)
/image%2F1507914%2F20190210%2Fob_64ea26_rara-zaminska-1.jpg)



