Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

Rechercher

Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 13:27

Voir ce documentaire, c'est se demander quelle brisance peut avoir l'action et la pensée même de Rosa Luxemburg pour avoir été ainsi interdit de diffusion. Il constitue aujourd'hui le témoignage visuel le plus achevé sur la pensée, l'action, la vie de Rosa Luxemburg

Une écriture cinématographique et littéraire d'exception

Mais c'est aussi rester admirative/tif pour la qualité d'un documentaire joignant les analyses de fond (on n'est pas obligé de toutes les partager, elles sont significatives de la période), à un scénario et à une écriture cinématographique et littéraire d'exception.

La lecture des textes

La lecture des textes par Françoise Brion redonne toute la force et la sensibilité de la pensée et de l'écriture de Rosa Luxemburg. Et ce devait être une des premières fois où l'on entendait ainsi par son intermédiaire la voix même de Rosa Luxemburg

Interventions

Les interventions des intellectuels spécialistes de Rosa Luxemburg, Iréne Petit et Gilbert Badia, les moments de discussion, la présence étonnante de Georges Hourdin arrivent en contre-point des textes rythment les étapes du documentaires(Réforme sociale ou révolution, Grève de masse, parti et syndicat, L'Accumulation, la Révolution russe).

On est bien loin du dernier documentaire d'Arte, qui trahit allègrement la pensée et l'action de Rosa Luxemburg par le choix des intervenants, les vérités assénées, et la mise au centre de la phrase tant aimée des réformistes sur la liberté en démocratie (transférée sur la démocratie bourgeois).

Berlin

Mais il y a une double construction dans ce documentaire, et la deuxième est le suivi dans le Berlin d'aujourd'hui du déroulement de la vie de Rosa Luxemburg. 

Notre patrimoine

Documentaire complet, il est le témoignage du travail de Marcel Blüwal. A tous ces titres, ce documentaire fait partie de notre patrimoine.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 19:04
Ecouter - Cent vies pour l'humanité - Rosa Luxemburg

"En ce moment, la Russie confirme une fois de plus cette vieille expérience historique : il n'est rien de plus invraisemblable, de plus impossible, de plus fantaisiste qu'une révolution une heure avant qu'elle n'éclate; il n'est rien de plus simple, de plus naturel et de plus évident qu'une révolution lorsqu'elle a livré sa première bataille et remporté sa première victoire." (Lire dans Ecrits politiques, petite collection maspero, 1969, chapitre 3, Problèmes russes. P. 24. Traduction Claudie Weill.) C'est par cette citation que débute la courte présentation de Rosa Luxemburg sur Mosaïk Radios. A écouter ici :
 

https://soundcloud.com/osaikadios/cent-vies-pour-lhumanite-rosa-luxemburg

L'originalité de sa pensée est qu'elle s'affirme comme attachée à l'orthodoxie marxiste. En cela, elle critique les options de Bernstein et Kautsky. Passionnément révolutionnaire, elle n'en est pas moins attachée à la perspective d'une authentique démocratie socialiste.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 12:01
Elle pourrait parler de la Commune ...

Elle pourrait parler de la Commune ...

http://www.loldf.org/spip.php?article932

 

" Elle porte en elle toutes les révolutions". C'est une phrase d'une des animatrices de l'émission "L'oreille loin du front", témoignant de la compréhension sensible et précise, que j'ai ressentie tout au long de l'émission. Je tiens à souligner la qualité des questions posées qui m'ont permis de développer pour les auditrices et les auditeurs passéEs et à venir ce qui me semble le plus essentiel pour aujourd'hui dans l'étude des écrits et de l'action de Rosa Luxemburg.

 

L'émission placée sous le signe de la révolution (prolétaire), nous avons commencé par la citation qui me semble toujours aussi essentielle sur les phénomènes révolutionnaires, où Rosa Luxemburg souligne le caractère imprévu, parfois étrange par lequel commencent les révolutions et auquel il convient de porter attention (elle parle là de la manifestation derrière un prêtre en janvier 1905 en Russie et fait le parallèle avec la marche des femmes  en 1789) :

"Rien n’est plus à même de libérer d’un seul coup d’un seul notre pensée des chaînes étouffantes des idées reçues  et à l’entraîner vers toutes les directions qu’une période révolutionnaire. L’histoire réelle, comme la nature créatrice, est bien plus étrange et plus riche dans ses inventions que le pédant qui classifie et systématise tout."  Le pèlerinage des prolétaires, 1905

 

Nous avons abordé ensuite en réponse aux questions :

. Des éléments biographiques qui éclairent son action - L'anticolonialisme (avec l'exemple de la Namibie) - Sa lutte contre le nationalisme et la guerre - Son rôle comme économiste - La centralité de la lutte prolétaire - Le Spartakisme -  La révolution de 1918/19 ...

 

Puis concernant la Commune :

. Présente dans ses discours et articles - Un moment essentiel dans l'histoire des révolutions - Un moment pivot entre révolution bourgeoise et révolution prolétaire - Les prolétaires chair à canons - La confiscation des révolutions, leur assassinat (les Semaines Sanglantes) - Le refus de la constituante de 1918 - Le fascisme ...

 

J'ai pu aussi rendre hommage à Gilbert Badia, souligner les dérives que l'on constate actuellement sur la présentation de Rosa Luxemburg (la pire à mes yeux d'autant que c'est sur un site libertaire qu'on la trouve : polonaise, allemande, juive tout ce par quoi elle ne se définit pas) - alerter sur le risque d'utilisation indécente de la correspondance (elle va être publiée intégralement, ce qui est important tant elle contient d'information sur sa pensée et son action, mais le film de Margarethe von Trotta montre l'indécence de l'utilisation des indications sur sa vie privée qui peut en être faite - et dont je me garde  depuis toujours -, et l'occultation voulue de ce fait de son action et de sa réflexion politique) - informer sur l'enregistrement par Sabrina Lorre d'extraits sur Rosa Luxemburg et la Commune, disponibles progressivement sur le net.

 

Merci à RFPP et aux animatrices de l'émission.

" Elle porte en elle toutes les révolutions". Ecouter Rosa Luxemburg et la Commune, une histoire de révolution ... pour aujourd'hui, sur RFPP, "L'oreille loin du front"

Présentation de l'émission sur le site de l'émission (les mots clefs sont déjà un signe)

 

 
 © Les oreilles loin du Front 

 

Rosa Luxemburg et la Commune, une histoire de révolution pour aujourd’hui
avec Dominique Villaeys-Poirré

 

Mots-clefs : anti-colonialisme - anticapitalisme - internationalisme - marxisme - révolution

 

Cette semaine, nous célébrons avec Dominique Villaeys-Poirré, une amie de Fréquence Paris Plurielle, le 150e anniversaire de la naissance de Rosa Luxemburg et les 150 ans de la Commune ! Dominique travaille depuis longtemps sur l’œuvre et la pensée de Rosa Luxemburg qu’elle envisage, ainsi que le soulignent les noms de ses blogs, comme un moyen de comprendre et de réfléchir pour lutter aujourd’hui. La Commune traverse l’œuvre de la militante révolutionnaire, elle est une « présence constante » sans qu’aucun de ses textes ne soit spécifiquement consacré à l’événement de 1871. Notre émission reviendra notamment sur la vie et l’œuvre de Rosa Luxemburg, sur les réflexions que lui ont inspiré les révolutions qui ont eu lieu du XIXème au début du XXème siècle en Europe, la Commune en particulier !

 

Liens pour suivre le travail de Dominique Villaeys-Poirré :


https://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com
http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr
https://blogs.mediapart.fr/villaeys-poirre/blog
https://vimeo.com/user39571601

 

Et pour les oreilles de tout le monde, nous ajoutons un lien vers un chant de la Sacrée chorale que notre invitée apprécie tout particulièrement : http://lambda.toile-libre.org/orwell/2021-05-22_chorale_inside.mp3

" Elle porte en elle toutes les révolutions". Ecouter Rosa Luxemburg et la Commune, une histoire de révolution ... pour aujourd'hui, sur RFPP, "L'oreille loin du front"
Partager cet article
Repost0
10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 07:53
https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Pinkau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Pinkau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Pinkau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Pinkau

Partager cet article
Repost0
26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 13:01
Rosa Luxemburg "La course aux armements et les guerres continueront, tant que régnera le capital."

Rosa Luxemburg "La course aux armements et les guerres continueront, tant que régnera le capital."

Inauguration à Leipzig pour le 150e anniversaire.

 

Rosa Luxemburg "La course aux armements et les guerres continueront, tant que régnera le capital."

On peut lire cette phrase maintenant sur le sol à l'entrée de la Felsenkeller où Rosa Luxemburg a tenu l'un de ses plus importants meetings

 

Leipzig a joué un rôle essentiel dans la vie de Rosa Luxemburg. C'est dans le journal le "Leipziger Volkszeitung que l'on peut lire nombre de ses articles.

____________________________________________________________________________

 

Extraits traduits d'un article en ligne paru à cette occasion : https://kreuzer-leipzig.de/2021/03/05/so-lange-das-kapital-herrscht/

 

Lettre à Leo Jogiches

Elle décrit ce meeting dans une lettre à Léo Jogiches le 28 mai  1913 : "Hier soir, j'ai tenu un meeting magnifique dans la plus grande salle de Leipzig. J'ai parlé de la politique mondiale et attaqué fermement le groupe parlementaire et l'ensemble de la tactique qui domine dans le parti. Mon discours a été accueilli par des tonnerres d'applaudissements et j'ai été remerciée officiellement. ...

Le discours de Francfort et la condamnation pour incitation à la désobéissance

Après le discours de Leipzig sur l'inanité des guerres en référence à la guerre des Balkans de 1913 ... elle réitère en septembre 1913 dans un discours à Francfort son appel au refus de servir et d'obéir en cas de guerre ; "Non, nous ne le ferons pas" [tirer sur d'autres prolétaires] et sera condamnée à un an de prison, le discours étant considéré comme une incitation à la désobéissances contre les lois et les décisions de l'autorité

Je me sens comme un chien perdu

 

En janvier 1912, elle descend à l'hôtel Sedan lors de la campagne électorale et elle écrit : "Ici, à Leipzig, je tourne et je vire et me sens comme un chien perdu. Tout est froid, désagréable, les gens sont énervants, je n'ai pas de chambre à moi. Mais je cherche à me libérer et à m'isoler intérieurement de tout cela."

 

[Note du blog : Il faut lire cette citation en sachant que Rosa Luxemburg a tenu un nombre incalculable de meetings attachant une importance primordiale à la lutte pour une prise de conscience du prolétariat, ceci sans ménager sa fatigue et malgré sa aspiration profondément ancrée au calme et à la solitude. Il faut aussi comprendre le courage qu'il lui fallait pour attaquer de front sur ce terrain majeur le pouvoir impérial, alors même que le parti social-démocrate était dominé par le réformisme, qui trouvera sa triste apogée avec le ralliement officiel à la guerre  en 1914.]

____________________________________________________

Felsenkeller. Mouvement ouvrier dans les années 20.

Felsenkeller. Mouvement ouvrier dans les années 20.

Le texte est disponible en allemand sur le net.

Die weltpolitische Lage -(Rede am 27. Mai 1913 in Leipzig-Plagwitz)
Nach einem Zeitungsbericht

 


Leipziger Volkszeitung, Nr. 121 vom 29. Mai 1913.
Rosa Luxemburg, Gesammelte Werke, Bd. 3, S. 212–219.
Transkription: Oliver Fleig und Sozialistische Klassiker.
HTML-Markierung: Einde O’Callaghan für das Marxists’ Internet Archive.


 

Wir leben in einer merkwürdigen Zeit, in der die Aufmerksamkeit der Arbeiterklasse durch ein ganz spezielles Gebiet des öffentlichen Lebens in steigendem Maße in Anspruch genommen wird; dies Gebiet ist die auswärtige Politik. Für den Begriff und geistigen Horizont des Durchschnittsspießers gehört die auswärtige Politik zu jenem Abteil der Morgenzeitung, das er beim Morgenkaffee liest zur Zerstreuung seiner Sorgen oder von dem Gekeife seiner besseren Hälfte. Für die Arbeiterklasse dagegen ist die auswärtige Politik tief ernst und äußerst wichtig. Es ist nicht immer so gewesen. Wenn man das geistige Leben der Arbeiterschaft in den letzten Jahrzehnten verfolgt, so kann man förmlich den Puls dieses geistigen Lebens fühlen und beobachten, wie von Jahr zu Jahr bei der Arbeiterschaft die Aufmerksamkeit für die auswärtige Politik wächst. Trotzdem ist es noch immer nicht genug, es muss dahin gebracht werden, dass jede Arbeiterin und jeder Arbeiter verstehen lernt, dass es gilt, mit derselben Energie, Aufmerksamkeit und Leidenschaft wie die Fragen der inneren Politik alle Geschehnisse der Weltpolitik zu verfolgen. Jede Proletarierfrau und jeder Proletarier müssen sich heute sagen, es geschieht nichts in der auswärtigen Politik, was nicht die eigensten Interessen des Proletariats berührt. Wenn in Afrika von den deutschen Militärs die Neger unterdrückt werden [1], wenn auf dem Balkan die Serben und Bulgaren die türkischen Soldaten und Bauern niedermorden [2], wenn in Kanada bei den Wahlen die konservative Partei plötzlich die Oberhand gewinnt und die liberale Herrschaft zertrümmert [3], in allen Fällen müssen sich die Arbeiterinnen und die Arbeiter sagen, um eure Sache handelt es sich, eure Interessen stehen dort auf dem Spiel. Es ist Karl Marx gewesen, der uns schon viele Jahrzehnte, bevor diese Entwicklung so ausgeprägt zu erkennen war, Fingerzeige für die Erkenntnis dieser Erscheinung gegeben hat. In seiner berühmten Inauguraladresse sagte er unter anderem: Kämpfe um die auswärtige Politik bilden einen Teil des allgemeinen Kampfes für die Emanzipation des Proletariats, sie sind also ein Teil des Klassenkampfes. [4]

 

Gerade wenn wir die jetzige weltpolitische Lage vergleichen mit der Zeit, in der die Inauguraladresse erschien, können wir den Wandel der Zeiten ermessen. In den 60er Jahren noch waren der Drehzapf der weltpolitischen Lage die Nachwehen und Folgen der Teilung Polens durch Preußen, Österreich und Russland. [5] Die gegenseitige Reibungsfläche der Mitschuldigen an dem Raube war es, um die sich die weltpolitische Läge drehte. Wenn heute jemand fragt, was der Mittelpunkt der weltpolitischen Ereignisse ist, so würde selbst ein ernsthafter Politiker über diese Frage in große Verlegenheit kommen. Heute haben wir in der Nordsee einen solchen Punkt, in der Rivalität zwischen England und Deutschland. Im Mittelmeer besteht ein ganzer Knäuel von Gegensätzen und Widersprüchen. Der Frieden am Balkan [6] bedeutet die Zerreißung der europäischen Türkei und gleichzeitig die sichere Gewähr für den nächsten Krieg um die asiatische Türkei. Aber darin erschöpfen sich die internationalen Gegensätze nicht. Auf dem Leibe des unglücklichen Persiens wird der Kampf zwischen Russland und England ausgefochten. [7] Im vollsten Frieden wird ein Land und ein Volk zerstückelt. Ein Stück weiter nach Osten liegt der gewaltige Herd der Revolution in China. Von Asien führt der Weg über den Stillen Ozean nach Amerika. Hier erleben wir in den letzten Jahrzehnten immer neue Überraschungen. Seit die Vereinigten Staaten 1898 ihren ersten Kolonialkrieg mit Spanien um die Philippinen ausfochten, sehen die amerikanischen Kapitalisten begehrlich nach Asien. Daraus ist der Gegensatz zwischen Japan und den Vereinigten Staaten und England entstanden.

 

Auch wenn wir die Kriege der letzten 10 bis 15 Jahre betrachten, erkennen wir, wie sich der politische Horizont nach und nach erweitert hat. Man kann, grob gehauen, den Beginn dieser Umwälzung mit dem japanisch-chinesischen Kriege im Jahre 1895 beginnen. Der Krieg zeigte ein Land, das zum erstenmal zur Selbständigkeit erwachte. 1898 folgte der Krieg zwischen Amerika und Spanien, bei dem die Vereinigten Staaten zum erstenmal außerhalb ihres Landes kämpften. Der Burenkrieg von 1899 krönte eine Anzahl stiller Eroberungen, die England dort unten gemacht hatte. Dann kam der Hunnenfeldzug nach China, bei dem Wilhelm II. den Soldaten die Parole mit auf den Weg gab: Pardon wird nicht gegeben, Gefangene werden nicht gemacht. Die Soldaten sollten hausen wie die Hunnen, so dass nach tausend Jahren kein Chinese wagt, einen Deutschen scheel anzusehen. [8] 1904 brach der Krieg zwischen Russland und Japan aus, dem die russische Revolution folgte, an die sich die Revolution in Persien, in der Türkei und zum Teil in Indien anschloss. Wir haben dann in den letzten paar Jahren eine Reihe zuckender Blitze und Gewitter in China gehabt. Der Streit zwischen Frankreich und Deutschland um Marokko hat den Raubzug Italiens nach Tripolis und dieser wieder den Balkankrieg zur Folge gehabt. Die Triebkraft dieser Kriege ist das Bestreben, die noch nicht vom Kapitalismus erreichten Gebiete aufzuteilen.

 

Bis vor kurzer Zeit gab es in der Sozialdemokratie ein ganz einfaches Mittel, um zu entscheiden, wie wir uns zu einem Kriege zu stellen haben. Der Angriffskrieg wurde abgelehnt und verdammt, dagegen müsse auch die Sozialdemokratie für den Verteidigungskrieg eintreten. Genosse Bebel, der so viel Ausgezeichnetes, manchmal aber auch, wie jeder Mensch, weniger Ausgezeichnetes gesagt hat, hat ja einmal im Reichstage erklärt, er wolle bei einem Verteidigungskriege trotz seiner alten Tage noch die Flinte auf den Buckel nehmen. [9] Diese Weisung ist schon deshalb nicht brauchbar, weil die Unterscheidung zwischen Angriffs- und Verteidigungskrieg unter den Händen zerrinnt oder wie eine Seifenblase zerplatzt. In den Kriegen der französischen Revolution gab die französische Regierung die Kriegserklärungen ab, und doch waren es Verteidigungskriege, die das Werk der Revolution gegen die Reaktion schützten. Der Krieg auf dem Balkan ist formal genommen ein Angriffskrieg gegen die Türkei. Aber die Machthaber der angreifenden Nationen zerfließen in Beteuerungen über die Verteidigung der heiligsten nationalen Rechte und des christlichen Glaubens gegen die Türken, und auch sie haben recht. Daraus haben wir den Schluss zu ziehen, wir als Proletarier haben uns gegen jeden Krieg zu wenden, gleichviel ob Angriffs- oder Verteidigungskrieg. Wir erkennen in ihm eine Folge des Imperialismus, und wie den Imperialismus als Ganzes, so bekämpfen wir auch jede seiner Teilerscheinungen.

 

Ein Notbehelf in unsrer Taktik ist, dass sich die deutsche Sozialdemokratie auf den Boden des Dreibunds stellt, das heißt, dass sie die Vereinigung der deutschen, österreichischen und italienischen Diplomatie unterstützt. Es ist tief bedauerlich, dass erst vor einigen Wochen, als die neue Militärvorlage im Reichstage verhandelt wurde [10], Genosse David der Regierung im Auftrage der Fraktion öffentlich erklärte, wir Sozialdemokraten stehen auf dem Boden des Dreibunds, wobei nur der Vorbehalt gemacht wurde, der Dreibund müsse ein braver Knabe sein und für den Frieden wirken. [11] Leider sind wir nicht allein damit geblieben, denn fast am gleichen Tage hat im Wiener Parlament Genosse Renner eine ähnliche Erklärung für die österreichische Sozialdemokratie abgegeben. Vom Dreibund, von einer kapitalistischen Bündnispolitik, die den Krieg vorbereiten soll, erwarten, sie solle für den Frieden wirken, das ist das Beginnen eines Menschen, der vom Distelstrauch Feigen pflücken will Man muss nur einmal die Resultate des Dreibunds betrachten. Seine erste Folge war, dass Frankreich zu der schmachvollen Allianz mit Russland förmlich getrieben wurde und dass England mit Frankreich und Russland zu jenem dreieckigen Verhältnis gebracht wurde. [12] Eine andre Folge des Dreibunds sind die ungeheueren Rüstungen Deutschlands gegen Frankreich und Russland und ebenso die Rüstungen Österreichs. Wo war denn auch der Dreibund, als es galt, den Frieden zu erhalten, als eine Dreibundmacht Tripolis überfiel oder als Österreich Bosnien und die Herzegowina annektierte? Es ist eine alte Binsenwahrheit, dass, wo zwei oder drei kapitalistische Staaten die Köpfe zusammenstecken, es sich immer um die Haut eines vierten kapitalistischen Staates handelt. Welche Naivität gehört dazu, von diesem Bündnis zu erwarten, es sollte eine Gewähr sein für den Frieden. Es gibt ein internationales Bündnis, das sich als einzige Gewähr für den Frieden herausgestellt hat. Das einzige Bündnis, auf das zu rechnen ist, das ist das Bündnis aller revolutionären Proletarier der Welt!

 

Wir haben auch noch mit einer andern Illusion, die Verwirrung anrichten kann, reinen Tisch zu machen, nämlich mit der Illusion von der Abrüstung. Vor einigen Jahren gefiel es dem englischen Minister Grey, eine schöne Rede zu halten, in der er für eine Verständigung über die Rüstungen eintrat. [13] Kaum hatte man dies bei uns gehört, so sagten einige Genossen unsrer Reichstagsfraktion: Bravo, der Mann spricht wie ein Buch. Sie glaubten, auf diese Weise könnten wir von dem Krieg nach rückwärts zu dem Frieden kommen. Als aber Grey so sprach, hatte er schon eine neue Flottenvorlage in der Tasche und statt der Abrüstungen kamen ungeheuere neue Rüstungen. Auch in Deutschland war es ja ähnlich. In der Budgetkommission redete der Kriegsminister einer Verständigung mit England das Wort. [14] Das gab ein großes Hallo! Ein deutscher Kriegsminister, der wie eine Taube den Ölzweig des Friedens im Schnabel hielt; das war in Wirklichkeit das Vorspiel zu der ungeheueren Militärvorlage. Man muss doch geradezu die Augen schließen, um nicht zu sehen, dass die Rüstungen eine naturnotwendige Konsequenz der ganzen ökonomischen Entwicklung sind. Solange das Kapital herrscht, werden Rüstungen und Krieg nicht aufhören. Alle großen und kleinen kapitalistischen Staaten sind jetzt in den Strudel der Wettrüstungen gerissen. Es war immer das Vorrecht der Sozialdemokratie, dass sie mit ihren Bestrebungen nicht im Wolkenkuckucksheim wurzelte, sondern mit festen Füßen auf dem realen Boden stand. Wir haben bei allen Erscheinungen in der Politik immer gefragt, wie sich diese Erscheinungen mit der kapitalistischen Entwicklung vereinbaren. Wie haben wir doch über die bürgerlichen Friedenspolitiker gelacht, diese guten Leute und schlechten Musikanten. Es ist eine hoffnungslose Utopie, zu erwarten, dass durch unsre Propaganda für die Abrüstung die kapitalistischen Staaten aufhören werden zu rüsten. Die Rüstungen sind eine fatale Konsequenz der kapitalistischen Entwicklung, und dieser Weg führt in den Abgrund.

 

Wir haben ein ganz anderes Ziel zu verfolgen, das uns klar und deutlich unsre historische Aufgabe stellt, das Milizsystem, die Bewaffnung des Volkes, wie sie unser Programm verlangt. Wir haben die Pflicht, dem Volke zu sagen, dass es aufhören muss, Kadavergehorsam zu zeigen, dass es seine eignen Interessen wahrnehmen muss. Allerdings, die Forderung der Miliz ist etwas ganz anderes als die Abrüstung der herrschenden Klasse; das Milizsystem kann einzig und allein nur aus der Tatkraft des Proletariats hervorgehen. Wir täuschen uns nicht, wir glauben nicht, dass wir von heute auf morgen die Miliz einführen können. Eine Heeresorganisation, bei der das Volk in Waffen entscheidet, ob es in den Krieg ziehen will oder nicht, lässt sich nicht vereinbaren mit der Herrschaft der Krupps und der Rüstungskartelle. Um die Miliz einzuführen, müssen wir die herrschenden Klassen stürzen, das bedeutet eine Revolution, ein gewaltiges Stück historischer Arbeit. Aber soll das ein Anlass sein, unsre Forderung wie ein Familienheiligtum sorgfältig im Schrank aufzubewahren, um es immer bei besonders feierlichen Gelegenheiten hervorzuholen?

 

Nein! Wir müssen die Miliz fordern im täglichen Aktionsprogramme; das Volk muss wissen, dass die Durchführung der Forderung den Sturz der Junkerherrschaft voraussetzt. In Frankreich erleben wir jetzt den stürmischen Protest gegen die dreijährige Dienstzeit, dort beginnt schon die Opposition gegen den militärischen Kadavergehorsam. Sollte der deutsche Arbeiter dümmer und schlechter und feiger sein? Ich glaube, dass wir nicht umsonst vier Millionen sozialdemokratische Stimmen zählen und nicht umsonst 50 Jahre sozialistischer Geschichte hinter uns haben. Auch die Zeit wird kommen, wo die deutsche Arbeiterschaft sich nicht mehr kommandieren lässt, wo Sie sich wie ein Mann erhebt und sagt: Ich will es nicht, ich tue es nicht! (Lebhafter Beifall)

 

Eine Folge der Rüstungsdelirien ist der schmachvolle Niedergang des Parlamentarismus. In Deutschland ist jede bürgerliche Opposition aus dem Parlament verschwunden, es gibt keine Rüstungsvorlage, die nicht von den getreuen Regierungsmamelucken bewilligt würde. Die Regierung braucht nur zu pfeifen, und die Parlamente springen wie die Pudel. Wir arbeiten bei Reichstagswahlen im Schweiße unseres Angesichts, um soviel Vertreter als möglich in den Reichstag zu schicken, wenn es aber einen Arbeiter gibt, der da meint, es genüge, einen Stimmzettel abzugeben, so kann er mir nur leid tun. Im gleichen Maße, in dem mehr Sozialdemokraten in die Parlamente geschickt werden, sinken diese Parlamente immer mehr zu einem Feigenblatt des Absolutismus herab. Als die Chinaexpedition [15] ausgerüstet wurde, waren die Abgeordneten bei Muttern, nachher gewährten die Vertreter des Bürgertums für die schon verausgabten Mittel mit hündischer Beflissenheit Indemnität. In England, wo das Zeremoniell des parlamentarischen Hokuspokus besonders ausgebildet ist, liegen die Verhältnisse genauso, schrieb doch ein englisches Blatt, der dreimal heilige Parlamentarismus ist auf dem besten Wege, den Laden zu schließen. Wie in Deutschland und England ist es auch in Österreich und in andern Staaten: Der Parlamentarismus gerät immer tiefer in den Sumpf. Was wären wir Sozialdemokraten wert, wenn wir unsre Hoffnungen auf den Parlamentarismus setzen wollten? Die Schwerkraft der sozialdemokratischen Politik muss in die Massen verlegt werden, das Parlament bleibt nur noch eine – allerdings bedeutende – Rednertribüne, von der aus die sozialistische Aufklärung erfolgen und die Masse aufgepeitscht werden soll. Dass die Masse handeln kann, wenn es nötig ist, dafür haben wir in der letzten Zeit genug Beweise gehabt. Man sagt uns oft mit den Kassen- und Mitgliedsbüchern in der Hand, wir haben noch nicht genug Mitglieder, die Kassen sind noch zu schwach, um große Aktionen durchführen zu können. O über diese kleinen Rechenmeister! Ich unterschätze nicht den Wert der Organisationen, man kann sie nicht hoch genug schätzen, Aber es wäre höchst falsch, wenn man annehmen wollte, erst müsste der letzte Arbeiter und die letzte Arbeiterin eingeschriebenes Mitglied der Partei sein, ehe der große Marsch gegen den Kapitalismus angetreten werden könne. In Belgien haben erst jetzt 400.000 Mann 10 Tage lang mit verschränkten Armen dagestanden, um politische Rechte zu erobern, wenn ich auch der Meinung bin, dass man sie nicht zur rechten Zeit ins Feuer geführt hat. [16] Dabei hat die belgische Arbeiterschaft bei weitem nicht so gute Organisationen wie die deutsche. Auch das Beispiel der russischen Revolution hat ja bewiesen, was die Masse kann. 1906 hatte das russische Proletariat keine gewerkschaftlichen und keine politischen Organisationen, und wenige Jahre darauf waren im Feuer der Revolution feste proletarische Organisationen geschmiedet.

Es ist nötig, dass wir unsre Kraft, die elementare Kraft der großen Masse, nicht unterschätzen, denn die Gefahr, dass wir unsre Kräfte unterschätzen, ist größer als etwa eine Überschätzung unsrer Kräfte. Wir müssen den Proletariermassen sagen, wenn wir jetzt, nach 50 Jahren der Entwicklung, in unsern Reihen Millionen zählen, dass dies nicht bloß zum Stolz berechtigt, sondern auch zu Taten verpflichtet. Je mehr wir wachsen, um so mehr sind wir verpflichtet, die ganze Wucht unsrer Masse in die Waagschale zu werfen. Wir müssen die Massen aufklären und ihnen sagen, wenn die Kapitalisten die Welt verteilen, so sind wir die Erben dieser halsbrecherischen Unternehmungen. Wir müssen jenen Mut, jene Entschlossenheit und Rücksichtslosigkeit in der Verfolgung unsrer Aufgaben zeigen, die von den bürgerlichen Revolutionären aufgebracht wurde, die Danton zusammenfasste, als er sagte, in bestimmten Situationen brauche man als Parole nur drei Worte: Kühnheit, Kühnheit und noch einmal Kühnheit! (Stürmischer Beifall)

Anmerkungen

1. Im Jahre 1904 hatten sich in Südwestafrika die Völker der Hereros und der Hottentotten gegen die Kolonialherrschaft des deutschen Imperialismus erhoben. Der Aufstand, der den Charakter eines Freiheitskrieges trug, endete mit einer verlustreichen Niederlage dieser Völker, nachdem die deutschen Kolonialtruppen drei Jahre lang mit äußerster Grausamkeit gegen sie vorgegangen waren.

2. Von Oktober 1912 bis Mai 1913 führten Bulgarien, Serbien, Griechenland und Montenegro Krieg gegen das türkische Reich, der mit einer Niederlage der Türkei endete. Dieser Krieg war in seiner Haupttendenz ein nationaler Krieg gegen die türkische Fremdherrschaft auf dem Balkan. Infolge der Einmischung der imperialistischen Großmächte gefährdete er den Frieden in Europa.

3. Mit dem Sieg der konservativen Partei bei den Wahlen zum Unterhaus in Kanada im September 1911 war eine fünfzehnjährige Herrschaft der liberalen Majorität beseitigt worden.

4. Siehe Karl Marx, Inauguraladresse der Internationalen Arbeiter-Association, in Karl Marx u. Friedrich Engels, Werke, Bd. 16, Berlin 1971, S. 13.

5. Im Ergebnis der die Teilungen Polens in den Jahren 1772, 1793 und 1795 wurden die Westgebiete von Preußen, Galizien von Österreich und die Ostgebiete von Russland annektiert. 1815 wurde vom Wiener Kongress das Königreich Polen (Kongresspolen) geschaffen, das in Personalunion mit Russland verbunden wurde.

6. Im Friedensvertrag von London, der am 30. Mai zwischen den Balkanstaaten und der Türkei abgeschlossen wurde, musste die Türkei fast alle Gebiete auf der Balkanhalbinsel an die Balkanstaaten abtreten.

7. Unter dem Einfluss der Revolution in Russland von 1905 bis 1907 hatte sich in Persien eine bürgerlich-demokratische Massenbewegung entwickelt, die zur Einschränkung des Absolutismus und zur Einführung der konstitutionellen Regierungsform geführt hatte. Mit aktiver Unterstützung Großbritanniens und des zaristischen Russlands, die im Süden bzw. Norden Persiens die revolutionären Kräfte mit Waffengewalt unterdrückten, gelang es den reaktionären Kräften in Persien, Ende 1911 die Revolution niederzuschlagen.

8. Am 27. Juli 1900 hatte Wilhelm II. in Bremerhaven die Truppen der Chinaexpedition mit einer chauvinistischen Hetzrede, berüchtigt geworden als Hunnenrede, verabschiedet und zu äußerster Brutalität gegenüber den chinesischen Freiheitskämpfer aufgefordert.

9. August Bebel hatte am 7. März 1904 im Reichstag zur Haltung der Sozialdemokratie im Falle eines Angriffskrieges ausländischer Mächte gegen Deutschland gesprochen. Dabei war er von der von Karl Marx und Friedrich Engels wie auch von ihm selbst oft betonten, für das 19. Jahrhundert richtigen Erkenntnis ausgegangen, dass ein nationaler Verteidigungskrieg gegen den Zarismus und mit ihm verbündete Mächte im Interesse der Entwicklung der Arbeiterbewegung möglich und notwendig hätte sein können. Bebel hatte nicht gesehen, dass diese Auffassung durch die Veränderung des nationalen und internationalen Kräfteverhältnisses im Imperialismus überholt war.

10. Ende 1913 war im Reichstag ein Militär- und Deckungsvorlage eingebracht worden, die die größte Heeresverstärkung seit Bestehen des Deutschen Reiches vorsah. Ein Teil der zusätzlichen finanziellen Mittel sollte durch einen außerordentlichen Wehrbeitrag und durch Besteuerung aller Vermögen über 10.000 Mark aufgebracht, der übrige teil auf die Schulter der werktätigen Bevölkerung abgewälzt werden. Die sozialdemokratische Fraktion lehnte die Militär- und Deckungsvorlage ab, stimmte aber einer einmaligen Vermögensabgabe (dem sogenannten Wehrbeitrag) und einer Vermögenszuwachssteuer zur Finanzierung der Heeresvorlage zu. Der Abstimmung waren scharfe in der Fraktion vorausgegangen, die damit endeten, dass die Revisionisten unter Missbrauch der Fraktionsdisziplin den Widerstand von 37 abgeordneten unterdrückten. Diese Zustimmung zu den Gesetzen bedeutete das Aufgeben des Grundsatzes „Diesem System keinen Mann und keinen Groschen!“

11. Diese Erklärung hatte der Opportunist Eduard David bereits am 3. Dezember 1912 im Namen der sozialdemokratischen Fraktion abgegeben. Er befürwortete die imperialistische Außenpolitik und erklärte die deutsche Sozialdemokratie zu einer Stütze des Dreibundes, sofern dieser ein „Defensivbündnis“ darstellte.

12. Nachdem Frankreich und Russland sowie Großbritannien und Frankreich bereits verbündet waren, hatten sich Großbritannien und Russland im August 1907 über die Abgrenzung ihrer Interessensphären geeinigt. Damit war die Triple-Entente als imperialistischer Machtblock entstanden.

13. Am 13. März 1911 hatte der Außenminister Sir Edward Grey anlässlich der Vorlage des neuen Marineetats im britischen unterhaus über Möglichkeiten der Rüstungseinschränkung, speziell eines Vertrages mit Deutschland gesprochen, da die Rüstungsausgaben ein „Verbluten in Friedenszeiten“ bedeuten würden. Der Marineetat wurde angenommen und brachte gegenüber dem Vorjahr eine Erhöhung der Ausgaben um vier Millionen Pfund Sterling.

14. Nicht der Kriegsminister, sondern der Staatssekretär im Reichsmarineamt Alfred von Tirpitz hatte am 6. Februar 1913 in der Budgetkommission des Reichstags ausgeführt, dass er eine Verständigung mit Großbritannien begrüßen würde und dass Verhandlungen möglich seien, sobald Großbritannien damit beginnen wolle und Vorschläge unterbreite.

15. Im Jahre 1900 hatte die deutschen Imperialisten die Ermordung des deutschen Gesandten in Peking während des Aufstandes der Ihotuan zum Anlass genommen, um durch die Entsendung eines Expeditionskorps nach China ihr Vordringen in Ostasien zu sichern. Zusammen mit den Truppen anderer Imperialistischen Mächte schlugen die deutschen Interventionstruppen die chinesische Befreiungsbewegung grausam nieder.

16. Am 14. April 1913 begann in Belgien ein politischer Massenstreik für das allgemeine Wahlrecht, der seit Juni 1912 durch ein spezielles Komitee organisatorisch, finanziell und ideologisch im ganzen Land sorgfältig vorbereitet worden war. Am Streik beteiligten sich etwa 450.000 Arbeiter. Am 24. April 1913 beschloss der Parteitag der belgischen Arbeiterpartei den Abbruch des Streiks, nachdem sich das belgische Parlament dafür ausgesprochen hatte, die Reform des Wahlrechts in einer Kommission erörtern zu lassen.

Partager cet article
Repost0
15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 11:18
Tableau de May Stevens. Rosa Luxemburg assiste au Congrès de l'Internationale.
May Stevens, membre fondatrice de Guerrilla Girls :
toute peinture
est politique

 

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 15:17
Une "poupée" nommée Rosa Luxemburg. Réalisée en 1910, exposée au Barry Art Museum

Les visites quotidiennes sur le net réservent toutes les surprises. Comme cette poupée censée représenter Rosa Luxemburg et exposée au Barry Art Museum. Réalisée par Simon&Halbig (Thuringe - Allemagne 1839 - 1920). Elle est datée de 1910.

 

Dimensions20 in. (50.8 cm)Credit LineGift of Carolyn K. and Richard F. Barry III -Object number2019.12
Label TextSimon & Halbig (German, Waltershausen, Thüringia, 1839-1943, doll maker) Heinrich Handwerck (1876-1932, designer of head), Character Doll (so-called Rosa Luxemburg) Bisque head, composition body, about 1912 Marked: “Simon & Halbig/S&H/152/7” on back of head; “Heinrich Handwerck Germany/7” on lower body Gift of Carolyn K. and Richard F. Barry III, 2019.12 The doll is believed to represent Rosa Luxemburg (1871–1919)Exposé

https://barryart.emuseum.com/objects/270/portrait-of-rosa-luxemburg?ctx=3a105f940c1eb53f14f5b5c06376a395403d435c&idx=4

Partager cet article
Repost0
26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 11:48
Frans Masereel. — « Le Soleil », 1919. Une gravure sur bois représentant Karl Liebknecht. En contre-point à Rosa Luxemburg

Frans Masereel. — « Le Soleil », 1919

Dans un monde diplomatique en 2018, on trouve cette gravure sur bois. L'auteur de l'article est François Albera. Résumé de l'article :

"Les affiches de l’espoir Clément Moreau, Frans Masereel, Félix Vallotton… à partir de la fin du XIXe siècle, ces artistes utopistes et proches du mouvement ouvrier ont été des virtuoses de la gravure sur bois. Leurs œuvres dénoncent la violence sociale et témoignent des bouleversements de leur époque, de la révolution spartakiste à la montée du nazisme. par François Albera 

... Les affiches placardées [en 68] dans les rues, brandies, dupliquées sur les tracts opéraient un retour à des formes anciennes de l’expression graphique, venues de la gravure sur bois et caractérisées par les contrastes du noir et du blanc ou par l’aplat de couleur, la brutalité et la simplicité du trait, du rapport entre la figure et le fond. Cette imagerie politique, largement oubliée, mais parfois récupérée aujourd’hui au titre d’un esthétisme décoratif (cartes postales, logos, motifs publicitaires), a une histoire ancienne, qu’on peut faire aller de Hans Holbein le Jeune et Jacques Callot à Francisco de Goya et Gustave Courbet....

Ainsi, le grand Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), dreyfusard, créateur de la section syndicale de la Confédération générale du travail (CGT) des dessinateurs de presse, fut un dessinateur, graveur et affichiste anarchiste, proche du Chat noir et collaborateur régulier de La Feuille de Zo d’Axa, de La Revue blanche et de L’Assiette au beurre. Il illustra plusieurs recueils de poèmes de Jehan-Rictus (Les Soliloques du pauvre) et de chansons d’Aristide Bruant (Dans la rue) ...

 

A consulter file:///C:/Users/dp/AppData/Local/Temp/dossier-d-accompagnement-enseignants.pdf

Partager cet article
Repost0
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 16:01
Galenao - Rosa Luxemburg - Le soulier

Le soulier – (janvier 15)

En 1919, Rosa Luxembourg, la révolutionnaire, a été assassinée à Berlin. Ses assassins l’ont matraquée à coups de fusil et l’ont jetée dans les eaux d’un canal. En chemin, elle a perdu un soulier. Une main l’a ramassé, ce soulier est tombé dans la boue. Rosa aspirait à un monde où la justice ne pouvait pas être sacrifiée au nom de la liberté ni la liberté sacrifiée au nom de la justice. Chaque jour, une main reprend cette bannière. Jetée dans la boue, comme le soulier.

Extrait de : Des femmes qui ont refusé de se taire et d’être oubliées par Eduardo Galeano

Des femmes qui ont refusé de se taire et d’être oubliées par Eduardo Galeano - 24 nov. 2016 Par Blog : Le blog de l'association Galeano Hommage à ces femmes courageuses qui ont pris en main leur destin et affirmé leurs convictions.

Partager cet article
Repost0
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 10:19
Max Beckmann. "Le Martyr", 1919, planche 4 de "L'Enfer". L'évocation de l'assassinat de Rosa Luxemburg.

Die Hölle, L’Enfer, 1918-1919. Série de onze lithographies, Certains titres parlent d’eux-mêmes : Le Retour chez soi, Le Martyr, La Faim, Les Idéologues, Le Chant patriotique.

 

 

Partager cet article
Repost0

Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009