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Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

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Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 21:36
Stuttgart 1907. Jaurès, Lénine, Rosa Luxemburg,
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 11:18
Archives sonores Wolgang Abenroth. Januarkämpfe und Wahlen.

https://wolfgangabendroth.org/2017/12/10/januarkaempfe-und-wahlen-zur-nationalversammlung-1919/

 

Die Januar-Kämpfe 1919 schlossen die erste Revolutionsperiode ab. Sie führte zu einer tiefen Verbitterung zwischen den Arbeiterparteien.

 

In diesem Teil seiner Vorlesung widmet sich Abendroth dem Moment der Trennung der sozialdemokratischen und kommunistischen Arbeiterbewegung mit den Januarkämpfen 1919. (“Spartakusaufstand“). Aus diesen Kämpfen ergab sich die Trennung der Arbeiterbewegung, die für Abendroth zum Lebensthema wurde. Er erlebte als junger Aktivist mit, wie die nun gespaltene Arbeiterbewegung die aufkommende faschistische Gegenrevolution nicht mehr aufhalten konnte.

Die Eskalation zwischen den Flügeln der Arbeiterbewegung bereitete sich über mehrere Etappen vor. Abendroth verweist auf das Zusammenschießen der Demonstration in Berlin am 6. Dezember 1918 und dem Putschversuch zugunsten von Friedrich Ebert. Auch die Niederschlagung der Volksmarinedivision und die Absetzung des Berliner Polizeipräsidenten Emil Eichhorn am 4. Januar 1919 ließen den Konflikt eskalieren.

Abendroth skizziert die Entwicklung, mit ihren spontanen Großdemonstrationen. Die kommunistische Bewegung hatte keine politische Strategie und schätzte die Kräfteverhältnisse falsch ein. Die verschiedenen Gruppierungen innerhalb der jungen Kommunistischen Partei konnten sich über das weitere Vorgehen nicht einigen.

Da war die alte Spartakusgruppe aus der USP, die sich zur Kommunistischen Partei gebildet hatte, unter der Führung von Paul Levi, Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht. Diese Gruppe hatte für Abendroth von Beginn an ein Handicap: In einem für Abendroth „illusionistischen“ Parteitagsbeschluss, hatte sich die Basis gegen die Führung der KPD dazu entschlossen, nicht an den Wahlen zur Nationalversammlung teilzunehmen. Für Abendroth bestand die Illusion darin, dass die Basis glaubte, so die Wahlen verhindern zu können. Stattdessen hatte sich die KPD so aus der politischen Beteiligung ausgeschalten. Und es kam noch schlimmer: Die KPD verprellte sich wichtige Bündnispartner. Nach dem Parteitagsbeschluss blieben die Revolutionären Obleute in der USP und die Spartakusgruppe war politisch geschwächt.

Angesichts dieser Kräfteverhältnisse, plädierte die Führung der KPD dafür, sich in der Auseinandersetzung um die Absetzung des Polizeipräsidenten Emil Eichhorn mit einer Demonstration für Eichhorn zu begnügen. Doch die für Abendroth politisch unerfahrene Basis suchte den Kampf. Die mehrheitssozialdemokratische Regierung ergriff die Chance, den Bürgerkrieg gegen die Berliner Arbeiterklasse zu eröffnen.

So kam es zum Blutbad an den Berliner Arbeitern bei dem fast die gesamte Führung der linken Arbeiterbewegung am 15. Januar ermordet wurde; darunter Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht. Die Regierung und die Presse proklamierten, Luxemburg und Liebknecht seien auf der Flucht erschossen worden. Wie Abendroth betont, war das eine bewusste Lüge der MSPD-Regierung um die Mörder zu decken.

Nur vier Tage später fanden die Wahlen zur Nationalversammlung statt. Die linken Arbeiter nahmen nicht mehr an den Wahlen teil und die Arbeiterparteien erhielten zusammen nur noch 45% der Wählerstimmen. Die Arbeiter und zurückkehrenden Soldaten wiegten sich dennoch in dem Glauben, die Republik sei gesichert und alle politischen Kräfte, auch das Zentrum und die Deutschen Demokraten, wollten den Sozialismus.

In jedem Fall war nach den Wahlen zur Nationalversammlung die erste Phase der Weimarer Republik abgeschlossen.

 

Weiterlesen

Wolfgang Abendroth (1997): Einführung in die Geschichte der Arbeiterbewegung, Bd. 1, 2. Auflage, Heilbronn, 182ff.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 10:29
Rosa Luxemburg sort de prison.

Elle était en détention administrative, sans chef d'inculpation, sans procès, depuis juillet 1916 après une manifestation organisée le 1er mai 1916.

10. Oktober 1918: Rosa Luxemburg wird aus der „Schutzhaft” entlassen

 

https://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2018/kw41-revolutionskalender-8-101018/569836

 

Donnerstag, 10. Oktober 1918

Nach dem Rücktritt des Unterstaatssekretärs Wilhelm von Radowitz als Chef der Staatskanzlei wird Arnold Wahnschaffe, der bereits unter Reichskanzler Theobald von Bethmann-Hollweg dieses Amt innehatte, mit der vertretungsweisen Wahrnehmung dieser Aufgabe betraut.

 

Rosa Luxemburg im Gefängnis in der Barnimstraße in Berlin (Flugblatt der Spartakusgruppe (Ausschnitt), 1915)

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 10:59
« Accumulez, accumulez ! C’est la loi et les prophètes » Rosa Luxemburg et la dynamique d’accumulation du capital. Smolny et G. Fondu à Blois

Blois. Edition 2018, La puissance des images

Salon du livre Table Ronde
Vendredi 12 oct. 2018 de 18:00 à 19:00 Site Chocolaterie de l'IUT, Amphi 1
 

« Accumulez, accumulez ! C’est la loi et les prophètes » Rosa Luxemburg et la dynamique d’accumulation du capital

L'Accumulation du capital, rédigée et publiée dans la période qui précède immédiatement la Première guerre mondiale, est l'une des œuvres majeures de la tradition marxiste. Dans le droit fil des analyses du Capital de Marx qu'elle entend poursuivre et pousser dans des perspectives nouvelles, Rosa Luxemburg tâche de rendre compte du phénomène clef de son époque, l'impérialisme, et la dynamique d’accumulation du capital qui le sous-tend. Objet de très vives polémiques, cet ouvrage demeure une tentative centrale pour penser les rapports entre le capitalisme et l’en-dehors de ses rapports sociaux et mérite plus que jamais d'être relu aujourd'hui, à l'heure de la prétendue mondialisation heureuse. 

 
 

 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 22:55
Extrait de l’ouvrage de Claudie Weill, marxistes russes et social-démocratie allemande 1898 – 1904

Claudie Weill vient de disparaître. Pour rappel, un extrait d'un de ces ouvrages où Rosa Luxemburg est régulièrement citée.

Extrait de l’ouvrage de Claudie Weill, marxistes russes et social-démocratie allemande 1898 – 1904, françois maspero, 1976, bibliothèque socialiste, dirigée par georges haupt.  P 52-57                                                                                         

 

 

II. Les militants russes dans le SPD : Parvus, Rosa Luxemburg

 

Ce n’est pas avec les liens personnels amicaux entre « dirigeants historiques » que s’épuisent les relations entre les états-majors des deux partis au moment de la formation du POSDR. Un autre type de rapports s’instaure – toujours au niveau des dirigeants – grâce à la médiation de militants de premier plan du SPD liés au POSDR. Appartenant à la nouvelle génération montante des marxistes, ils se sentent plus proches de la génération correspondante du POSDR. S’ils critiquent avec un certain respect les dirigeants du SPD, ils prennent moins de ménagements envers ceux du POSDR, Plekhanov et Axelrod. Lors de la crise révisionniste, ce sont eux, Rosa Luxemburg et Parvus-Helphand, issus tous deux des régions voisines de l’Empire russe, qui réagissent les premiers dans la social-démocratie allemande. Jusqu’à la révolution de 1905, on peut même constater un certain parallélisme entre leurs préoccupations et leurs destinées. C’est en 1888, âgé de vingt et un ans, alors qu’il est pour la seconde fois en Suisse, que l’étudiant juif Israel Lazarevic Helphand, né dans la région de Minsk, mais ayant passé sa jeunesse à Odessa, s’inscrit à l’Université de Bâle pour passer un doctorat d’économie politique. C’est en 1889 que Rosa Luxemburg fraîche émoulue du lycée de Varsovie quitte clandestinement la Pologne pour se rendre en Suisse, étudier l’économie politique à l’université de Zurich. Mais alors qu’elle choisit Zurich pour être en contact avec l’émigration politique polonaise et russe, Helphand préfère prendre ses distances et va à l’université de Bâle.

 

Pourtant, c’est à Zurich qu’ils se connurent et se lièrent politiquement. A sept ans d’intervalle, ils prirent la même décision, celle d’aller militer dans la social-démocratie allemande. Helphand y précéda Rosa Luxemburg en 1891 après s’être empressé de passer son doctorat et, comme elle, y entra de plain-pied. Dès son arrivée à Stuttgart, il fit la connaissance de Kautsky et de Clara Zetkin et collabora à la Neue Zeit, où il fit sensation. Mais Stuttgart était encore trop loin du point névralgique des débats. C’est pourquoi dès la fin 1891, il décida de s’installer à Berlin. Les recommandations de Kautsky lui permirent de collaborer à l’organe central de la social-démocratie allemande, le Vorwärts, auquel il fit connaître les marxistes russes autour de Plekhanov. Ses articles, son activité politique bouillonnante attirèrent l’attention des autorités prussiennes sur ce sujet russe. Il fut expulsé de Prusse au début de 1893. Il n’eut dès lors plus de domicile fixe pendant près de deux ans. Lors d’un passage à Zurich, il rencontra à nouveau Rosa Luxemburg et un autre dirigeant de la social-démocratie polonaise, Julian Marchlewski qui s’intéressèrent vivement à son expérience dans la social-démocratie allemande, et qui, quelques années plus tard suivirent son exemple.

 

En 1895, Bruno Schoenlank, le directeur du journal du parti à Leipzig le fit venir pour collaborer à la Leipziger Volkszeitung. Dès lors, il avait pris le nom de plume de Parvus. Mais la fougue de ses interventions dans les débats sur la question agraire lui aliéna même la sympathie de Schönlank, sui le remercia, après le Congrès à Breslau. Les social-démocrates de Dresde firent alors appel à lui pour tirer d’affaires à la fois financière et de contenu leur journal, la Sächsische Arbeiterzeitung. Il en fit dès lors son organe personnel, y introduisit Marchlewski et y publia aussi bien de longs pamphlets théoriques que de l’information au jour le jour.

 

Il dirigeait encore le journal lorsqu’en 1898, Rosa Luxemburg vint s’établir à Berlin. Elle aussi avait achevé un doctorat d’économie, mais, peu disposée à subir les persécutions policières et à mener la vie d’errances de son ami Parvus, elle avait pris ses précations. Par un mariage blanc avec Gustav Lübeck, fils de ses amis Karl et Olympia, elle avait acquis la nationalité allemande. A l’inverse de Parvus, cependant, elle n’abandonna pas pour autant son mouvement d’origine, la social-démocratie polonaise, qu’elle dirigeait depuis 1893 avec Leo Jogiches. Elle s’était aussi familiarisée dans l’émigration avec le milieu révolutionnaire russe, à Zurich et à Paris, où elle se rendait épisodiquement pour s’occuper de l’organe de la social-démocratie polonaise, Sprawa Robotnicza, auquel collabora celui que l’on peut considérer comme l’un de ses premiers maîtres à penser, Boris Naumovic Kritchevski. Compagnon de lutte de Leo Jogiches contre Plekhanov, Kritchevsky résidait alors à Paris et devint le correspondant du Vorwärts et autres journaux sociaux-démocrates allemands.

 

Les noms de Rosa Luxemburg et Parvus-Helphand allaient être liés dans la social-démocratie allemande lorsque s’ouvrit la crise révisionniste. Ce fut Parvus qui réagit le premier dans la Sächsische Arbeiterzeitung, suivi par Plekhanov dans la Neue Zeit et Rosa Luxemburg dans la Leipziger Volkszeitung (avant que ne paraisse sa brochure, Réforme sociale et révolution). C’est sur Rosa Luxemburg et Parvus, en tant que militants de la social-démocratie allemande, que se concentrèrent les attaques personnelles des réformistes au Congrès du SPD à Stuttgart en 1898. Et alors que Plekhanov voyait se fermer devant lui les colonnes de la presse allemande. Parvus se vit interdire l’accès à la Neue Zeit, où aucun article de lui ne parut en 1901 à 1906.

 

A la fin de 1898, Parvus et Marchlewski furent expulsés de Saxe. Parvus dut abandonner la rédaction de la Sächsische Arbeiterzeitung et intervint pour qu’elle soit soit confiée à Rosa Luxemburg qui accepta, à la condition exprès qu’elle pourrait continuer à publier des articles de Parvus. Ce fut pendant qu’elle dirigeait le journal (du 24 septembre à la mi-novembre) qu’y parut la lettre ouverte de Plekhanov à Kautsky, « Wofür sollen wir dankbar sein ? ». Le départ de Rosa Luxemburg de la rédaction fut d’ailleurs l’une des retombées de la crise révisionniste – à la suite d’un conflit avec Gradnauer, rédacteur de Vorwärts, à propos du compte rendu du Congrès de Stuttgart. A la fin de 1898, les Russes firent appel à Rosa Luxemburg. Elle avait espacé  ses relations avec Kritchevsky, qu’elle qualifiait d’ailleurs de « malchanceux aigri ». Or le groupe Libération du travail avait cessé de collaborer avec l’Union des social-démocrates russes à l’étranger où Boris Kritchevsky occupait une position dirigeante. Il tenta alors de renouer avec Rosa Luxemburg devenue une personnalité dans le SPD et par conséquent un moyen de pression, lui proposant de collaborer avec l’Union et lui « offrant » même des mandats russes. L’antipathie de Rosa Luxemburg pour Plekhanov n’est pas la seule explication au fait qu’elle ne repoussa pas d’emblée la proposition. Elle comptait par ce biais parvenir à réassocier Leo Jogiches au mouvement russe. Cette réconciliation superficielle avec Kritchevsky fut de courte durée ; mais en octobre 1898, elle le mentionnait encore à Plekhanov comme traducteur possible.

 

Alors que Rosa Luxemburg s’intégrait de plus en plus dans les affaires allemandes – on lui offrit même de collaborer à la rédaction du Vorwärts à la fin de 1899 -, Parvus en était provisoirement exclu. Le Vorwärts refusait même de publier ses articles. Il s’était installé à Munich grâce à l’appui de Georg von Vollmar, un des chefs de file du réformisme, y avait fondé un journal Aus der Weltpolitik, qui était en même temps une sorte d’agence pour alimenter la presse locale du SPD en analyses sur la politique internationale, mais les journaux locaux du SPD furent de bien piètres clients. Il avait créé également avec Julian Marchlewski-Karski, une maison d’édition de littérature slave et nordique dont le plus grand succès prometteur mais trompeur, fut Les bas-fonds de Maxime Gorki. Il avait sans doute négocié avec lui lors du voyage qu’il avait entrepris en Russie à partir de mai 1899 avec le Dr Carl Lehmann, en vue d’y étudier les phénomènes de la famine. Il aurait alors rencontré à Vjarka Potresov, dont il avait fait la connaissance chez Kautsky en 1895. C’est sans doute lors de cette entrevue que Potresov lui exposa les prémices de l’Iskra-Zarja et fit appel à sa collaboration. Carl Lehmann et lui-même comptèrent d’ailleurs parmi les artisans importants de l’entreprise. A leur retour de Russie, ils rédigèrent un livre d’après les notes scrupuleuses prises par le Dr Lehmann, Das hungernde Russland, Reiseeindrücke ; Beobachtungen und Untersuchungen, qui parut chez Dietz, l’éditeur du SPD à Stuttgart en 1900.

 

Si sa mise au ban du parti allemand ne lui permettait plus d’y intervenir politiquement de manière efficace en faveur de ses amis russes. Parvus disposait toutefois de relations suffisantes pour les aider à réaliser à Munich le projet de publication Iskra-Zarja. Huit des numéros de l’Iskra auraient été imprimés sur une presse qu’il cachait dans son appartement. Lénine vint s’installer à Schwabing tout près de chez lui, et il fut l’une des rares personnes que Lénine fréquenta dans l’exil munichois. En outre, Parvus et Marchlewski- Karski tentèrent d’organiser la colonie des étudiants russes à Munich, au moyen de tracts, de brochures, etc. Pendant toute cette période, il ne cessa d’assister ses amis russes de ses conseils parfois forts paternels. Il publiait notamment dans la Weltpolitik une mine d’informations sur la Russie et ce bulletin participa activement en 1904 à la campagne social-démocrate en faveur des Russes, déclenchée par les accusations portées contre eux au parlement allemand.

 

La scission intervenue lors du second congrès du POSDR lui fut sans doute communiquée par Potresov. Il tenta alors par tous les moyens de s’informer, écrivant à tous les protagonistes : Potresov, Azelrod, Lenine, etc. Il en parla à mots couverts dans un article critique paru dans la Weltpolitik et prodigua des conseils de modération et de conciliation. Il fit partie lui aussi du plan de campagne de la « minorité » contre Lénine, il était avec Kautsky et Rosa Luxemburg l’une des « autorités » qu’il fallait « lâcher » contre Lénine. Il se prêta d’autant plus à ce plan de bataille qu’il collaborait alors étroitement avec l’un des adversaires acharnés des principes organisationnelles de Lénine (le jeune Trotsky) et que Lénine l’attaquait dans Un pas en avant, deux pas en arrière. Quant à Rosa Luxemburg, elle fut sans doute informée plus tôt que Parvus des événements qui s’étaient produits à Londres dans la mesure où les délégués de son parti, Adolf Warzawski-Warski et Hanecki-Fürstenberg, avaient assisté au début du congrès pour y discuter des modalités d’affiliation de la SDKPiL au POSDR. Son article « les questions de la social-démocratie russe » - parut en même temps dans l’Iskra et dans la Neue Zeit. Elle prenait résolument parti pour la « minorité », attaquant les théories organisationnelles de Lénine, qu’elle qualifiait de jacobines et de blanquistes alors qu’elle citait en exemple la discipline fameuses du SPD. Comme elle passait pour l’experte des affaires russes dans le SPD et était toujours prête à donner des leçons à ceux qui qui prétendaient lui disputer ce rôle, son opinion était depoids et a largement contribué à ruiner la position de Lénine et de la « majorité » déjà précaire, auprès des dirigeants du SPD. Lénine tenta de lui répondre dans la neue Zeit, mais la contribution de Rosa Luxemburg avait, de l’avis de son rédacteur Kautsky, une portée nationale, alors que celle d’un Lénine n’était que spécifiquement russe.

 

Lorsque les social-démocrates allemands tentèrent de dépasser leurs jugements initiaux et de promouvoir l’unification du POSDR0. Lénine et les Bolchéviks estimèrent sans doute qu’il était trop tard, qu’ayant échoué une première fois il leur fallait d’abord acquérir une position de force, et par conséquent modifier et affermir leur tactique.

 

Le rôle et le poids politique de ces intermédiaires entre SPD et POSDR qu’étaient Parvus et Rosa Luxemburg ne sont donc pas négligeables. Car ils ne se bornaient pas à informer les dirigeants ou l’opinion publique social-démocrate allemande, ils intervenaient personnellement dans les conflits dont le centre de gravité se situait alternativement dans le SPD ou le POSDR. Le choix fait en s’engageant dans le mouvement allemand déterminait tout naturellement leur optique et leurs options, et ils acceptaient implicitement, mais à leur corps défendant, la suprématie du SPD.

 

 

Occurences : 10, 11, 35, 52-55, 57-59, 64, 86, 87, 93, 109, 111-112, 114-116, 118, 121, 124-126,128, 132, 133, 125-139, 143, 146, 150, 151, 152, 157, 128-162, 165-168, 219

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 18:27
Le Petit Parisien 17 janvier 1919, Liebknecht et Rosa Luxemburg arrêtés et tués
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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 19:05
http://www.lectura.plus/Presse/show/?id=69SALUTPUBLI-19130824-P-001.pdf&query=&back=%2FPresse%2Fsearch%2F%3Fquery%3Dsalut%2Bpublic%2B1913%26fromDate%3D%26untilDate%3D%26publications%255B0%255D%3D69SALUTPUBLI%26startPage%3D26

http://www.lectura.plus/Presse/show/?id=69SALUTPUBLI-19130824-P-001.pdf&query=&back=%2FPresse%2Fsearch%2F%3Fquery%3Dsalut%2Bpublic%2B1913%26fromDate%3D%26untilDate%3D%26publications%255B0%255D%3D69SALUTPUBLI%26startPage%3D26

24 août 1893 – Le Salut Public – P 1

Journal de Lyon

 

Malgré l'échec complet de la grève générale pour la conquête du B. U. en Belgique, les socialistes allemands vont-ils, à leur tour, tenter d'organiser le grand chômage pour arracher aux pouvoirs publics le S. U. pur et simple dans tous les Etats allemands et notamment en Prusse '! Quelques agitateurs mènent campagne dans ce but, depuis quelques mois ; ils essayent de remuer les masses prolétariennes. Mais les «  officiels », députés, chefs de grandes organisations, directeurs des principaux journaux, sont hostiles à cette idée. Cette opposition, loin de décourager les apôtres de la grève générale, ne fait au contraire que stimuler leur activité. Les « arrivés » ont l'expérience de l'adage bien connu : Un pur trouve toujours un plus pur qui l'épure. Ils sont traités de traîtres ou de quasi traîtres par les meneurs du second degré impatients d'arriver à leur tour, de devenir députés, présidents ou secrétaires de syndicats, directeurs de coopératives et de journaux. On soulève contre eux l'animosité de la foule envieuse et méfiante par une surenchère démagogique. C'est l'éternelle histoire des partis de violence. Après avoir envoyé les Girondins à la guillotine, les Montagnards se décimaient entre eux. M. Jaurès et les doctrinaires de notre parti socialiste se mettent à la remorque des meneurs de la C. G. T. pour n'être pas supplantés par eux, ce qui d'ailleurs ne les empêche pas d'être taxés de modérantisme en attendant que les autres soient assez forts pour les supplanter. Les parlementaires socialistes d'outre-Rhin» sont victimes du procédé dont ils usèrent jadis à l'égard des bourgeois radicaux, dont les socialistes français se sont servis et se servent encore avec succès contre les radicaux-socialistes. A la tête de ceux qui préconisent chez nos voisins la grève générale pour la conquête du S. U. se fait surtout remarquer la citoyenne Rosa Luxemburg. On y trouve aussi quelques rares et obscurs députés. L'un d'eux est le citoyen Lensch, membre du. Reichstag, qui a dû abandonner le poste de rédacteur en chef du journal socialiste de Leipzig, à la suite de démêlées violents avec le parti. Rosa Luxemburg et Lensch ont donné dans plusieurs villes, notamment à Berlin, des meetings en faveur de la grève générale. i->3 discours ae la citoyenne a surtout été un réquisitoire contre la direction du parti et contre ces représentants au Parlement impérial. A ceux-ci, Rosa Luxemburg reproche vivement le vote par lequel ils ont assuré l'adoption de la récente loi militaire. Voilà un grief que personne ne pourra formuler, hélas contre nos démagogues nationaux. Il paraît que les parlementaires socialistes allemands sont hypnotisés par l'idée de former avec les partis libéraux le « grand bloc» rouge contre le petit bloc bleu-noir (conservateurs et Centre). C'est du moins la citoyenne qui le prétend, et elle raille les députés de se laisser, à cause de ce rêve, duper sans cesse par les libéraux. Aussi en vient-elle à cette conclusion qu'il n y a aucun avantage à conquérir sur le terrain parlementaire pour le prolétariat. Celui-ci doit « apparaître lui-même en scène » De là, l'idée de la grève générale, qui ne disparaîtra plus, assure Rosa Luxemburg, des préoccupations de la masse socialiste. Le député Lensch a appuyé l'agitatrice et déclaré qu'il fallait « rompre avec la tactique purement défensive du parti. » D'autres orateurs, peu connus quoique très remuants, ont parlé dans le même sens. Mais il s'est trouvé des contradicteurs qui ont traité d'illusions les espérances de la citoyenne en déclarant avec énergie que la plupart des syndicats refuseraient de se kwoor cette entreprise insensée ou du moins prématurée. M. Edmond Piseher, député au Reichstag, partage cet avis. Dans la revue des « intellectuels », Sozialistischen Monatstets, il raille le bluff que constituerait la tentative de grève générale, qu'il faudrait, dit-il, comparer aux mises en scène du vieux Blanqui : « Permis, écrit-il, de traiter la bureaucratie prussienne de réactionnaire. Mais nous nous exposerions à une grande déception si nous voulions admettre que les pouvoirs publics sont déjà devenus si faibles qu’une grève d'ouvriers les ferait trembler ou même amènerait leur écroulement. En deux semaines, trois au plus, les moyens financiers des grévistes seraient épuisés, les caisses des syndicats vidées, et il ne resterait aux combattants (pour autant qu'ils ne voulussent pas monter sur les barricades) d'autre parti que de retourner au travail. Alors c'en serait fait aussi de notre puissance; et pour beaucoup d'années. Et alors quoi. Les patrons pourraient facilement dicter les conditions de travail et récupérer par le moyen de réductions de salaire le dommage éprouvé pendant la grève. Les organisations ouvrières crouleraient ou seraient condamnées à la faiblesse pour de longues années. » Les chefs du socialisme belge, les parlementaires comme Vandervelde, Destrée, Anseele, raisonnaient ainsi quelques semaines avant le vote de la grève générale. Cela ne les empêcha pas de s'y rallier, d'en paraître même les promoteurs enthousiastes, lorsqu'ils se virent impuissants à arrêter le mouvement. Ils auraient pu répéter un mot célèbre : « Nous sommes leurs chefs, donc il faut que nous les suivions ». En sera-t-il de même pour les parlementaires socialistes allemands ? Non, d'ici de longs mois encore, ils sont trop forts de la leçon beige. Mais il est dans la logique des partis révolutionnaires que les plus violents fassent marcher les autres. Tôt ou tard, les « officiels », les « arrivés » seront débordés. A. VIRIS

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 21:30
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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 20:07
En mémoire de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, Georg Grosz, 1919

Art work details

Original Title :

Zur Erinnerung an Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht

Year of production :

1919

Artist:

George Grosz

Medium :

Ink and wash drawing

Materials:

Ink, Paper

Dimensions :

height: 61.5 cms; width: 44 cms

Credit Line :

Purchased from Fischer Fine Art

Copyright :

Estate of George Grosz, Princeton, N.J. / DACS, 2013

Associated Groups :

Novembergruppe

Tags:

Weimar Republic, Death, Grosz

Rosa Luxemburg and Karl Liebknecht (both 1871-1919) were left wing socialists who formed the revolutionary Spartacus League in Berlin in 1914 in opposition to the First World War. Both were brutally murdered by German troops in January 1919 after the unsuccessful Spartacist uprising against the government. Grosz commemorates this savage act by depicting justice as a ghost trailing a bloodstained robe across the open coffins of the two victims.

George Grosz was a radical artist and caricaturist who satirised capitalist society and its values through incisive graphic art. Grosz, Otto Dix and Max Beckmann formed the principal trio of left wing New Objectivity artists. His political activism led to his emigration from Germany to America in 1933.

 

http://www.germanexpressionismleicester.org/leicesters-collection/artists-and-artworks/george-grosz/in-memory-of-rosa-luxemburg-and-karl-liebknecht/

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 19:51
Portrait of Karl Kautsky by Rosa Luxemburg, 1907

 

Rosa Luxemburg spent most of the last three years of her life in prison in Berlin ...  These three years in prison provided Rosa the only ”free” time in her life during which she was able to write, but also to dedicate herself to another great passion- her talent for expressing her sense of beauty.  She was a born artist who preferred sketching and drawing to painting.  As far as anyone knew, she had no special training in art.  She just had a great need to paint or sketch every tree or flower that she admired, as well as many pets of her friends.  According to her school records of the Women’s Gymnasium in Warsaw from which she graduated in 1887, she received the highest marks and accolades for her exquisite artwork.  There may still be some other paintings by Rosa somewhere in Europe, which have not been attributed to her so far.  But we do know of one- the wonderful portrait Rosa drew of the young son Karl Jr. of her closest friends Karl and Louise Kautsky, when he was just sixteen years old.  The likeness Rosa achieved is incredible! The painting has always remained in their family and serves as the living proof of Rosa’s exceptional talent.

The hundreds of amazing letters that Rosa wrote to her many beloved friends, have been carefully preserved by them and eventually were published in a rare collection.  They provide a wealth of information about her activities, particularly during her prison years, when she had time to write.  She describes her intense work schedule, the many hours of everyday she spent at her desk writing, sometimes lifting her eyes to glance through the window above the desk to observe the view of the prison courtyard where a lilac bush was growing that she had planted there herself.  She enjoyed many privileges in the prison due to her astonishing ability to form deep friendships with the working class people (in this case- the prison guards). She actually made the most of her time there by reading an incredible selection of varied literature, political as well as classical, polemics as well as poetry.

We get a sense of her physical suffering from various ailments, and her mood swings.  We also find many expressions of her profound knowledge of plants and the animal kingdom.  She was particularly fond of birds, which she loved to watch from her prison window.  She was even able to care for a few wounded ones in her little cell.  The guards would provide her with birdseed and other things she needed for them.

One great truth emerges again and again from the letters- the deepest roots of Rosa’s revolutionary activities come from her all-encompassing love for all living creatures.

The “other” Rosa Luxemburg, not the fiery political leader, only her closest friends ever really had the chance to know intimately.  The letters she had written to them are all we have to give us a clear picture of her inner self.  More than anything else, she wanted to be good- to help all those in need- that was the longing in her soul in all the days and nights she spent in loneliness in prison.

 

 

Rosa bore this suffering with the dame courage and strength that had accompanied this small and insignificant looking woman throughout her whole life.  Her empathy with all the oppressed of the world touches us deeply, as she describes some small acts of mercy she carried out to help the disadvantaged, be they humans or animals.

 

said, “This is most important: to be simply and unaffectedly good; that alone can solve everything and bind us all together more effectively than mere cleverness!”Rosa

 

 

 

 

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Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009