Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

Rechercher

Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 17:36
Congrès de Bâle 1912 - Déclaration officielle

« Si une guerre menace d’éclater, c’est un devoir de la classe ouvrière dans les pays concernés, c’est un devoir pour leurs représentants dans les Parlements, avec l’aide du Bureau international, de faire tous leurs efforts pour empêcher la guerre par tous les moyens qui leur paraissent les mieux appropriés, et qui varient naturellement selon l’acuité de la lutte des classes et la situation politique générale.

« Au cas où la guerre éclaterait néanmoins, ils ont le devoir de s’entremettre pour la faire cesser promptement et d’utiliser, de toutes leurs forces, la crise politique et économique créée par la guerre, pour agiter les couches populaires les plus profondes et précipiter la chute de la domination capitaliste.

« Le dépassement de l’antagonisme entre l’Allemagne d’une part, et la France et l’Angleterre d’autre part, permettrait d’éliminer le plus grand danger pour la paix mondiale, d’ébranler le pouvoir tsariste qui exploite cet antagonisme, de rendre une attaque de l’Autriche-Hongrie contre la Serbie impossible et de sécuriser la paix dans le monde. Tous les efforts de l’Internationale, par conséquent, doivent être dirigés vers ce but. (…)

« Il [le Congrès] appelle les travailleurs de tous les pays à opposer la puissance de la solidarité internationale du prolétariat à l’impérialisme capitaliste. Il met en garde les classes dirigeantes de tous les Etats de ne pas augmenter par des actes de guerre la misère des masses provoquée par le mode de production capitaliste. Il exige la paix avec force. Que les gouvernements se souviennent que dans l’état actuel de l’Europe et avec l’atmosphère présente parmi la classe ouvrière, ils ne peuvent pas déclencher de guerre sans se mettre eux-mêmes en danger. Qu’ils se souviennent que la guerre franco-allemande a été suivie par la flambée révolutionnaire de la Commune, que la guerre russo-japonaise mit en mouvement les énergies révolutionnaires des peuples de l’Empire russe, que la course aux armements militaires et navals a donné à la lutte de classe en Angleterre et sur le continent une netteté inouïe et a déclenché une grande vague de grèves. Ce serait folie pour les gouvernements de ne pas se rendre compte que l’idée même de la monstruosité de la guerre mondiale susciterait inévitablement l’indignation et la révolte de la classe ouvrière. Aux yeux des prolétaires c’est un crime que de s’entre-tuer au profit du gain capitaliste, de la rivalité dynastique et de la floraison des traités diplomatiques.

« Le prolétariat est conscient d’être en ce moment porteur de tout l’avenir de l’humanité. Le prolétariat a utilisé toute son énergie pour empêcher l’annihilation de la fleur de tous les peuples, menacée par toutes les horreurs de l’assassinat de masse et de la famine.

« Le Congrès en appelle donc à vous, prolétaires et socialistes de tous les pays, pour faire entendre votre voix en cette heure décisive! Proclamez votre volonté sous toutes les formes et en tous lieux ; protestez de toutes vos forces dans les parlements ; unissez-vous dans de grandes manifestations de masse ; utilisez tous les moyens que l’organisation et la force du prolétariat met à votre disposition! Veillez à ce que les gouvernements soient constamment tenus au courant de la vigilance et de la soif passionnée de paix de la part du prolétariat! Opposez le prolétariat de la paix et de la fraternité des peuples au monde capitaliste d’exploitation et d’assassinat de masse! »

Partager cet article
Repost0
9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 15:51
Assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht - Le petit Parisien, 17 janvier 1919

A CONSULTER SUR GALLICA

Partager cet article
Repost0
9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 14:11
Partager cet article
Repost0
3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 15:33
Rosa Luxemburg. "Le parlementarisme bourgeois n'est en effet une force politique réelle que quand il existe entre l’aristocratie féodale et la bourgeoise de véritables contradictions de classe ..."

En 1913, à Saverne en Alsace, des militaires s'en prennent à la population civile. S'en suivent des incidents graves. Lorsque les militaires sont jugés, ils sont acquittés. Le Reichstag vote pour la première fois une motion de censure contre le pouvoir impérial qui n'en tient aucun compte. Rosa Luxemburg analyse dans un article en janvier 1913, à cette occasion, le rôle du parlement dans la société capitaliste. Ceci est directement transposable aujourd'hui.

La revanche à venir

 

 

Elle commence par une analyse de la situation révélée par ces événements :

 

« L’histoire a toujours été, en politique, le plus grand des professeurs. L’histoire contemporaine, cependant, nous offre une leçon plus claire que jamais.

 

Cette décision du pouvoir s’inscrit dans une longue série d’attaques contre les droits en Allemagne même et dans le cadre de la politique mondiale. Qu’ont montré les événements de ces derniers jours ? Qu’ont montré les  militaires qui ont pu piétiner la population civile, les tribunaux militaires qui se moquent du chancelier, le chancelier qui écarte d’un geste la motion de censure de la représentation du peuple, enfin le régime personnel qui fait un pied de nez à tout le pays, quand la dictature décore la soldatesque ? Ils ont montré en l’espace de peu de jours, que la loi et le droit ne sont plus en Allemagne que du vent.

 

Mais les événements de Saverne n’ont pas créé cet état de fait. Ils n’ont fait que dévoiler et braquer la lumière sur ce qu’était devenue la situation sans ces faits et avant eux. La domination sans fard et sans gêne de la réaction militaro-absolutiste, son attitude provocatrice sans précédent ne sont que le revers d’un autre phénomène. Ils signifient l’élimination totale du libéralisme de la vie publique en Allemagne, le renoncement définitif de l’opposition bourgeoise.  Après que les défenseurs du progrès libéral ont échoué à de multiples reprises en tant que porteur du progrès, la bourgeoisie allemande a pris congé maintenant aussi de son rôle de garant de ce dérisoire État constitutionnel, du constitutionnalisme allemand … ."

 

Rosa Luxemburg analyse ensuite le recours à un texte de 1820, une lettre patente qui indique qu’en cas de carence des autorités civiles, l’armée est habilitée à maintenir l’ordre. Le recours au texte de 1820 est pour elle  hautement symbolique. 

 

"L’esprit d’avant 48 règne maintenant en Allemagne et le parlement allemand, dans son rôle politique et sa fonction historique, se rapproche de plus en plus de la Douma russe. La dialectique historique sait de nouveau fondre les contradictions brutales du bric à brac formel du libéralisme : l'absolutisme et le parlementarisme, en  une synthèse originale, faisant du parlementarisme la fragile feuille de vigne de l’absolutisme militaire.

 

Le parlementarisme bourgeois n’est en effet une force politique réelle que quand il existe entre l’aristocratie féodale et la bourgeoise de véritables contradictions de classe. Quand au contraire les conditions du développement historique conduisent à fondre ensemble la bourgeoisie capitaliste et les Junkers féodaux du fait d’intérêts de classe supérieurs, disparaît alors le fondement politique du parlementarisme. Et le moment où cet état de décomposition apparaît au grand jour n’est que l’effet de circonstances particulières. »

 

Elle décrit les étapes successives de cet affaiblissement du parlementarisme en Allemagne.

 

1877 : la loi sur les tarifs douaniers

Les lois antisocialistes

1899 : le soutien du Zentrum à la grande loi sur la marine

1902 : Les tarifs de la faim

1913 : le budget impérialiste

 

« Chaque année, chaque grand projet de loi, chaque nouveau pillage contre le peuple a conduit depuis les années 70 les Nationaux-libéraux, le Zentrum, le Freisinnige Partei dans le camp de la réaction … .

 

Et aujourd’hui nos braves héros libéraux s’étonnent, se frottent les yeux quand l’absolutisme et les Junker leur assènent une gifle retentissante ! Ils pensaient pouvoir ensemble paisiblement et à leur manière exploiter le prolétariat en gérant avec les Junkers l’Etat constitutionnel et ils n’ont pas vu les Junkers et l’absolutisme grignoter l’Etat constitutionnel de l’intérieur. Ces petits anges, inconscients du danger, n’ont pas compris qu’un parlement bourgeois sans opposition bourgeoise est un non sens, qu’une représentation bourgeoise qui vote à l’unanimité, constamment, le budget et approuve docilement tous les projets proposés par du gouvernement, n’est qu’un théâtre de marionnettes politique, qu’un État constitutionnel sans combat de classe bourgeois est un coquille vide, qui peut être piétinée pour passer le temps par n’importe quelles bottes de la soldatesque.

 

Ce qui apparaît au grand jour avec les événements qui se sont passés à et autour de Saverne, c’est le résultat de l’évolution logique d’un demi-siècle de production capitaliste en Allemagne. La réaction absolutiste et des Junkers ne tient plus compte de l’opposition bourgeoise. Mais elle ne tient pas compte encore de l’opposition prolétarienne. L’inefficacité d’une opposition seulement parlementaire est apparue définitivement. Mais la réaction n’a pas encore vécu l’efficacité de la résistance des masses. C’est ce qui donne son caractère particulier à la situation en Allemagne et à son intolérable pression. C’est ce qui explique la vanité et l’attitude provocatrice de la réaction.

 

Et de fait, aujourd’hui, tout ou presque est en jeu : après la sécurité publique et les droits individuels mis en état de siège, la paix internationale menacée par l’aventurisme et les gesticulations de la soldatesque dominante, le droit d’association contre lequel se prépare un attentat, bientôt ce sera le tour du suffrage universel. Après l’épreuve de force de Saverne, la vieille garde des ennemis du suffrage universel au Reichstag n’a plus besoin de se gêner.

 

Mais cette élimination définitive de l’opposition bourgeoise a pour seule conséquence que l’affrontement entre la réaction et la masse des travailleurs devient de plus en plus proche et implacable. C’est justement l’effondrement brutal de l’état constitutionnel et du parlementarisme qui conduira les travailleurs à aller chercher aux racines de leur pouvoir pour protéger le droit et la loi. Nous n’avons pas besoin et nous ne voulons pas de catastrophes.  Ce sont les classes dominantes qui poussent aux catastrophes, l’Allemagne en est un exemple classique. En piétinant l’opposition bourgeoise, en humiliant au plus profondément le parlement, en détruisant toutes les garanties apportées par le droit, la situation actuelle conduit à ce que l’affrontement du prolétariat et de la réaction ne se passe plus dans le cadre étroit et mouvant du droit parlementaire …..

 

La revanche face au triomphalisme actuel, la réaction peut l’attendre en Allemagne seulement du prolétariat, c’est sûr, mais c’est « mortellement sûr ». Ce combat gagnera en profondeur et en étendue car il sera mené sur tous les fronts par le prolétariat conscient. Comme l‘a dit Marx … La classe ouvrière ne peut pas se battre pour L’État constitutionnel bourgeois, sans imprimer à ce combat son caractère de classe révolutionnaire.

 

Le fait que les représentant de la dictature militaire absolutiste dans leur triomphe sauvage contre l‘ordre bourgeois se précipitent à bride abattue vers un affrontement avec la masse ouvrière et accélèrent ainsi le cours des choses, qui aboutira conformément à la logique historique à notre victoire, montre qu’eux aussi ne sont qu’une partie de ces forces, qui toujours veulent du mal mais souvent apportent le bien.

Die künftige Revanche

Sozialistische Korespondenz, 20 janvier 1914. N° 9

Gesammelte Werke, Tome 3, P 376 à 379

Traduction Dominique Villaeys-Poirré – juin 2018 (en cours)

 

Source : http://comprendreavecrosaluxemburgdocumentsetdossiers.over-blog.com/2018/06/apres-saverne-un-article-de-rosa-luxemburg-la-revanche-a-venir.htm

Partager cet article
Repost0
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 17:41
1er mai 1914. En France.

1er mai 1914. En France.

Mais il  y a encore d’autres éléments qui montrent combien l’idée des camarades de Hambourg est parmi les plus erronées auxquelles l’on pouvait s’attendre.

 

Au centre de la vie politique et du combat de classe en Allemagne se trouve aujourd’hui le militarisme et le combat pour la paix mondiale.

 

Le 1er mai est une manifestation tout autant pour la journée de huit heures que pour la paix mondiale.

 

Extrait de l'article "Die verkehrste Taktik" paru Dans la Sozialistische Korrespondenz, le 18 juillet 1914, N° 82.

Partager cet article
Repost0
11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 11:46
http://www.rosa-luxemburg.com/wp-content/uploads/2017/04/marx200-motiv.png

http://www.rosa-luxemburg.com/wp-content/uploads/2017/04/marx200-motiv.png

En cette année du trentième anniversaire de la mort de Marx et du cinquantième anniversaire de la naissance de l’action de Lassalle, la classe ouvrière allemande a toutes les raisons de témoigner sa gratitude à ses trois grands maîtres, dont l’œuvre historique est indissociable. Les décennies écoulées ont élargi de manière infinie notre champ d’action, ont décuplé nos rangs, mais elles ont aussi augmenté immensément nos tâches. La maturité capitaliste que Marx a étudiée et décrite dans les années 60 à partir de l’exemple anglais, apparaît maintenant comme l’enfance malhabile et balbutiante, mesurée à la domination actuelle du capital qui s’étend sur le monde entier et à l’audace désespérée de sa phase finale impérialiste aujourd’hui. Et le libéralisme bourgeois, dernier souffle exhalé par le monde capitaliste, et auquel Lassalle arracha, il y a cinquante ans, de ses mains de vieillard sénile, le sceptre de la direction de la classe ouvrière, apparaît comme une sorte de titan respirant la force, comparé au cadavre en décomposition qu’il est aujourd’hui. L’évolution historique sous toutes ses formes a donné aux enseignements théoriques et politiques des maîtres du socialisme historique une brillante confirmation. Et aujourd’hui, au milieu des délires et convulsions sanglantes de l’impérialisme surarmé et assassin des peuples, approche de plus en plus clairement l’heure où se réalisera la conclusion du Capital de Marx :

 

« A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grandissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés »

 

C'est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, nous devons unir dans la pratique, ce que ces maîtres nous ont laissé de plus précieux : l’approfondissement théorique, pour guider notre combat quotidien en appliquant cette conception de manière ferme et l’énergie résolument révolutionnaire dans l'action, pour que les temps mémorables qui nous attendent ne trouvent pas devant eux un organisme sans force.

 

Leipziger Volkszeitung, 14 mars 1913, N° 60

GW, Tome 3, P 178 – 184

 

La traduction de la citation de Marx est reprise du site marxist.org

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-32.htm

Le Capital - Livre premier- Le développement de la production capitaliste - Karl MARX - VIII° section : L'accumulation primitive - Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Partager cet article
Repost0
6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 10:17
Histoire du 1er mai

Histoire du 1er mai

Les morts du capital

Les morts du capital

Partager cet article
Repost0
6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 09:30
Un document : 14 juillet 1914. Article dans la Frankfurter-Zeitung à propos du procès intenté contre Rosa Luxemburg qui avait dénoncé les sévices dans l'armée.

Frankfurter Zeitung vom 14.07.1914. Drittes Morgenblatt, Seite 2. So berichtete die Zeitung vor 100 Jahren.

 

Die Frankfurter Sozialdemokratie hatte für gestern Abend in den großen Saal des Kaufmännischen Vereins eine Versammlung einberufen, in der Rechtsanwalt Dr. Levi, einer der Verteidiger in dem Prozeß, den der Kriegsminister wegen Beleidigungen der deutschen Armee gegen Frau  Rosa Luxemburg angestrengt hat, über den bisherigen Verlauf des Prozesses und die Soldatenmißhandlungen in der deutschen Armee sprach. Er warf dem Kriegsminister vor, daß er im Berliner Gerichtssaal vor der kleinen Genossin Rosa Luxemburg die Flucht ergriffen habe, wie die preußische Armee im Jahre 1806 und rief aus: „Und wenn der Kriegsminister die Wahrheit nicht aus einem Munde im Berliner Gerichtssaal hören wollte, so soll er es jetzt in ganz Deutschland tausendfach hören: daß tagtäglich in den deutschen Kasernen Soldaten von ihren Vorgesetzten mißhandelt werden.

 

Der Redner erging sich dann noch in längeren Ausführungen über die Soldatenmißhandlungen in der Armee und meinte zum Schluß: Der tiefere Grund der Soldatenmißhandlung liegt darin, daß das deutsche Volksheer in zwei Jahren zu einem Kadavergehorsam erzogen werden muß, in dem die Soldaten schließlich auf Vater und Bruder schießen. Die Erziehung zum Kampf gegen den inneren Feind hat Reichskanzler Graf Caprivi im Reichstage selbst als den Hauptgrund für eine möglichst straffe militärische Disziplin angegeben. Deshalb werden wir, wenn wir die Soldatenmißhandlungen beseitigen, auch die Möglichkeit beseitigen, deutsche Soldaten dazu zu erziehen, auf ihre deutschen Landsleute zu schießen. Und dann fällt der Gegenwärtige Staat zusammen wie ein Kartenhaus. Auch aus deutschen Soldatenkehlen muß der Ruf erklingen: Nieder mit der Sklaverei, es lebe die Freiheit! Der Kriegsminister hat den Prozeß gegen einen Redakteur des „Vorwärts“, der unter derselben Anklage stand, wie Rosa Luxemburg, niederschlagen lassen. Er will das Zeugnis der Lebenden nicht hören. Aber es wird auch die Stunde kommen, wo er dieses Zeugnis wird hören müssen. – In der Diskussion ergänzte noch Reichstagsabg. Dr. Quarck die Ausführungen des Referenten, worauf der Vorsitzende Wittich um 11 Uhr die Versammlung mit einem Hoch auf die Sozialdemokratie schloß.

 

 

Partager cet article
Repost0
29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 10:52
Le massacre de Wounded Knee 1890. Voir l'illustration sur wikipedia

Le massacre de Wounded Knee 1890. Voir l'illustration sur wikipedia

"Mais il en va ainsi de l’histoire. Je sais parfaitement que la « justice » ne passera jamais et qu’il faut accepter tout cela. Je me souviens encore combien j'ai pleuré à chaudes larmes, alors que j’étais étudiante à Zurich, à la lecture de l’ouvrage du Professeur Siber «Esquisse des civilisations économiques originelles» décrivant l’éviction et l’extermination systématiques des Peaux-Rouges d’Amérique par les Européens, et que je serrais les poings de désespoir non seulement parce qu’une telle chose avait été possible, mais aussi parce qu’elle était restée impunie, qu’elle n’avait été ni vengée, ni punie, qu'on ne leur avait pas rendu la pareille. Je tremblais de douleur à l’idée que tous ces Espagnols, ces Anglo-américains étaient depuis longtemps morts, rongés par les vers et que l’on ne pouvait les ressusciter, afin de leur infliger toutes les atrocités qu’ils avaient fait subir aux Indiens.  Mais ce sont des enfantillages …"

 

Lettre à Sophie Liebknecht,16 novembre 2017 (extrait), Gesammelte Briefe, Dietz Verlag, Tome 5, P 323. Traduction Dominique Villaeys-Poirré. A propos de cet extrait : Rosa Luxemburg écrit à Sonia Liebknecht un long passage à propos des responsables de la guerre de 14 et avec prescience décrit l'impunité dont ils jouiront à la fin du massacre. Elle termine par cette comparaison avec les crimes colonialistes dont elle a une conscience aiguë, conscience qui traverse toute sa pensée et son action dès les toutes premières années. Voir aussi :  sur Dossiers et documents

Partager cet article
Repost0
22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 10:01
https://mondeagora.wordpress.com/limperialisme-dominant-au-debut-du-xxe-siecle/

https://mondeagora.wordpress.com/limperialisme-dominant-au-debut-du-xxe-siecle/

Adossée à une approche marxiste rigoureuse, Rosa Luxemburg est l'un des principaux penseurs de l'impérialisme. Dès les années 90, elle élabore une pensée du capitalisme dans sa phase de développement mondial. Et passe de la notion de Weltpolitik (politique mondiale) à celle d'impérialisme.

 

Ses premiers articles signés ego en 1898, ses articles à la même époque sur la guerre hispano-américaine la question d'Orient ou le dépeçage de la Chine montrent sa compréhension de ce qui se joue au niveau économique et politique dans le monde : les déplacements d'influence sur le plan mondial, la montée de puissances comme l'Allemagne et les Etats-Unis, le développement des cartels et très rapidement la montée du militarisme, la construction de marines puissantes, les conflits liés à la deuxième conquête colonialiste du monde.

 

Elle élabore dans ses écrits économiques, une analyse du fonctionnement du capitalisme.

 

Et elle combat de toute la force de sa pensée et de ses engagements cet impérialisme qui mènera à la boucherie mondiale mettant en avant ce qui seul pouvait lutter contre ce développement impérialiste, la lutte des classes, l'Internationale.

 

Introduction à une nouvelle page consacrée à l'impérialisme sur le blog "Dossiers et documents de Comprendre avec Rosa Luxemburg" http://comprendreavecrosaluxemburgdocumentsetdossiers.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0

Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009