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Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

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Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 18:14
Les assassinats de Rosa Luxemburg et de la Commune - Les semaineS sanglanteS - "Ces classes possédantes crient depuis toujours à la violence et à la terreur … des esclaves"
"Les classes possédantes, qui, en mille ans d’histoire, à la moindre rébellion de leurs esclaves, n’ont reculé, devant aucun acte de violence et aucune infamie afin de protéger ce qui constitue le garant de “l’Ordre”: la propriété privée et la domination de classe, ces classes possédantes crient depuis toujours à la violence et à la terreur … des esclaves". Rosa Luxemburg  "Un jeu dangereux" - Die Rote Fahne 24 novembre 1918

En hommage à la Commune en cette semaine sanglante.

NE PAS OUBLIER.

Les massacres et les assassinats sont la réaction de la bourgeoisie à toutes les tentatives révolutionnaires dans l'histoire comme aujourd'hui. Et quand cela ne suffit plus, il reste toujours à la bourgeoisie le recours au fascisme. DVP

Les assassinats de Rosa Luxemburg et de la Commune - Les semaineS sanglanteS - "Ces classes possédantes crient depuis toujours à la violence et à la terreur … des esclaves"

Les parallèles entre mai 1871 et janvier 1919 sont innombrables. En novembre 1918, dans un article "Un jeu dangereux", Rosa Luxemburg dénonce les menées de la social-démocratie, de la réaction et des corps francs réunis qui accusent les révolutionnaires socialistes de préparer un coup d’État, de menées subversives Leur but : préparer les esprits à l'assassinat de la révolution.

 

Pour cela, Rosa Luxemburg s'appuie entre autres sur l'expérience de  la Commune et la dénonciation par les classes possédantes de l'époque de ses "atrocités" et de la "violence":

"Qui n’est pas écœuré d’entendre les gardiens du Capitole de l’anarchie bourgeoise, ceux là-même qui ont transformé en quatre ans l’Europe en un champ de ruines, crier à «l’anarchie» de la dictature des prolétaires! … Les classes possédantes, qui, en mille ans d’histoire, à la moindre rébellion de leurs esclaves, n’ont reculé, devant aucun acte de violence et aucune infamie afin de protéger ce qui constitue le garant de “l’Ordre”: la propriété privée et la domination de classe, ces classes possédantes crient depuis toujours à la violence et à la terreur … des esclaves. Les Thiers et Cavaignac qui avaient assassiné des dizaines de milliers de prolétaires parisiens, hommes, femmes et enfants, lors du massacre de juin 1848, ont ensuite submergé le monde de leurs gémissements à propos des prétendues 'atrocités' de la Commune de Paris. …"

 
Elle dénonce leur jeu qui se vérifiera lors de la semaine sanglante de mi-janvier à Berlin :

"Mais il y a en a d'autres, qui ont un besoin pressant de faire régner aujourd’hui le terrorisme, le règne de la terreur, l’anarchie, ce sont ces Messieurs les Bourgeois, ce sont tous les parasites de l’économie capitaliste, qui tremblent pour leurs biens et leurs privilèges, leurs profits et leurs pouvoirs. Ce sont eux qui mettent sur le dos du prolétariat socialiste des menées anarchistes fictives, des prétendus projets de putsch, afin de faire déclencher au moment opportun par leurs agents, de véritables coups d’État, une réelle anarchie, pour étrangler la révolution prolétarienne, pour faire sombrer dans le chaos la dictature socialiste et ériger pour toujours sur les ruines de la révolution la dictature de classe du capital."

 

Peu après cet article, la ville se couvrait d'affichettes appelant à l'assassinat des "leaders" spartakistes. Et Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, faits prisonnierE, et trois mois plus tard Leo Jogiches, seront assassinéEs.

La seule réponse de la bourgeoisie à l'aspiration à une autre monde - lors de la Commune comme lors de la révolution allemande - sont toujours hier comme aujourd'hui : les massacres et les assassinats.

Les assassinats de Rosa Luxemburg et de la Commune - Les semaineS sanglanteS - "Ces classes possédantes crient depuis toujours à la violence et à la terreur … des esclaves"
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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 20:24

Ce documentaire réalisé par une chaine de télévision allemande en 1966 se concentre sur les responsables militaires. En ce sens, il est incomplet mais donne de nombreuses informations.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 13:32
L'assassinat de Leo Jogiches, le plus proche camarade de Rosa Luxemburg et l'un des principaux animateurs du courant révolutionnaire, le 10 mars 1919. Abattu comme elle et comme K. Liebknecht, alors qu'il avait été arrêté par les troupes gouvernementales et les corps francs sous la direction de Noske, dirigeant social-démocrate.

Lors des journées révolutionnaires de mars 1919, il y a eu plus de 1200 victimes. Dès le 3 mars, Noske, ministre de l'intérieur social-démocrate avait décrété l'état d'urgence à Berlin et possédait donc les pleins pouvoirs. Comme en janvier, il s'appuyait sur les corps francs et les troupes gouvernementales. Peu de jours après, il donnait à ces troupes l'ordre d'abattre toute personne porteuse d'une arme suite à l'annonce de la mort de plusieurs dizaines de policiers, information qui s'est révélée totalement fausse. Cet ordre est resté en vigueur jusqu'au 16 mars.

 

Le 10 mars, dans le cadre de cette traque, Leo Jogiches était arrêté et abattu d'une balle dans le dos, sous prétexte de tentative de fuite. Auparavant, il avait été si maltraité qu'il en était défiguré comme en témoigna Mathilde Jacob, qui se rendit à la morgue.

 

Abattus comme des "chiens", comment peut-on dire autrement, Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht et Leo Jogiches l'ont été alors qu'ils étaient arrêtés et sans armes.

 

Comme le dit Clara Zetkin dans sa lettre écrite quand elle a appris la mort de Rosa Luxemburg et Karl  Liebknecht, ces exécutions ont tout de l'exécution d'un contrat.

 

Il fallait en fait faire taire ces voix lumineuses et ce qu'elles représentaient au sein du mouvement ouvrier, de capacités de penser, de volonté de lutter, d'humanisme et de sensibilité.

 

Il fallait de fait juguler toute tentative révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 10:44
Ils ont été abattus comme des chiens, Il faut le dire, il faut mettre les mots. Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches ont été abattus comme des chiens.Ils ont été abattus comme des chiens, Il faut le dire, il faut mettre les mots. Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches ont été abattus comme des chiens.Ils ont été abattus comme des chiens, Il faut le dire, il faut mettre les mots. Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches ont été abattus comme des chiens.

Cela fait trente-cinq ans que je côtoie Rosa Luxemburg et par son intermédiaire tout le courant révolutionnaire qui finira par se structurer en un petit groupe cohérent, L'Internationale" au moment du ralliement de la social-démocratie à la boucherie mondiale, puis dans le courant spartakiste, qui prônera une révolution sur des bases de classe.

 

Trente-cinq ans que je vibre à leur sensibilité, à leur intelligence, à leur conscience, à leur courage.

 

Et je suis écoeurée par ce consensus mou qui aujourd'hui traverse l'hommage rendu par ceux-là même qu'elle a toujours combattus, et qui tait ce qui s'est véritablement passé.

 

Qui ne met pas les mots sur l'horreur des faits.

 

Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches ont été abattus comme des chiens. Ils avaient été arrêtés sans armes, ils ont été exécutés sans aucun procès, ils ont été abattus pour Rosa Luxemburg d'un coup de crosse, Liebknecht exécuté à bout portant, Leo Jogiches d'une balle dans le dos, tous les trois alors pourtant entre les mains des forces de "l'ordre" sur lesquelles s'appuyait la social-démocratie pour assassiner la révolution qu'elle craignait tant.

 

De ce magnifique groupe qui constituait en pleine guerre l'Internationale, et avec la mort de Franz Mehring qui s'éteint foudroyé après la mort de ses deux amis, il ne va rester comme figure connue que Clara Zetkin, dont on ne peut imaginer comment elle a pu survivre à ces meurtres, à cette barbarie, le corps de Rosa Luxemburg même pas retrouvé encore au moment de son inhumation.

 

Les mots, il faut les dire, pour que personne ne l'ignore plus. Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches ont été abattus comme des chiens.

 

Dominique Villaeys-Poirré

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 16:02
L'assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht dans la presse française (4). Le Populaire, A Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, martyrs!

A consulter sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8172059/f1.image.r=rosa%20luxemburg%201919rosa%20luxemburg

Le Populaire est un journal socialiste français. Le 1er mai 1916, Le Populaire, journal revue hebdomadaire de propagande socialiste et internationaliste est fondé par des socialistes minoritaires (hostiles à la guerre) grâce au soutien de la fédération de la Haute-Vienne, propriétaire depuis 1905 du quotidien Le Populaire du Centre. Jean Longuet, petit-fils de Karl Marx, en est le premier directeur politique avec Maurice Delépine comme responsable de la rédaction, le limousin Léon Berland étant administrateur. Le journal se transforme en quotidien parisien du soir le 11 avril 1918. Le Populaire est diffusé de 20 à 50 000 exemplaires en 1919, avec l'appui des Amis du Populaire et la fête du Populaire à Garches. Le Populaire devient en 1921, après le ralliement de L'Humanité au parti communiste, majoritaire au congrès de Tours, l'organe de la SFIO, mais dès l'année 1920 il a beaucoup perdu de son audience. (source Wikipedia)

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 18:38
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6468229g/f3.image.r=karl%20liebknecht

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6468229g/f3.image.r=karl%20liebknecht

Vous pouvez consulter cet article (et le journal) sur Gallica :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6468229g/f3.image.r=karl%20liebknecht

Hebdomadaire du Parti communiste 1925/1930

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 17:24
L'assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg dans la presse française (2) - Le petit Parisien, 18.01.1919
Les "embarras" de la version officielle concernant la mort de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, notés par la presse. Le mensonge du lynchage entre autres est toujours présent, mais la réalité se fera peu à peu jour.
Dans cet article aussi, l'annonce d'arrestations d'autres militants comme Käte Duncker et les perquisitions ...

 

A consulter sur le site Gallica. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5667793/f3.item

Le Petit Parisien est un quotidien qui a paru entre 1876 et 1944. Fondé par  Louis Andrieux, député radical, il est repris par la famille Dupuy et ne se situe plus à gauche. Il a un tirage de plus de deux millions à la fin de la première guerre mondiale, au moment de parution de cet article. source Wikipédia.

 

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 19:25
Revolution“ – Warum Luxemburg und Liebknecht ermordet wurden. Une analyse et un des derniers textes de Annelies Laschitza

 

„Sie verkörperten die Revolution“ – Warum Luxemburg und Liebknecht ermordet wurden

Sie haben nur eine geringe Rolle bei den Ereignissen und Aktivitäten in der Novemberrevolution 1918 und darauf gespielt. Dennoch haben die Gegenkräfte gerade sie ins Visier genommen: Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht. Beide Sozialisten haben das mit dem Leben bezahlt. Die Gründe dafür hat die Historikerin Annelies Laschitza im Gespräch erläutert.„Es wäre alles genauso verlaufen, wenn es sie gar nicht gegeben hätte.“ So schätzte der Historiker Sebastian Haffner 1969 in seinem Buch "Die cerratene revolution" die Rolle von Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht in den Ereignissen in Deutschland ab dem 9. November 1918 ein. Beide hätten „wenig oder nichts“ dazu beigetragen und mit ihren mündlichen und schriftlichen Agitationen und Aufklärungen nichts bewirkt, so Haffner. „Sie waren nicht die Führer einer deutschen bolschewistischen Revolution, nicht die Lenin und Trotzki Deutschlands.“ Sie hätten das auch gar nicht sein wollen.Doch beide verkörperten „wie niemand sonst in den Augen von Freund und Feind die deutsche Revolution“, schrieb Haffner, was wohl bis heute gelten kann. Für die Historikerin Annelies Laschitza ist der Mord an Luxemburg und Liebknecht der Gegenbeweis für die Behauptung, dass die beiden linken Sozialdemokraten – kurz vor ihrem gewaltsamen Tod Mitbegründer der Kommunistischen Partei Deutschlands (KPD) – auf das reale Geschehen einflusslos gewesen seien.

 

Durch die Revolution befreit

Laschitza (Jahrgang 1934) beschäftigt sich seit etwa 50 Jahren mit dem, was die Politikerin und Theoretikerin Rosa Luxemburg an Texten und Schriften sowie Spuren hinterlassen hat. Laschitza ist die renommierteste Expertin zu dem Thema und kann auf zahlreiche Publikationen verweisen, so auf die Mitherausgeberschaft der "Gesammelte Werke" von Rosa Luxemburg, so 2018 mit dem ersten und zweiten Halbband von Band 7 der Werksausgabe.

Luxemburg war erst am 9. November 1918 aus der „Schutzhaft“ in der Festung Breslau entlassen worden. Schon deshalb konnte sie keinen aktiven Einfluss auf die damaligen Geschehnisse nehmen. „Die Revolution in Breslau hat sie aus ihrem Gefangenen-Dasein befreit“, so Laschitza. Sie habe zuvor in mehreren Briefen an ihre Freundinnen bedauert, dass Philipp Scheidemann, SPD-Minister in der letzten kaiserlichen Regierung, per Anordnung nur Karl Liebknecht und andere politische Gefangene Ende Oktober, aber nicht sie entließ.

Der Weg nach Berlin sei für Luxemburg noch beschwerlich gewesen, da das Auto, das sie abholen sollte, es nicht rechtzeitig nach Breslau schaffte. So sei die Sozialistin allein mit dem Zug in die deutsche Hauptstadt gefahren – und habe deshalb all ihre Unterlagen in Breslau zurücklassen müssen. Nach diesen werde bis heute gesucht, erzählte Laschitza.

 

Wirkung durch das Wort

Luxemburg habe dann in Berlin sofort die Redaktion der „Roten Fahne“ aufgesucht, wo sie begonnen habe, die revolutionären Ereignisse zu analysieren und per Wort zu begleiten. Aber sie sei weit mehr als Liebknecht von der Festungshaft gesundheitlich geschwächt gewesen. Gleichzeitig konnte sie wegen des ganzen Trubels der Revolution sowie aus Sicherheitsgründen nicht in ihre Wohnung einkehren.

In Berlin habe sie dann vor allem Artikel für die „Rote Fahne“, damals Zeitung des Spartakus-Bundes, geschrieben. Das habe aber kaum Massenwirkung gehabt, so die Historikerin. „Die große Enttäuschung ist am 16. Dezember 1918 der Reichsrätekongress, wo Luxemburg und Liebknecht nicht zugelassen werden. Sie haben versucht, wenigstens reden zu können, obwohl sie nicht delegiert waren. Sie hatten gewiss unter einigen der Delegierten ihre Anhänger, konnten aber nicht reden.“

Die mündliche Agitation in den Novemberereignissen habe vor allem Liebknecht gemacht, so Laschitza. Luxemburg sei seit dem 9. November so gut wie nie öffentlich aufgetreten. Sie habe nur über die „Spartakusbriefe“ und die „Rote Fahne“ wirken können, sowie über viele Briefe an andere aktive Linke.

Die jungen Anhänger des Spartakus-Bundes seien von den Beiträgen der Sozialistin begeistert gewesen, berichtete die Historikerin. „Aber diese jungen Leute waren dann auch dominant bei den Beschlüssen des KPD-Parteitages vom 30. Dezember 1918 bis zum 1. Januar 1919 über den Boykott der Nationalversammlung.“

 

Umfassenderer Demokratiebegriff

Dies müsse aber nicht als schlimm angesehen werden, schrieb Luxemburg am 11. Januar 1919 an Clara Zetkin. Es sei eine „frische Generation, frei von den verblödenden Traditionen der ‚alten bewährten‘ Partei – und das muss mit Licht- und Schattenseiten genommen werden“. Sie hätten „alle einstimmig beschlossen, den Casus nicht zur Kabinettsfrage zu machen und nicht tragisch zu nehmen“.

Luxemburgs Demokratiebegriff, der umfassender war, als ihr unterstellt wurde, sei von ihren Anhängern nicht aufgegriffen worden. Sie habe sich eine demokratische Republik vorgestellt, die nicht über Barrikadenkämpfe entsteht. Im „Spartakusprogramm“ habe sie geschrieben: „Die Masse des Proletariats ist berufen, nicht bloß der Revolution in klarer Erkenntnis Ziele und Richtung zu stecken. Sie muss auch selbst, durch eigene Aktivität Schritt um Schritt den Sozialismus ins Leben einführen. Das Wesen der sozialistischen Gesellschaft besteht darin, dass die große arbeitende Masse aufhört, eine regierte Masse zu sein, vielmehr das ganze politische und wirtschaftliche Leben selbst lebt und in bewusster freier Selbstbestimmung lenkt.“

Als Liebknecht im Januar 1919 dann zum Sturz der Regierung aufrief, habe Luxemburg das als verfrüht eingeschätzt. Das hing laut Laschitza mit den grundlegenden Auffassungen der Sozialistin, orientiert an der Idee des Volksaufstandes und des Massenstreikes, zusammen. Es könne nicht irgendein Komitee oder Vorstand beschließen, wie das zu laufen habe, auf die konkrete Situation der Gegensätze käme es an.

 

Treue zur Sozialdemokratie als Hemmnis

Luxemburg habe die Ereignisse in Deutschland ab November 1918 als Revolution eingeschätzt, sagte die Historikerin, „als revolutionäres Aufbegehren der Massen“. Aber sie habe Zweifel gehabt: In Russland habe sie die Fehler der Bolschewiki 1917 darin gesehen, dass diese die Revolution einengten, indem sie alles bestimmen wollten.

„In Deutschland sah sie das große Hemmnis in der tief sitzenden Treue zur deutschen Sozialdemokratie: Alles, was deren Vertreter sagen, wird wortwörtlich genommen. Sie hat mal im Vergleich der revolutionären Vorgänge beider Länder geäußert: In beiden war es nicht der richtige Zeitpunkt, schon zur sozialistischen Revolution überzugehen. Für die sozialistische Revolution waren aus ihrer Sicht die objektiven Bedingungen nicht gegeben.“

Bei der heutigen Debatte um die Nachhaltigkeit dessen, was die Sozialistin hinterließ, sei ihre Enttäuschung über die Massen zu beachten, hob die Historikerin hervor. Luxemburg habe den Beginn des Ersten Weltkrieges schwer verkraftet: „Diese Zustimmung und dieses Abreisen der jungen Rekruten, die vorwiegend aus sozialdemokratischen Familien kamen. Millionen waren in Bewegung geraten. Das hat sie noch einmal am Ende des Krieges bewegt, dass es den Massen vor allem zunächst um Frieden und Sicherheit ging, dass sie nicht wieder in den Schützengraben müssten.“

 

Kapitalismus beim Namen genannt

Für Luxemburg ging es laut Laschitza um mehr, so um die sozialen Rechte, die erkämpft werden müssten, und darum, sich von den reaktionären Kräften abzugrenzen, die wieder die Militärs und Rüstungsproduzenten verschonen wollten und verschonten. Ihr sei noch in der Festung Breslau klar geworden, dass es sich bei den Ereignissen in Deutschland nicht um das Ideal der sozialistischen Revolution handeln könne.

Trotz des geringen konkreten Einflusses auf die Ereignisse in Deutschland 1918/19 sind Luxemburg und Liebknecht ins Visier ihrer Gegner geraten, weil diese sich von den beiden Sozialisten am stärksten angegriffen fühlten. Dessen ist sich die Historikerin sicher. Deshalb seien beide am 15. Januar 1919 ermordet worden. Schon zuvor, Ende 1918, hatte es Mordaufrufe und entsprechende Versuche gegeben.

„Luxemburg hat immer gesagt: Krisen, Kriege und Konflikte wird es so lange wie das kapitalistische System geben. Sie hat sozusagen immer frontal angegriffen.“ Das falle den gegenwärtigen Linken eher schwer, fügte die Historikerin hinzu. „Sie haben Ross und Reiter genannt“, beschrieb sie das Wirken von Luxemburg und Liebknecht.

Das habe ihre Gegner noch stärker aufgebracht als zum Beispiel das reale Handeln von Richard Müller. Der war führender Kopf der Revolutionären Obleute, die vor allem in Berlin zu den radikalsten aktiven Kräften gehörten. Müller überlebte das Geschehen und schrieb später Bücher darüber.

Laschitza erinnerte sich an den internationalen Historikerkongress in San Fransisco 1975. Auf diesem hatte sie gemeinsam mit ihren Kollegen Horst Bartel und Walter Schmidt ein Referat über das Verhältnis der Arbeiterklasse zu Reform und Revolution eingereicht. Dort sei von Teilnehmenden gesagt worden, Luxemburg und Liebknecht seien ohne Einfluss und ohne klare Konzeption gewesen. „Ich habe sie frappiert mit der Frage: Wieso können Sie dann über die Rechtfertigung des Mordes an den beiden sprechen, wenn sie so einflusslos und konzeptionslos waren? Alles hat getobt mit Beifall. Eine Antwort gab es natürlich nicht.“

 

 

Die Furcht der Herrschenden

Die Herrschenden haben nach Meinung der Historikerin gefürchtet, dass die aufgebrachten Massen, schon seit dem Januarstreik im Jahr 1918, eventuell doch zu schärferen Formen der Auseinandersetzung greifen könnten. Den Revolutionären sei immer unterstellt worden, dass es von friedlicher zu gewalttätiger Demonstration „eine Klitzekleinigkeit“ sein kann.

„Es ist ja lächerlich zu sagen: Wir müssen die Bevölkerung vor Rosa Luxemburg schützen. Das war der offizielle Ton auf die Eingabe, mit der alle Vierteljahre beantragt werden konnte, die Schutzhaft aufzuheben. Die Gefahr besteht nach wie vor, war die behördliche Antwort.“

Durch ihr gesamtes Verhalten in den vorhergehenden Jahrzehnten seien Luxemburg und Liebknecht zu Symbolen der Ereignisse 1918 geworden, auch wenn sie auf diese selbst wenig Einfluss hatten, meint die Luxemburg-Biographin. „Das ist das Bittere, dass die Sozialdemokratie so tut, als wenn es die beiden nicht in ihren Reihen gegeben hat. Rosa Luxemburg war eine angehimmelte Lehrerin der Zentralen Parteischule der SPD, seit 1907! Im ‚Vorwärts‘ hatte sie als Chefredakteurin die russische Revolution 1905 wie eine Zeithistorikerin erfasst.“

 

Gegen Bündnis mit alten Eliten

Zur Rolle der Sozialdemokratie in der Novemberrevolution in Deutschland erinnerte die Historikerin daran, dass die Entscheidungen nicht von den Parteimitgliedern an der Basis getroffen wurden, sondern von führenden Vertretern wie Friedrich Ebert, Philipp Scheidemann und Gustav Noske. Hinzu seien die „mehr oder weniger lavierenden“ Karl Kautsky und Hugo Haase gekommen. Während die beiden letzteren mit der USPD zur alten sozialdemokratischen Strategie und Taktik zurückkehren wollten, hätten die drei MSPD-Vertreter das Bündnis mit den alten Eliten gesucht und gestärkt.

„Sie haben nicht begriffen, dass die alten Eliten unbrauchbar sind für die neue Demokratie. Das ist das große Problem in der Führungsebene der deutschen Sozialdemokratie, der Mehrheits-Sozialdemokratie, zu dieser Zeit. Dagegen haben Luxemburg und Liebknecht gekämpft: Es darf kein Bündnis mit den alten Gewalten geben!“

Laschitza wies darauf hin, dass die beiden ermordeten Sozialisten nur für Linke zu „Lichtgestalten der Revolution“ wurden. Aus Sicht des bürgerlichen Historikers Haffner waren sie Symbole der Revolution – „und mit ihnen erschlug man die Revolution“. Er schätzte ein, „dass diese Episode das eigentliche geschichtsträchtige Ereignis des deutschen Revolutionsdramas gewesen ist“.

 

Annelies Laschitza: Sich treu bleiben und heiter sein", Rosa-Luxemburg-Forschungsberichte Heft 14, Rosa-Luxemburg-Stiftung Sachsen 2018

 

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 19:16
"L'Humanité" après l'assassinat de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg." Leur mort nous plonge dans la tristesse et pèsera lourdement sur l'avenir de la Révolution allemande.   Mais ..."

Ce triste "mais" dans l'éditorial de l'Humanité après l'assassinat de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg

 

(Les indications entre crochets sont de l'auteur de l'article R. Merle)

 

 

Voici l'éditorial de L'Humanité, journal socialiste, 19 janvier 1919, qui, au-delà du salut sincère, mais formel, à Liebknecht et Rosa Luxemburg, reflète bien la prudence qui se veut réaliste de la plupart des socialistes français, et le refus de "l'aventurisme" spartakiste.

 

" Depuis les premiers jours de novembre, l'Allemagne est en révolution. La colère du peuple a d'abord balayé la clique dirigeante et réduit à l'impuissance les classes possédantes. Le kaiser et le kronprinz se sont enfuis en Hollande, les trônes des États confédérés se sont effondrés. Hobereaux, magnats de l'industrie, pangermanistes et caste militaire sont rentrés sous terre, et la Parti socialiste a pris le pouvoir.

 

L'agitation est allée croissante. Dans la carence presque complète des partis bourgeois, la lutte s'est poursuivie entre les différentes fractions prolétariennes. Le vieux parti social-démocrate est maître de l'heure. Quant à l'extrême-gauche, résolue à profiter des circonstances pour établir un régime nettement socialiste, elle livre des assauts répétés au gouvernement issu de la révolution.

 

Le conflit, dans ces derniers jours, a pris une forme violente. La révolution allemande a connu à son tour ses journées de juin. [juin 1848 - écrasement du prolétariat parisien par les républicains bourgeois et petits-bourgeois] 


Liebknechet et Rosa Luxemburg sont tombés sous les coups des soldats de l'ordre [le journal ne précise pas que ces soldats "de l'ordre" sont les Corps francs réactionnaires, auxquels la direction socialiste a fait appel]. Tous les socialistes se rappellent leur lutte admirable menée pendant quatre ans contre la guerre. ["lutte admirable" contre la guerre qui n'a été en aucun cas celle des socialistes français] Tous ont rendu hommage à leur sincérité, leur courage, leur énergie. Tous ont partagé leurs souffrances et leurs espérances. Tous ont salué en eux les apôtres de la Révolution, les champions irréductibes de l'idéal socialiste. 


Leur mort nous plonge dans la tristesse et pèsera lourdement sur l'avenir de la Révolution allemande.


Mais, au-dessus des passions et des sentiments les plus respectables, il importe de discerner clairement les faits et les possibilités [la fameuse "analyse concrète d'une situation concrète"] . Il est indéniable que tous les socialistes voudraient que la Révolution allemande ne fut point seulement une révolution politique, mais une révolution économique, une révolution sociale, transformant de façon radicale le régime capitaliste en régime socialiste. Cette transformation est-elle possible en l'état actuel des choses en Allemagne ?


L'ancien empire du Kaiser mieux que tout autre pays, est mûr pour le socialisme. La concentration capitaliste y est avancée plus qu'ailleurs. L'industrie y avait, avant 1914, atteint un développement tel qu'on pouvait envisager la socialisation rapide. Les services publics y étaient également très perfectionnés, et le socialisme d'État pouvait facilement être transformé en socialisme proprement dit.


D'autre part, les puissantes organisations corporatives et politiques de la classe ouvrière fournissaient des cadres tout prêts, non seulement pour la période révolutionnaire, mais encore pour assurer et développer les conquêtes matérielles de la Révolution. C'est ce que comprenaient Liebknecht et ses amis, et c'est pourquoi ils demandaient qu'on allât directement au socialisme intégral sans s'arrêter à mi-chemin.


La conception de Liebknecht était logique, et elle aurait pu se réaliser si les obstacles nombreux ne s'accumulaient sur cette voie. L'opinion publique, malgré l'expérience de la guerre, ne pouvait se transformer du jour au lendemain.


Non seulement un changement aussi total n'était pas possible dans les masses plus ou moins au courant des choses de la politique, mais, dans la social-démocratie elle-même, des chefs nombreux et autorisés avaient pactisé avec l'impérialisme, étaient devenus, peu à peu, des hommes de compromis. [Pour autant, au-delà de cette claire condamnation, l'édito continuera à souhaiter l'union avec ces "chefs nombreux et autorisés".] 


Il faut donc, en outre, tenir compte de la situation internationale. L'Allemagne vaincue est prise à la gorge par les impérialismes alliés. L'Entente, qui songe à écraser par la force la Révolution russe, exerce en Allemagne une pression pour ce qu'elle appelle le maintien de l'ordre. Elle ne doit point laisser ignorer au nouveau gouvernement allemand que les conditions de paix dépendront de sa "sagesse", c'est-à-dire des garanties qu'il saura donner à la perpétuité des privilèges et de la propriété capitalistes.


Aussi comprend-on la perplexité dans laquelle se trouvent les socialistes indépendants - les Haase, les Bernstein, les Kautsky. [Il s'agit du parti créé en 1917 par les socialistes désireux de mettre fin au conflit] Ils sont débordés par les extrémistes de droite et de gauche [Les spartakistes, qui avaient adhéré au parti socialiste indépendant, viennent de le quitter en décembre 1918]. Cependant, ce sont eux qui nous paraissent être dans le vrai. Tenant compte des difficultés de l'heure, tout en n'abandonnant rien de leur idéal, il comprennent qu'il n'est pas trop de toutes les forces organisées du prolétariat et de leur union pour faire face aux réactions du dehors comme aux réactions du dedans, et ne pas compromettre dans un jeu de hasard l'avenir de la Révolution allemande.


Les événements d'Allemagne sont loin de nous surprendre. C'est le contraire qui nous étonnerait. L'histoire montre que des événements aussi formidables ne peuvent se dérouler sans heurts, sans excès, sans luttes fratricides. La Révolution française et la Révolution russe nous ont fixées à cet égard.


Toutefois, nous ne saurions assez exprimer le vœu que ces luttes entre révolutionnaires fassent place à l'accord de tous les éléments sincères, et que, surmontant les obstacles, la République allemande s'engage dans la voie du socialisme, où tous les pays la suivront.

 

Paul MISTRAL"

 

[Paul Mistral (1872), député de l'Isère, avait initialement approuvé l'Union sacrée. Il souhaitera ensuite, avec d'autres minoritaires, un règlement rapide et juste du conflit. On le retrouvera en 1920 parmi les "Centristes" qui refusent l'adhésion sans conditions à la IIIe Internationale] 

 

http://merlerene.canalblog.com/archives/2017/12/12/35948071.html

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:29
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Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009