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Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

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Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 08:34

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A lire sur le site de l'Université de Paris I

Projet Ducange (Franz Mehring)

 

Franz Mehring, né en 1846, a d’abord été un farouche opposant au socialisme avant de rejoindre les rangs de la social-démocratie et de devenir une des figures les plus célèbres de son aile gauche. Auteur de synthèses inspirées par le matérialisme historique, il a notamment écrit une histoire de l’Allemagne, thème privilégié lors de son enseignement à l’école du parti (MEHRING Franz, Deutsche Geschichte vom Ausgange des Mittelalters : ein Leitfaden für Lehrende und Lernende, Berlin, Vorwärts, 1910 – 1911, 2 tomes). Il a occupé d’importantes positions dans la presse sociale-démocrate, dans la Neue Zeit mais aussi dans le journal quotidien Leipziger Volkszeitung. Son attachement à un marxisme orthodoxe l’amène à critiquer les positions et conceptions jaurésiennes sur l’histoire. Un de ses ouvrages les plus célèbres est sa biographie de Karl Marx (1918, réédité en français en 2009 par Bartillat). Adhérent du jeune parti communiste allemand, il meurt peu après sa fondation en 1919.

Présentation de la revue

La Neue Zeit a été fondée en 1883 par le social-démocrate Karl Kautsky, théoricien majeur du SPD d’avant 1914, surnommé le « pape du marxisme ». À l’origine indépendante, Die Neue Zeit devient la principale revue théorique du parti et paraît jusqu’en 1923. Des socialistes et sociaux-démocrates de toute l’Europe y publient des comptes rendus d’ouvrages et surtout des contributions sur l’actualité politique, l’histoire, l’économie, la philosophie,... Elle constitue une source majeure pour comprendre la vie intellectuelle des gauches européennes au tournant des dix-neuvième et vingtième siècles. La Friedrich Ebert Stiftung (fondation du SPD) a entrepris sa numérisation intégrale.

  • Le texte en allemand

MEHRING Franz, « Pour le roi de Prusse : eine Entgegnung », Die Neue Zeit, 1902-1903, tome 1, p. 517-528.


En ligne sur le site de la fondation Friedrich Ebert Stiftung (fondation du Parti social-démocrate allemand) http://library.fes.de/cgi-bin/neuzeit.pl ?id=07.04674&dok=1902-03a&f=190203a_0517&l=190203a_0528

  • Le texte en français

L’article de Mehring avait été traduit immédiatement en français dans Le Mouvement socialiste : MEHRING Franz, « Jaurès historien », Le Mouvement socialiste, mai 1901, p. 46-62.

TEXTE NUMERISE EN PDF

Deuxième traduction de 1973 avec une présentation de l’historienne Irmgard Hartig. HARTIG Irmgard, « Observations sur la querelle entre Jaurès et Mehring, » Annales historiques de la Révolution française, 1/1973, p. 112-127.

TEXTE NUMERISÉ EN PDF

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 10:48

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No 1 -Jogiches, Léon



naissance 29 (ou 30).7.1867 à Vilnius, décès 10.3.1919 à Berlin, isr. Fils de Samuel, riche négociant. Révolutionnaire condamné en Russie, J. émigre en 1890 à Genève, puis à Zurich où il étudie l'économie, collabore avec les socialistes russes du groupe "Libération du travail", fonde une maison d'édition et rencontre Rosa Luxemburg, sa compagne jusqu'à 1907, qui le met en contact avec le mouvement ouvrier polonais. Il finance le journal Sprawa Robotnicza ("la cause des travailleurs", 1893-1896), imprimé en Suisse et à Paris. En 1900, il s'installe à Berlin. Cofondateur du groupe Spartakus et, en 1918, du parti communiste allemand. Assassiné en prison.


Bibliographie
-R. Luxemburg; V. Fay, éd., Lettres à Léon Jogichès, 1, 1971

Auteur(e): Halina Florkowska-Franč

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:55

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"Mais c'est la première fois que le socialisme se trouve du côté du pouvoir contre le prolétariat".

 

En mai 2OOO,la revue La Commune consacrait son numéro à Rosa Luxemburg. Le premier artilce est un  document: un article de Romain Rolland publié en février 1919 après l'assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. Il s'ouvre sur la mise en garde face à la résurrection des forces du militarisme, de la monarchie et sur la description d'une foule nationaliste à l'oeuvre (on y décèle déjà les forces qui permettront l'émergence d'Hitler) et se termine par ces mots:


... Et dans combien d'esprits devaient retentir les dernières paroles du chef, le dernier article écrit par Liebknecht  dans   la Rote Fahne la veille de sa mort, "Malgré tout" de Spartacus expirant.


Malgré tout.


Spartacus écrasé! Ouis, ils ont été écrasés. les ouvriers révolutionnaires. Oui, cent de leurs meilleurs ont été massacrés. Cent de leurs plus fidèles ont été jetés en prison. Oui, ils ont été écrasés. C'était une nécessité historique qu'ils fussent écrasés. Les temps n'étaient pas mûrs encore ... Mais il y a des défaites qui sont des victoires; et il y a des victoires qui sont plus funestes encore que des défaites. Les vaincus de la semaine sanglante de janvier ont lutté pour des choses grandes, pour le plus noble but de l'Humanité souffrante, pour la rédemption morale et matérielle; ils ont versé pour des choses saintes leur sang qui est devenu saint. Et de chaque goutte de sang surgiront les vengeurs...Le chemin de croix de la classe ouvrière allemande n'est pas encore fini. Mais le jour de la rédemption approche. Le jour du jugement universel pour Ebert, Scheidemann, Noske, et pour les potentats capitalistes qui se cachent derrière eux. Si nous ne vivons plus quand le but sera atteint, notre programme vivra. Il dominera le monde de l'humanité rachetée. Malgré tout.


Plus d'une fois ce malgré tout retentira comme un cri de ralliement, dans les batailles sociales de l'avenir. Les répressions sanglantes ne l'étoufferont jamais. Mais c'est la première fois que le socialisme se trouve du côté du pouvoir contre le prolétariat. Situation bien grave qui en accentuant l'isolement du prolétariat, risque de donner à ses luttes un caractère d'apreté désespérée dont le monde souffrira. Ces frères ennemis ne le comprendront-ils pas? Les passions personnelles n'abdiqueront-elles pas devant l'intérêt commun? Le récit que je viens de faire de ce "janvier rouge" à Berlin, montre qu'en tout cas, le peuple ouvrier voit plus clair que ses chefs et voudrait l'union de tous les travailleurs. Ce n'est pas d'aujourd'hui que nous savons qu'il y a plus de bon sens dans le peuple qui travaille que dans la bourgeoisie qui est sortie de lui et se hâte de le renier. Ces cinq années de guerre ont mis en pleine lumière sa supériorité de raison saine et humaine sur ses chefs empoisonnés d'orgueil et d'idéologie.


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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 22:19

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"Le 3 août 1914, je marchai  dans la nuit avec Rosa Luxemburg du bâtiment du journal Vorwärts, Lindenstrasse,  vers Sudende. Nous nous sentions très mal. La guere était là et le prolétariat ne bougeait pas." Pour nos vsiiteurs qui lisent l'allemand, ce texte d'Eberlein, un proche de Rosa Luxemburg, témoigne de ses réactions en ces premiers jours de guerre et de trahison des partis de l'Internationale.

 

eberlein-hugo

 


Bericht von Eberlein über die Tage des Kriegsausbruchs 1914

raumgegenzement.blogsport.de

voir aussi  www.rosalux.de

 

 

 Am 3. August 1914 ging ich nachts mit Rosa Luxemburg vom „Vorwärts“-Gebaude in der Lindenstrase nach Sudende. Unsere Stimmung war sehr gedruckt. Der Krieg war da, das Proletariat rührte sich nicht.


Wir kamen aus der Vorstandssitzung des sozialdemokratischen Wahlvereins für Teltow-Beeskow-Storkow-Charlottenburg. Auf der Tagesordnung der Sitzung stand: Instruktion für die Parteigenossen über das Verhalten der Partei zum Krieg. Vom Vorsitzenden horten wir nur leere Redensarten. Zubeil, der Reichstagsabgeordnete unseres Kreises, sollte uns Aufklarung geben über das Verhalten der Fraktion zur Bewilligung der Kriegskredite. Die Frage stand am anderen Tag auf der Tagesordnung des Reichstags. Zubeil versteckte sich hinter einem Schweigegebot der Fraktion. Er benahm sich aber so jämmerlich hilflos, das Rosa auf dem Heimweg erklärte: „Wir haben das Schlimmste zu befurchten.“ Und doch wollte an eine Bewilligung der Kriegskredite durch die sozialdemokratische Fraktion niemand von uns denken.


Zwölf Stunden später hatte die S.P.D. die Kriegskredite bewilligt! Ich eilte vom Betrieb zur Genossin Rosa. Sie lag auf dem Diwan und weinte. „Ich werde mir eine Kugel durch den Kopf schießen, das wird der beste Protest gegen den Verrat der Partei sein und wird die Arbeitermassen vielleicht doch noch zur Besinnung bringen.“


Ich riet ihr natürlich von diesem Schritt ab. Wir sprachen dann über unsere Stellung zur Frage, ob wir austreten sollten aus der Partei oder öffentlich gegen den Beschluss der Partei protestieren usw., kamen aber doch zu keinem Resultat. Immer kam sie auf ihre Selbstmordgedanken zurück.


Noch am Abend ging ich zu Franz Mehring, der vor Wut über den Verrat der Partei im Zimmer auf- und abrannte. Ich bat ihn, zu Rosa zu gehen und sie von ihrem Vorhaben abzubringen.


Andern Tags gingen über hundert Telegramme ins Land an alle, von denen wir glaubten, das sie den Verrat der S.P.D. nicht mitmachen wurden. Nur wenige Antworten gingen ein. Clara Zetkin war eine der ersten, die antwortete. Die wenigen anderen, die noch antworteten, telegrafierten die dümmsten Ausreden. Der eine war krank, dem anderen war die Frau erkrankt, der dritte hatte keine Zeit zum Reisen usw. Der Kriegskoller hatte sie alle gepackt.


So sammelten sich in den ersten Tagen sieben Mann, um zu beraten, was gegen den schmählichen Verrat der S.P.D. getan werden könne. Der erste Aufruf an das internationale Proletariat von Rosa Luxemburg, Franz Mehring und Clara Zetkin ging in die Welt.


Bericht von Eberlein über die illegale Arbeit des Spartakusbundes 1914-1918

 
Am 2. August wurde der Krieg proklamiert. Am 4. August stimmte im Reichstag die sozialdemokratische Fraktion für die Kriegskredite und besiegelte damit den Bankrott der Sozialdemokratie.


Anderen Tags saßen sieben Genossen, darunter Rosa Luxemburg und Franz Mehring, in der Wohnung Rosa Luxemburgs, da draußen in der kleinen idyllischen Villenkolonie Südende, und beratschlagten, was in dieser grausigen Situation zu tun sei. Nachdem das erste Entsetzen über den furchtbaren Verrat der sozialdemokratischen Reichstagsfraktion überwunden war, wurde beschlossen, trotz des Verrats der Sozialdemokratie den Kampf gegen den Krieg zu organisieren und die zu sammeln, die mit uns bereit waren, diesen Kampf zu fuhren. Hunderte von Telegrammen gingen ins Land an alle, von denen wir glaubten, das sie mit uns einig gingen, von denen wir annahmen, das sie bereit waren, mitten im Kriegschaos, mitten im patriotischen Taumel der Massen und trotz des Verrats der Sozialdemokratie mit uns die Fahne des revolutionären Sozialismus aufzupflanzen, den Kampf gegen den Krieg mit uns zu fuhren. Sie haben alle versagt. Clara Zetkin war die einzige, deren zustimmende Antwort schon anderen Tags eintraf.


Die erste Proklamation ging in die Welt, unterschrieben von den besten Namen der Internationale, Rosa Luxemburg, Franz Mehring und Clara Zetkin.


Zwei Tage später tauchten die ersten dunklen Gestalten in den stillen Straßen der kleinen Villenkolonie Südende auf, allmählich wurde die ganze Meute der Kriminalpolizei auf uns losgelassen.


Die Tage der illegalen Arbeit begannen, sie begannen für mich zum ersten Mal.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 22:07

Marxists’ Internet Archive

Deutschsprachiger Teil

 

Franz Mehring
Franz Mehring
1846 - 1919

 

Zur Zeit sind folgende Texte in Deutsch verfügbar – entweder hier im Archiv oder über Links zu anderen Webseiten:

 

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 20:46

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Il existe trop peu de documents sur le net sur Franz Mehring. Pour nos visiteurs qui maîtrisent l'espagnol, nous souhaitons donc, donner accès à celui-ci.


1 de febrero de 2008

 
Cuando estudiaba Historia en la Stockholms Universitet tuve oportunidad de leer un pequeño librito de Franz Mehring sobre el rey sueco Gustavo II Adolfo, jefe de los ejércitos protestantes e invasor de Alemania, durante un período de la Guerra de los Treinta Años. Lo había encontrado en una biblioteca, en una edición no muy reciente y al devolverlo perdí todo contacto con el libro. Tuve oportunidad de reencontrarlo, en su versión sueca, en Internet, en la excelente Biblioteca Marxista www.marxists.org .

Por las razones que apunto más abajo decidí traducirlo al español e intentar que alguna editorial considere su publicación. Mientras logro esto último presentó acá la Introducción.

Franz Mehring



Introducción a la traducción al español

Franz Mehring no necesita mucha presentación para un público acostumbrado a la lectura de los clásicos del pensamiento marxista. Nacido en Pomerania, en el norte de Alemania, en el año 1846, murió en Berlín en 1919, pocos días después que sus camaradas y amigos Rosa Luxemburgo y Kart Liebknecht fueran asesinados por los guardias blancos de la reacción imperial, al fracasar la revolución alemana de 1918.

Ingresó a la política apoyando el proceso de unificación alemana liderado por Bismarck, desde una perspectiva liberal, para coincidir, poco después, con las posiciones expresadas por los socialdemócratas encabezados por Fernando Lasalle. Ingresó al Partido Obrero Socialdemócrata Alemán, donde se convirtió en uno de sus principales periodistas y publicistas. Entre 1902 y 1907 fue el editor jefe del periódico socialdemócrata Leipziger Volkszeitung. Entre 1906 y 1911 enseñó en la escuela del partido. Fue miembro del parlamento prusiano entre 1917 y 1918. Comienza a distanciarse de la socialdemocracia con motivo de la votación a favor del presupuesto de guerra por parte del bloque de su partido en el parlamento alemán, hecho que tuvo enormes consecuencias en la historia de la socialdemocracia europea. El hecho puso fin a la existencia de la II Internacional y los partidos socialistas europeos apoyarán a partir de allí a sus respectivas burguesías en la matanza interimperialista de 1914, la Primera Guerra Mundial. En 1916 es fundador, junto con Rosa Luxemburgo y Karl Liebknecht, de la Liga Espartaquista que expresaba los puntos de vista de la fracción socialdemócrata opuesta a la colaboración de los trabajadores con la guerra imperialista.

En 1918, un año antes de su muerte, dio a conocer su libro “Carlos Marx” (Editorial Grijalbo, México, 1957), producto de sus clases en la escuela de la Liga Espartaquista, y que constituye la mejor biografía política del fundador del materialismo histórico escrita hasta el presente.

La unidad nacional alemana, la destrucción de los impotentes principados que retrasaron más de trescientos años la creación de un estado alemán centralizado y, por lo tanto, el pleno desarrollo de sus fuerzas de producción fueron los objetivos por los que se lanzó a la política y el principal impulso a su incorporación a la socialdemocracia. En su pensamiento, sólo el proletariado alemán podría llevar adelante esas formidables tareas, ante lo que consideraba la debilidad de la burguesía germana y su miedo a encarar las necesarias transformaciones que implicaban, entre otras, la abolición de la monarquía y de los residuos feudales.

En 1894 publicó este folleto sobre el rey sueco Gustavo II Adolfo, quien en el transcurso de la Guerra de los Treinta Años, invadió y saqueó el suelo alemán, y al que la burguesía sueca y la alemana, lo que despertó en Mehring una profunda indignación, erigieron en un guerrero por la libertad de conciencia contra la servidumbre del catolicismo y los jesuitas. Para desmentir esta falacia, Mehring hace en este folleto un ejercicio de revisionismo histórico sobre la figura del monarca sueco, sobre la Guerra de los Treinta Años y sobre la reforma luterana.

Dos cosas, entre otras, deja en claro el folleto:
1. La profunda transformación económica que, con el ropaje de turbulencias, enfrentamientos y guerras religiosas, conmovieron a la sociedad Europea a partir de fines del siglo XV.

2. Y dentro de ello, Mehring establece un punto de vista, a mi entender, novedoso al apartarse de la condena adocenada del progresismo de izquierda al absolutismo de los Austria y a la contrarreforma jesuítica. Con una luz impiadosa ilumina las pequeñeces del luteranismo y de su fundador y algunos seguidores, así como la infamia de los príncipes alemanes, luteranos y católicos, mientras que eleva al Mariscal de las fuerzas del Sacro Imperio Romano Germánico y de la Liga Católica, el bohemio católico Alberto de Wallenstein a la altura de un fallido, pero hábil y esforzado, protounificador del reino alemán.
Su afirmación de que, siendo Alemania uno de los países más atrasados de Europa occidental de entonces, la religión alemana (el luteranismo) no podía ser sino una religión atrasada, y su descripción del jesuitismo como, junto con el luteranismo y el calvinismo, la expresión de las nuevos formas de producción capitalista en la esfera religiosa, aportan un novedoso, pese a lo centenario del texto, e iluminador punto de vista.

La otra razón que me motivó a la traducción del texto, además de su ausencia en la literatura en castellano, es que la lucha secular por la unificación de Alemania, más allá de las obvias y enormes diferencias de tiempo, lugar y cultura, y de la existencia arrasadora en nuestros días de un imperialismo económico inexistente en el siglo XVII, tiene ricos y aleccionadores puntos de contacto con nuestra lucha por la unidad de América Latina. También aquí encontramos figuras similares a los “déspotas enanos” que menciona Mehring, al referirse a la miríada de duques, condes, margraves, marqueses, príncipes, príncipes electores, obispos, arzobispos y emperador que usufructuaban el trabajo de los campesinos y las ciudades alemanas. Nuestras impotentes repúblicas, sus muecas de soberanía frente a los vecinos y su lacayuna obediencia al imperialismo, juegan el mismo papel que aquellas, son el impedimento para nuestra existencia como nación continental soberana.

Si Francia, por un lado, y la rapiña sueca, por el otro, más la traición de los príncipes, católicos y protestantes, fueron la razón principal para que Alemania entrara trescientos años tarde al concierto europeo, como nación moderna, así hoy el sistema imperialista que rige sobre EE.UU. y Europa, y se descarga sobre el mundo semicolonial, y la traición de las oligarquías latinoamericanas constituyen el principal impedimento de nuestra unificación nacional.

Para no hablar de los historiadores de nuestra balcanización que, así como el partido de la reacción alemana erigió en héroe al causante del atraso alemán, han erigido en el papel de prohombres a quienes abrieron las puertas al imperialismo inglés, dividieron la heredad hispanoamericana para facilitar la penetración del mismo. Mitre, Portales, Tagle, Rivera y Rivadavia cumplieron el mismo papel que en este folleto Mehring atribuye a los miserables señores alemanes. Y nuestros Wallensteins, nuestros campeones de la independencia nacional y la unidad continental han sido relegados a la categoría, o bien de déspotas, o bien de bandidos, actitud esta de la que no se salvó ni siquiera el maestro del profesor Franz Mehring, Carlos Marx.

Hay un detalle, apenas unas palabras, en el texto de Mehring que no puedo pasar por alto y han merecido una pequeña nota al pie de página de mi parte. Al final de su breve ensayo y describiendo la decadencia moral de aquella banda de príncipes y marqueses, escribe:

“Los príncipes protestantes, que habían vivido desde el final de la guerra campesina hasta la paz de Westfalia, eran una pandilla horripilante, a la que un mar de agua calina apenas alcanzaría para ocultar el color natural de la piel de esos moros bajo una fina capa de color cieno”.

Que en 1908, fecha de la segunda edición del folleto, Franz Mehring continuase considerando que esas palabras no ofendían a un vastísimo sector de la humanidad oprimida indica bien a las claras el carácter eurocéntrico que el pensamiento socialista marxista, aún el más avanzado y decidido, tenía en el Imperio Alemán de Guillermo II poco antes de la Primera Guerra Mundial. Llamar moros, en recuerdo de los cultos príncipes del califato de Granada, con el brutal sentido descalificatorio y racial que encierra el párrafo, es para los latinoamericanos de principios del siglo XXI un indicio más del derecho de inventario con que tenemos que aprehender los instrumentos del pensamiento crítico generados por Europa.

Establecido el necesario y sano inventario, entremos entonces al texto de Franz Mehring sobre Gustavo Adolfo Wasa.
Julio Fernández Baraibar
Pântano do Sul, Isla de Florianópolis, Santa Catarina, Brasil
23 de diciembre de 2007.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 09:16

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Sur le net, on peut trouver un dossier  complet sur Clara Zetkin qui fut comme Franz Mehring de tous les combats avec Rosa Luxemburg 

 

à lire

 

 

 


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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 17:31

Je n'aurais pas eu cependant, la prétention de me croire mieux que d'autres à même d'embrasser toute l'étendue proprement colossale du savoir de Marx.  Ne serait-ce, par exemple, que pour donner au lecteur, dans les limites étroites de mon travail, une image aussi limpide que possible des livres II et III du Capital, je me suis senti obligé de recourir à l'aide de mon amie Rosa Luxemburg. Les lecteurs lui seront reconnaissants tout autant que moi-même d'avoir accédé de bon gré à ma demande; la troisième partie est de sa main

Je suis heureux d'insérer dans cet ouvrage un joyau dû à sa plume; je suis non moins heureux que notre amie commune Clara Zetkin-Zundel, ait permis à ce frêle esquif de gagner  la haute mer sous ses couleurs. L'amitié de ces deux femmes a été pour moi d'un inestimable réconfort à une époque de tournente où tant "d'intrépides et mâles champions" du socialisme ont été emportés, comme feuilles mortes par le vent d'automne.

Steglitz-Berlin, mars 1918


Franz Mehring. Karl Marx. Histoire de sa vie. Editions Bartillat. P 20
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 19:19
A la fin de la préface rédigée par Franz Mehring en mars 1918 pour sa biographie de Marx, on trouve ces mots qui, à la fois, en donnent toute la philosophie et expliquent pourquoi cette biographie de Marx est à nos yeux si précieuse.
Parce qu'elle a été écrite par un homme qui loin de s'enfermer dans le savoir et l'exégèse, a été à  chaque fois, comme Rosa Luxemburg, au bout de ses analyses en les transformant en pratique politique, parce que l'on peut lui appliquer exactement ce qu'il dit de Marx et parce que c'est traduit en actes et en morts ce qu'il dit de ceux
qui l'ont tant critiqué, voire calomnié (Entre autres Kautsky).

" Le but [restituer l'homme dans toute sa stature] déterminait du même coup les moyens pour y parvenir. Toute étude historique relève à la fois de l'art et de la science: cela est particulièrement vrai de l'étude biographique. Je ne sais dans quel esprit desséché a pu naître cette brillante idée selon laquelle les considérations esthétiques n'auraient pas leur place dans le temple de la science historique. Je dois, peut-être à ma grande honte, avouer sans détours ne pas haïr la société bourgeoise aussi radicalement que ces penseurs sévères qui, pour donner un bon coup de patte à ce Monsieur Voltaire, font du style ennuyeux le seul style possible. Sur ce point, Marx lui-même pourrait être suspect; comme les anciens Grecs qu'il aimait tant, il rangeait Clio parmi les neuf Muses. De fait, seul méprise les Muses celui qu'elles ont elles-mêmes méprisé.

Si donc, je puis estimer d'avance que le lecteur approuvera la forme que j'ai choisie pour mon ouvrage, je dois néanmoins solliciter de sa part quelque indulgence pour le contenu. Je me suis trouvé confronté d'emblée à une nécessité impérieuse: celle de ne pas laisser l'ouvrage dépasser un certain nombre de pages, de crainte qu'il ne devienne inaccessible et incompréhensible, y compris aux ouvriers instruits; malgré tout, il atteint déjà une fois et demie  le volume prévu au départ. A combien de reprises ai-je dû me contenter d'un mot à la place d'une ligne, d'une ligne à la place d'une page, et d'une page, là où j'aurais mieux aimé écrire tout un cahier! C'est surtout l'analyse de l'oeuvre scientifique de Marx qui a souffert de cette contrainte externe. Pour ne laisser subsister aucun doute à ce propos, j'ai délibérément supprimé le second terme du titre qu'on donne habituellement à la biographie d'un grand écrivain: Vie et oeuvre de ...

Ce qui fait l'incomparable grandeur de Marx, c'est qu'en lui le penseur et l'homme d'action étaient indissolublement liés, qu'ils se complétaient et se renforçaient mutuellement. Mais il n'en n'est pas moins certain que le militant, chez lui, a toujours pris le pas sur le penseur. Lasalle a pu dire un jour qu'il renoncerait sans regrets à écrire ce qu'il savait, si l'heure de l'action pratique venait à sonner; il n'est pas un seul de nos grands pionniers du socialisme qui ait pensé différemment. A quel point ils avaient raison, nous en avons fait, avec effroi, l'expérience dans un passé récent, lorsque d'austères chercheurs, après avoir médité pendant trente ou quarante ans sur la moindre virgule chez Marx, ont été incapables d'agir comme lui, à un moment historique donné, alors qu'ils auraient pu et auraient dû le faire et qu'au lieu de cela, ils ont brutalement changé de cap comme des girouettes ballotées par les vents.
"

Franz Mehring. Karl Marx. Histoire de sa vie. Bartillat, P. 19 et 20
Karl Marx
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:44

Une maison d'éditions (Bartillat) publie en poche la biographie de Marx de Franz Mehring.

Karl Marx
Franz Mehring est de ceux que l'on peut suivre du début à la fin de la correspondance de Rosa Luxemburg. Il y apparaît humainement et politiquement comme l'un de ses plus proches compagnons de route et de lutte. Il sera de ceux, si rares, dans la social-démocratie occidentale, qui refusera le conflit mondial. Et il mourra quelques jours après l'assassinat de Rosa Luxemburg.

C'est donc avec émotion que l'on suit cette réédition en français qui donnera accès non seulement à l'oeuvre de Franz Mehring mais permettra de faire vivre son nom et son combat


Franz Mehring (deuxième à gauche au premier rang) et Rosa Luxemburg à l'école du parti

A voir:
Une de L'Internationale publié en 1915 par R. Luxemburg et Franz Mehring
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Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009