Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

Rechercher

Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:05

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 


Classiques français du socialisme

 

Jean Jaurès

Contre la guerre au Maroc

 

Bureau d'éditions, Paris, 1936

 



  A consulter sur le site gallica

 


 

 A lire sur le blog

 

1. Un article de la rubrique histoire etcolonies sur le site de la LDH Toulon

 

http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-30945743.html

2. 1905 - 1914: l'émergence des problèmes du xxème siècle

16/05/08 http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-19619838.html

3. "et on se demande un moment s'il vaut la peine de vivre". dernier article de jaurès dans la dépêche

21/05/11 http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-et-on-se-demande-un-moment-   s-il-vaut-la-peine-de-vivre-le-dernier-article-de-jaures-dans-la-depec-74334272.html

4. Un article pour comprendre l'attitude de jaurès face au colonialisme, de l'approbation à la critique

 22/08/09 http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-34819968.html

5. Rosa luxemburg et l'egypte: "a lire impérativement pour comprendre comment des pays sont réduits à…

09/05/13 http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosaluxemburg-et-l-egypte-a-  lire-imperativement-pour-comprendre-comment-des-pays-sont-reduits-a-l-e-117683595.html

6. L'impérialisme européen

15/02/09 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-27958413.html

7. Rosa luxemburg en route vers son procès pour "appel à la désobéissance en cas de conflit" -

 article - 01/03/13 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosa-  luxemburg-en-     route-vers-son-proces-pour-appel-a-la-desobeissance-en-cas-de-conflit-c-etait-le-115791630.html

8. La dette insolvable et bâle 2

02/11/08 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-24329760.html

9. Rosa luxemburg et l'algérie. "après la conquête de l’algérie, les français firent grand bruit…

 23/05/13 http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosa-luxemburg-et-l-  imperialisme-en-algerie-apres-la-conquete-de-l-algerie-les-fran-ais-firent-gr-107656682.html

10. Anniversaires infâmes d'eric hazan - en contre-point à rosa luxemburg

14/07/11 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-anniversaires-infames-d-eric-  hazan-en-contre-poin-a-rosa-luxemburg-79455757.html

11. La revue la commune consacre son dernier numéro à jaurès

22/09/09 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-36393897.html

12. Jaurès et la colonisation de la tripolitaine (libye) - en contre-point à rosa luxemburg

24/05/13 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-jaures-et-la-colonisation-de-    la-tripolitaine-lybie-en-contre-point-a-rosa-luxemburg-73335476.html

13.En contre-point à rosa luxemburg. Jaurès contre la conquête de la tripolitaine

02/09/11 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-je-prends-la-libye- 83178305.html

14. Le colonialisme dans le petit journal. En contre point les analyses de rosa luxemburg

11/12/11 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-le-colonialisme-dans-le-petit-   journal-rosa-luxemburg-et-le-colonialisme-sur-le-blog-92045195.html

15. Rosa luxemburg et le colonialisme

11/12/11 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosa-luxemburg-et-le- colonialisme-92049612.html

16. Rosa luxemburg et le colonialisme, textes et articles.

 article - 24/05/13 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-rosa-luxemburg-et-le- colonialisme-textes-et-articles-103394729.html

17. Le maroc, 1911. Rosa luxemburg "une nuée chargée d’orage impérialiste s’est levée dans le monde…

 06/12/07 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-14413169.html

18. Bâle et les intérêts capitalistes mondiaux (maroc)

 18/03/09 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-29162049.html

19 L'impérialisme au maroc dans le "petit journal" 1905/1911

29/09/10 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-l-imperialisme-au-maroc-dans-le-petit-journal-1905-1911-57967782.html

20 Brochure de 1936, jean jaurès et le maroc. A lire sur le site gallica. En contre-point à rosa…

23/06/13 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-brochure-de-1936-jean-jaures- et-le-maroc-en-contre-point-a-rosa-luxemburg-118665334.html

21 Le maroc, du colonialisme vers la guerre impérialiste de 1914. Une analyse de rosa luxemburg en 1911

23/05/13 - http://comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com/article-le-maroc-du-colonialisme-vers-la-guerre-imperialiste-de-1914-une-analyse-de-rosa-luxemburg-en-191-114998137.html

 

 


Partager cet article
Repost0
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 20:47

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

En Allemagne, le fascisme est né de la misère qui a suivi le premier conflit mondial

Le fascisme est né du réformisme social-démocrate qui a enterré l'espoir de classe

Le fascisme est né aussi de l'assassinat de la révolution spartakiste, de l'assassinat de Rosa Luxemburg

 

Le fascisme est toujours aux portes du désespoir de classe.

 

C'est pourquoi, le blog rend hommage, aux militants antifas, à ceux qui quodiennement luttent contre les groupes identitaires, néo-nazis

 

Souvent très jeunes comme autrefois les résistants

Comme aujourd'hui Clément Meric

 

Le blog tient à rendre hommage à ce jeune, si jeune,  assassiné.

 

c.a.r.l.

 

clement_meric.jpg


Lu : https://www.facebook.com/notes/julien-salingue

 

Clément,

Lorsque j’ai appris, hier soir, la nouvelle, j’ai cru tout d’abord que je te connaissais. Ce n’était pas le cas. Je t’ai pris pour un autre.

Mais plus j’y réfléchis, et plus je me dis que oui, je te connaissais. Même si nous ne nous sommes jamais rencontrés. Même si, jusqu’à hier soir, j’ignorais ton existence. Oui, je te connais. Tu es mon camarade. Tu es notre camarade.

Et ils t’ont tué. Ils ont tué l’un des nôtres.

À la télé, en ce moment, ils parlent d’ « altercation ». De « rixe ». De « face-à-face entre extrême-droite et extrême-gauche ». À vomir.

Ils disent qu’il ne faut pas tout mélanger. Qu’il faut éviter les amalgames. Que c’est tragique, mais qu’il ne faut pas vouloir tout interpréter, tout analyser, tout généraliser. Alors c’est comme ça, ils parlent de « bagarre ». À vomir.

18 ans. C’est ton âge. On ne doit pas mourir à 18 ans.

1995. C’est ton année de naissance. C’est aussi l’année où des fachos ont noyé Brahim Bouarram, lors du défilé annuel du FN.

Chaque 1er mai, depuis 18 ans, on se souvient de la mort de Brahim. Chaque 5 juin, désormais, on se souviendra de ta mort, Clément.

On se souviendra, comme le 1er mai, que l’extrême-droite tue. On se souviendra, comme le 1er mai, que le fascisme n’est pas mort. Que le ventre est toujours fécond. On s’en souviendra.

Mais on ne se contentera pas de ça. Et on n’attendra pas le 5 juin.

Dès ce soir, dans toute la France, il y aura des rassemblements. On occupera la rue. Pour dire, pour leur dire à ces nazillons, que la rue n’est pas à eux. Qu’elle ne l’a jamais été, et qu’elle ne le sera jamais.

Mais on ne se contentera pas de ça. On ne peut pas. On ne doit pas. Clément, ta mort nous dit beaucoup de choses. Et il s’agit de les prendre au sérieux.

Ta mort nous dit que les fachos sont en confiance en ce moment. Qu’ils pensent que tout leur est permis. Que le climat leur est favorable. Que leurs idées ont le vent en poupe.

Pas étonnant, dans un pays dans lequel des centaines de milliers de gens manifestent contre l’égalité des droits.

Pas étonnant, dans un pays dans lequel l’État traque les sans-papiers, les Rroms, expulse à tour de bras et couvre systématiquement les violences policières.

Pas étonnant, dans un pays dans lequel se multiplient les agressions contre les musulmans, tandis qu’éditorialistes et responsables politiques débattent poliment de savoir si l’islam est compatible avec « nos valeurs ».

Pas étonnant, dans un pays dans lequel le principal débat qui agite la droite, c’est de savoir quand et comment elle va s’allier avec l’extrême-droite, dont elle a depuis longtemps repris la plupart des idées.

Pas étonnant, dans un pays dans lequel la gauche gouvernementale a depuis longtemps renoncé à s’attaquer aux sources du mal et préfère « briser des tabous » pendant que d’autres rigolent en brisant des vies.

Alors ils sont tous là. Ils dénoncent. Ils sont horrifiés par ta mort. Ils disent qu’ils vont traquer et punir les coupables. Tant mieux. C’est bien le moins qu’ils puissent faire.

Mais une fois l’émotion surmontée, une fois l’emballement médiatique passé, ils retourneront à leurs petites affaires. Petites affaires qui permettent à l’extrême-droite, à mesure que la crise s’approfondit et qu'ils mènent la guerre aux pauvres, de continuer à distiller son poison mortel.

Font-ils semblant de ne pas voir que l’un des principaux effets de la crise, qui n’en est qu’à ses débuts, c’est de renforcer les logiques identitaires, chauvines, racistes, xénophobes ? Font-ils semblant de ne pas voir que partout en Europe, des courants et des discours politiques que l’on croyait appartenir au passé refont surface, se développent, s’organisent ? Font-ils semblant de ne pas voir que les néo-nazis sont aux portes du pouvoir en Grèce, grâce aux politiques d’austérité ? Font-ils semblant de ne pas voir que ta mort n’est pas un incident isolé, mais un signe des temps, annonciateur de l’orage qui gronde ?

Ils voient, mais ne veulent pas voir. Ils savent, mais ne veulent pas savoir. Ils n’ont rien retenu de l’histoire. Ils sont tellement aveuglés par leur fidélité au système qui les nourrit qu’ils sont prêts à tout pour le sauver, même à laisser la porte ouverte aux fascistes, qui ne veulent pas détruire ce système mais le réorganiser par la force.

Clément, tu étais un militant antifa, mais aussi un militant syndical. Tu étais de ceux qui ont compris que la lutte contre la gangrène fasciste passait par un combat quotidien, pieds à pieds, contre leurs idées et leurs activités, mais aussi par le combat pour une réelle transformation sociale, pour un autre monde, débarrassé des oppressions et de l'exploitation.

Clément, on se souviendra de ça aussi.

On ne va pas seulement pleurer, même si des fois, comme lorsque j’ai vu tout à l’heure ton année de naissance, ça fait du bien.

On va pleurer, mais on ne va pas en rester là.

Ils ne passeront pas.

Et tous ceux qui s’émeuvent aujourd’hui de ta mort alors qu’ils n’ont rien fait, bien au contraire, pour l’empêcher, devront, tôt ou tard, choisir leur camp.

Clément, je ne te connaissais pas, mais tu étais l’un des nôtres.

Ils ont tué l’un des nôtres.

Il n’y aura ni pardon, ni oubli.


Clément, la lutte continuera, avec et sans toi.

Adieu camarade.

 

Julien Salingue

Partager cet article
Repost0
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 01:35

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

Une fois n'est pas coutume sur ce blog de recherche et de réflexion. Un article plutôt polémique, mais qui met bien en relation, le choix de la date de 1863 et la continuté politique de la social-démocratie.

 

anniversaire de la social-démocratie allemande en 2013


 

L’ANNIVERSAIRE

DE LA SOCIALE-DEMOCRATIE ALLEMANDE

EN 2013

...

Mais problème, le SPD a été siglée en 1890, mais c’est en 1875 qu’il regroupe le parti ouvrier socialiste, l’Association générale des travailleurs fondée elle en 1863 par Ferdinand Lassalle et le parti travailliste social-démocrate fondé par August Bebel et Wilhelm Liebknecht créé en 1869 dont Karl Marx était proche.

Pourquoi donc avoir choisi 1863 le parti de Lassalle ?

Tout simplement parce que Lassalle représente ce coté social-libéral et opportuniste de cette époque. Marx a critiqué sévèrement la démarche du parti travailliste social-démocrate de fusionner et notamment à partir du Programme du Gotha.

On peut saisir alors qu’il valait mieux commémorer 1863 que 1875 et célébrer ce qui a conduit ce parti politique, le plus vieux d’Europe, à poursuivre sa voie vers le social-libéralisme d’aujourd’hui dans le sens critique de classe que Marx et Engels ont su montrer déjà les travers dès sa naissance.

Pas étonnant alors de retrouver libéralisme et social-libéralisme ensemble pour se féliciter de leur travail de sape des droits sociaux dans leur pays à partir de cette date de 1863.

Bernard LAMIRAND

 

QUAND LA SOCIAL-DEMOCRATIE ALLEMANDE

EST AU POUVOIR...

ELLE ECRASE LES COMMUNISTES !

 

Le 4 janvier 1919, le ministre-président Paul Hirsch (SPD) congédie le préfet de police de Berlin , qui appartient à l'aile gauche de l'USPD. L'extrême-gauche dénonce aussitôt ce renvoi comme une provocation. Le soir même, le bureau directeur de l'USPD décide, de conserve avec les chefs de file révolutionnaires, d'organiser une manifestation ; le KPD se rallie à l'idée.

Le 5 janvier, la foule se montre plus nombreuse et combative que prévu : des manifestants en armes occupent plusieurs rédactions de journaux dont celle du Vorwärts, organe du SPD, ainsi que divers bâtiments. La préfecture de police est informée du soulèvement des régiments berlinois et de garnisons extérieures : l'information est fausse mais sa diffusion plonge Karl Liebknecht dans un état d'euphorie révolutionnaire ; il appelle à l'insurrection pour maintenir l'occupation des journaux, appeler les ouvriers berlinois à la grève et faire tomber le gouvernement.

Malgré les protestations de plusieurs membres du comité central du KPD et notamment Rosa Luxembourg qui juge l'action dangereuse, l'option de Liebknecht est approuvée. Rosa Luxemburg finit, via son journal Die Rote Fahne, par soutenir pleinement l'insurrection qu'elle estimait pourtant prématurée.

Face à l'insurrection, le ministre social-démocrate Gustav Noske, entré le 29 décembre au gouvernement, est chargé d'organiser la répression de la révolution . Il s'appuie sur plusieurs bataillons berlinois de secours, puis sur des Corps francs de droite et sur les troupes de volontaires de la Direction centrale de l'armée. Le 6 janvier, à l'instigation du bureau de l'USPD, le gouvernement engage des pourparlers avec les insurgés et demande l'évacuation des rédactions occupées. Le SPD s'oppose cependant aux négociations, vouées de toutes manières à l'échec car l'exigence des insurgés - le rétablissement d'Eichhorn - est irrecevable.

L'issue violente devient inévitable.

Le 11 janvier, les troupes gouvernementales reprennent les rédactions des journaux ; les corps francs, sur ordre de Noske, marchent sur Berlin, commandés par le général Walther von Lüttwitz. L'entrée des corps francs dans Berlin s'avère inutile, les insurgés ayant été écrasés dès le 12 janvier, mais Noske tient à faire un exemple pour prévenir d'autres mouvements d'insurrection.

Le 15 janvier, Karl Liebnecht et Rosa luxemburg, capturés, sont assassinés par des militaires. De nombreux insurgés, spartakistes ou non, sont arrêtés ou tués sommairement. 

Partager cet article
Repost0
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:22

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

Traduction  de notre article:Leo Jogiches, un combat commun avec Rosa Luxemburg. Son assassinat le 10 mars 1919

Il suo assassinio il 10 marzo 1919
 

Conosciamo Liebknecht, conosciamo Rosa Luxemburg. Conosciamo meno Leo Jogiches. Desideriamo far conoscere con questo breve articolo questo militante che condivise tutte le lotte di Rosa Luxemburg e fu assassinato durante la rivoluzione spartchista.


Leo Jogiches è un nome troppo poco presente nelle nostre memorie! Eppure inseparabile da quello di Rosa Luxemburg e dunque di lotta politica del movimento operaio della fine del XIX secolo e dell'inizio del XX.
Leggere la corrispondenza di Rosa Luxemburg tra il 1893 e il 1898, è seguire innanzitutto le loro vite intrecciate. Dalla loro vita in Svizzera e in Francia sino alla partenza di Rosa Luxemburg per la Germania. È seguire con divertimento una relazione che potremmo dire alla Sartre e Beauvoir anche se questa relazione è diversa, ma è una relazione segnata dalla riflessione e l'azione politica che si svolge nel corso delle righe. È vedere Rosa Luxemburg molto giovane che segue già degli studi brillanti e prepara un dottorato che pretende di fare di Jogiches il suo alter ego in questo campo. Ed è vedere Leo Jogiches impegnarsi in una ricerca che non lo entusiasma, lui che vive piuttosto nell'organizzazione e l'azione. La qual cosa sottolineerà molto più tardi Clara Zetkin in un omaggio a lui. È soprattutto vedere sin da quest'epoca i loro scambi e la loro azione su un abase di riflessione comune, marxista.
Leo Jogiches, come Rosa Luxemburg è di quei giovani che vivono sotto il dominio russo che molto presto si sono politicizzati e impegnati. Lo vediamo seguire un percorso che sarà quello di numerosi di questi giovani siano essi Russi, Lituani o Polacchi: raggiunge un gruppo vicino alla Narodnaja Volja di ispirazione piuttosto populista prima di evolversi verso una concezione marxista.
Arrestato due volte nel 1888 e 1889, fugge verso Ginevra poi Zurigo. È anche un percorso obbligato per numerosi militanti che fuggono la prigione, il confino, l'esercito, e di cui fa parte Rosa Luxemburg. Si incontrano dunque a Zurigo a fine del 1890 o inizio 1891.
Come Rosa Luxemburg, si avvicina dapprima a Plekhanov, per infine allontanarsene e creare con lei su basi classiste il SDKPiL (Partito social-democratico del Regno di Polonia e di Lituania) in opposizione ai socialisti nazionalisti del PPS (Partito socialista polacco). Una grande parte della vita di Jogiches sarà dedicata alla lotta all'interno del movimento operaio polacco.

 

Nel 1905, partecipa alla rivoluzione russa. Arrestato, condannato a otto anni di lavori forzati, evade.

Nel 1914 sin dai primi giorni della guerra e dello stato d'assedio, Jogiches allestisce i suoi primi elementi dell'organizzazione che sarebbe divantato il gruppo Internazionale poi Spartakus.

Dopo il doppio assassinio di Liebknecht e Rosa Luxemburg, conduse clandestinamente l'inchiesta e fece in poche settimane luce sul caso, ritrovando soprattutto una fotografia degli assassini mentre stavano festeggiando. Fuprobabilmente il motivo per il quale, il giorno stesso del suo arresto il 10 marzo 1919, fu abbattuto dall'ufficiale di polizia Tamschik all'interno della prigione di Moabit, con il pretesto di un tentativo di fuga.

 

LINK:

Partager cet article
Repost0
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:17

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

"L'Italie, encouragée par des traités secrets qui sont un monument obscur d'immoralité, et dont notre politique est responsable, s'est jetée sur la Tripolitaine par un acte de violence sans excuse, et dont on n'a même pas pris la peine de dissimuler l'odieux par des prétextes qui soutiennent une minute la discussion."

 

Le monde musulman, partout violenté ou menacé, semble resserrer de pays à pays, ses liens de solidarité, et il prépare à l'Europe, égarée par des convoitises sans frein, de redoutables entreprises; les exécutions sommaires odieuses des Arabes de Tripoli par les troupes italiennes laissent dans les âmes musulmanes un profond ressentiment.

 

Parmi les articles de la Dépêche (voir Jaurès - "En Angleterre" article de la Dépêche - 15 mars 1899. En contre-point à R. Luxemburg ), nous extrayons cet article du 6 novembre 2011 (beau lapsus, il s'agit bien entendu de 1911!), qui comme son titre l'indique tire les conclusions générales de la situation créée par le colonialisme, et le développement capitaliste dans les pays occidentaux et dans le monde.

 

En contre-champ, cette affiche publiée sur le site de la LDH-Toulon qui accompagne un article important sur les premiers bombardements de l'histoire qui marquèrent en 1911  la conquête de cette région de l'actuelle Lybie et qui est aujourd'hui la cible de ce que l'on appelle "frappes aériennes".

 

la_libye_civilisation-0e45b.jpg

lire aussi: Rosa Luxemburg, sur le Maroc

 

7 avril 2011


CONCLUSIONS GENERALES - La Dépêche - 06.11.1911

(Jaurès. L'intégrale des articles publiés de 1887 à 1914 dans la Dépêche - Editions Privat -P 805 )

 

"La Chambre au jour prochain de sa réunion, ne sera pas seulement en face de problèmes particuliers d'une extrême gravité. Elle devra, pour sa politique générale, pour la direction du pays, tirer les conclusions des formidables évènements qui se sont accumulés dans la période des vacances parlementaires.

 

Jamais il n'y eut, je crois, dans les sociétés humaines, une plus étrange et plus vaste fermentation. La question marocaine a développé les menaces de conflit qu'elle récelait. La tension franco-allemande, un moment aggravée, semble se résoudre pour un accord, qui selon l'esprit où on l'appliquera amènera une détente durable ou au contraire un redoublement de difficultés, de suspicions ou de heurts. L'Italie, encouragée par des traités secrets qui sont un monument obscur d'immoralité, et dont notre politique est responsable, s'est jetée sur la Tripolitaine par un acte de violence sans excuse, et dont on n'a même pas pris la peine de dissimuler l'odieux par des prétextes qui soutiennent une minute la discussion. Un sourd malaise pèse sur les Balkans. Entre la presse française et la presse espagnole s'échangent des propos hostiles et presque des défis. Pendant ce temps, les peuples souffrent: la cherté de la vie provoque des émeutes; les réformes sociales réduites à des proportions exigües par la pénurie des budgets surmenés de militarisme, se meuvent lentement, lourdement au travers de l'indifférence de la désaffection. Le prolétariat anglais, rompant avec les habitudes de mesure qui depuis deux générations le caractérisaient, manifeste son impatience. Le monde musulman, partout violenté ou menacé, semble resserer de pays à pays, ses liens de solidarité, et il prépare à l'Europe, égarée par des convoitises sans frein, de redoutables entreprises; les exécutions sommaires odieuses des Arabes de Tripoli par les troupes italiennes laissent dans les âmes musulmanes un profond ressentiment. En Asie, une révolution libérale et peut-être républicaine ébranle la masse énorme des Célestes qui accuse sa dynastie mandchoue non seulement d'absolutisme, de favoritisme et de corruption, mais de faiblesse envers l'étranger qui a entamé l'Empire et qui s'est flatté un moment de le dépecer. Dans toute l'Amérique, Amérique du Sud et Amérique du Nord, de l'Argentine au Canada, la question du peuplement, de la main d'oeuvre et de l'immigration se pose dans des conditions nouvelles qui pourront avoir une sérieuse influence sur la vie du prolétariat dans l'Ancien et le Nouveau Monde.

 

Et dans tous les pays européens, en Allemagne comme en France, en Autriche comme en Espagne, la politique intérieure est incertaine, confuse, flottante, entre une démocratie libérale ou radicale dont les forces d'élan s'épuisent et qui a peur des idées générales et une démocratie socialiste et ouvrière encore inorganique, trop faible encore et trop divisée pour imprimer aux événements une marche vigoureuse et définie. Ce n'est que par la force d'idées claires et vastes que les nations échapperont à ces incertitudes épuisantes et à ces crises.

 

Deux grands faits se dégagent, qui commandent une grande action. D'abord, la cause principale de la cherté de la vie, c'est la rupture d'équilibre qui s'est produite partout dans le monde entre la puissance de la production agricole, trop négligée et la force croissante de consommation des masses humaines agglomérées par la civilisation industrielle. Il faut que les sociétés humaines adoptent toutes un plan méthodique pour développer partout la productivité du sol, pour intéresser les peuples, dans l'Ancien Monde comme dans le Nouveau, au travail agricole, pour ramener vers le perfectionnement technique de l'agriculture universelle une large part des capitaux absorbés par les exigences fébriles et les fantaisies onéreuses des villes de fumée, d'électricité, de fièvre et de luxe.

 

Et en second lieu, il faut, par un effort immense, mettre un terme à ce régime de paix armée, de la déloyauté générale et du gaspillage militaire qui ruine et affole les nations, qui creuse les budgets, aggrave les impôts, paralyse les affaires, secoue le crédit, surexcite les défiances et prépare des secousses de misère et de sauvagerie, des spasmes de révolution brutale dont la responsabilité retombera toute entière sur ceux qui ne veulent pas voir. Si l'action politique de demain n'est pas conduite par ces idées générales, elle ne sera qu'intrigue et expédient: et le monde humain n'ira à son but que par des ornières cahotantes et ensanglantées.

Partager cet article
Repost0
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:11

Une nuée chargée d’orage impérialiste s’est levée dans le monde capitaliste.

 

Quatre grandes puissances d’Europe - la France, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Espagne - sont directement impliquées dans un trafic qui a pour enjeu le destin du Maroc et par la même occasion, celui de plusieurs vestes territoires du “continent noir” considérés ici et là comme des “compensations”. Chaque jour une dépêche annonce l’état des négociations et avec elle les espoirs et les craintes montent de manière brusque et désordonnée. Jaillira-t-il de cette nouvelle nuée orageuse l’éclair d’une guerre meurtrière ou bien l’orage menaçant va-t-il se dissiper et prendre l’aspect d’une tractation “pacifique” faisant passer quelques lambeaux de l’univers d’une poigné de fer du militarisme européen à une autre? C’est à l’heure actuelle la question qui préoccupe des milliers d’êtres humains. Et, pour trouver une réponse à cette question tous les regards, pleins d’inquiétude, se dirigent vers la porte close d’une pièce où deux hommes d’Etat confèrent ensemble : l’ambassadeur français Cambon et le secrétaire d’Etat allemand Kilderlen-Wacher. Cependant il n’est un secret pour personne que les deux hommes d’Etat n’ont aucun pouvoir propre et ne sont que de pauvres pantins en carton mis en mouvement par une ficelle dont le bout est entre les mains d’une clique de quelques grands capitalistes. Guerre et paix, le Maroc en échange du Congo ou le Togo pour Tahiti, ce sont là des questions où il y va de la vie de milliers de personnes, du bonheur ou du malheur de peuples entiers. Une douzaine de chevaliers de l’industrie racistes laissent de fins commis politiciens réfléchir et marchander sur ces questions comme on le fait au marché pour la viande ou les oignons, et les peuples attendent la décision avec angoisse tel des troupeaux de moutons conduits l’abattoir. C’est là une image d’une brutalité si révoltante et d’une bassesse si grossière qu’elle devrait remplir de rage tous ceux qui ne sont pas directement intéressés par ce trafic sordide. Cependant l’indignation morale n’est pas la règle et l’arme avec lesquelles on pourrait avoir prise sur les péripéties de la politique capitaliste mondiale. Pour le prolétariat conscient il s’agit avant tout de saisir l’affaire marocaine dans sa signification symptomatique, faire l’estimation de ses larges connexions et de ses conséquences. Mais on peut déjà dire que l’aventure politique mondiale récente est riche d’enseignements pour la conscience politique du prolétariat 


La crise marocaine est avant tout une satire impitoyable de la farce du désarmement des Etats capitalistes et leurs bourgeoisies. En Angleterre et en France, hommes d’Etat et parlementaires exprimaient en de belles phrases la nécessité de réduire les dépenses concernant les instruments de meurtre et de substituer à la guerre barbare les rapports civilisés de la procédure arbitrale. En Allemagne le chœur libéral s’est joint avec enthousiasme aux sons de cette musique de paix. Aujourd’hui, les mêmes hommes d’Etat et les mêmes parlementaires s’échauffent pour une aventure politique coloniale menant les peuples au bord du précipice d’une guerre mondiale. Le chœur libéral en Allemagne, lui aussi, s’est enthousiasmé pour cette aventure grosse d’une guerre comme jadis pour les déclamations de paix. Ce soudain changement de scène montre une nouvelle fois que les propositions de désarmement et les démonstrations de paix du monde capitaliste ne sont rien et ne peuvent être rien d’autre qu’un décor qui de temps en temps est bon pour la comédie, politique, mais qui est cyniquement écarté quand les affaires deviennent sérieuses. Espérer quoique ce soit d’une quelconque tendance de paix de la société capitaliste et mise sur elle, serait pour le prolétariat la plus folle des illusions.

 
En outre, dans la question marocaine s’exprime de nouveau clairement la relation intime entre la politique mondiale et la situation marocaine, où il suffit d’un rien pour précipiter l’Allemagne dans une guerre sanglante, changera fortement en tout cas la situation générale actuelle ainsi que celle que les possessions coloniales de l’Allemagne. Elle a surgi exactement comme pour la campagne chinoise et plus tard l’affaire algérienne, au moment des vacances parlementaires. La représentation suprême élue du peuple allemand, le Reichstag, est totalement exclu des décisions et des évènements les plus importants et les plus lourds de conséquences. Seul un régime personnel avec ses hommes de peine - lui-même instrument irresponsable entre les mains d’une clique irresponsable - agit selon son bon plaisir avec le destin de 64 millions d’allemands comme si l’Allemagne était un Etat despotique oriental. Les discours impériaux de Königsberg et de Marienburg sont devenus clairs : l’instrument du ciel joue dans la plénitude de sa souveraineté, ou plutôt il est joué au dos du peuple, par quelques cliques capitalistes avides de rapine. Le monarchisme et ses béquilles, les junkers conservateurs bellicistes, sont les principaux coupables dans l’aventure marocaine.

 
Non moindre est la force agissante de la puissance navale et militaire qui perce à travers la diplomatie allemande dans l’affaire marocaine, puissanceinsensée et qui n’est rien d’autre que cette pression brutale des tas de canons et de bateaux cuirassés amoncelés au fil des décennies, qui soi-disant servaient de remparts indispensables de la paix, et maintenant rendent les responsables de la politique allemande actuelle si audacieux et si belliqueux. Ce “saut de panthère” de la politique étrangère qui, dans ses développements futurs sera peut-être pour le peuple allemand chargé de toutes sortes de conséquences fatales, nous le devons avant tout à ces partis bourgeois qui ont chargé et soutenu l’armement incessant de l’impérialisme allemand. En tête marche avec cette tâche de sang sur le front l’hypocrite parti du centre qui, en 1900, s’est servi du mémorable redoublement des effectifs de la flotte allemande de combat pour se hisser au rang de parti gouvernemental. Non moindre est la responsabilité incombant au libéralisme piteux, dont seul l’exemple de la montée du militarisme peut mesurer la chute progressive depuis un quart de siècle. L’échec total est l’ultime fin misérable du libéralisme bourgeois, eu égard à la puissance percé en avant du militarisme foulant aux pieds et écrasant démocratie, parlementarisme et réforme sociale.

 
Cependant, c’est justement parce que le cours le plus récent de la politique mondiale avec son aventure actuelle n’est que l’émanation logique dudéveloppement économique et politique de la société bourgeoise de classe qu’il a un côté révolutionnaire faisant son chemin au-delà de la misère immédiate et caractère momentanément arrogant de ce cours. La signification historique du conflit marocain ramenée à son expression la plus simple et la plus crue, c’est la lutte concurrentielle entre les représentants du capitalisme européen pour l’app ropriation de la pointe nord-ouest du continent africain et son engloutissement par le capital.

 
C’est ce qu’exprime chaque séquence de l’évolution de la politique mondiale. Mais la “Némésis” du capitalisme veut que plus ce dernier dévore le monde et plus il sape lui-même ses propres racines. Au même moment où il se prépare à introduire “l’ordre” capitaliste dans les rapports primitifs des tribus de pasteurs et des villages de pécheurs marocains isolés du monde, s’écroule déjà l’ordre crée par lui à tous les coins et confins des autres continents. Ces flammes de la Révolution brûlent en Turquie, en Perse, à Mexico, à Haïti, elles lèchent calmement les édifices de l’Etat au Portugal, en Espagne, en Russie. Partout l’anarchie, partout les intérêts des peuples et les forces du progrès et du développement se rebellent contre le gâchis de l’ordre bourgeois. Et c’est ainsi que la campagne récente du Capital pour de nouvelles conquêtes n’est que le chemin qui le mène vers sa propre tombe. L’aventure marocaine ne sera finalement, comme chaque épisode de la politique mondiale qu’un pas vers l’accélération de l’effondrement capitaliste.


Dans ce procès, le prolétariat, avec sa conscience de classe, n’est pas appelé à regarder passivement l’écroulement de l’ordre de la société bourgeoise. La maîtrise consciente de la signification cachée de la politique internationale et ses conséquences n’est pas pour la classe des travailleurs une philosophie abstraite, mais bien au contraire, le fondement intellectuel d’une politique dynamique. L’indignation morale n’est certes pas en soi une arme contre l’économie criminelle du capitalisme, mais elle est, comme dit Engels, un véritable symptôme réel reflètent la contradiction entre la société régnante, les sentiments de justice et les intérêts des masses du peuple. La tache et le devoir de la social-démocratie consistent maintenant à exprimer avec autant de clarté que possible cette contradiction. Non seulement l’avant-garde organisée du prolétariat mais les couches les plus larges du peuple travailleur doivent se soulever dans un torrent de protestations contre le nouveau raid de la politique internationale capitaliste. Le seul moyen efficace pour lutter contre le crime de la guerre et de la politique coloniale, c’est la maturité intellectuelle et la volonté résolue de la classe des travailleurs qui, par une rébellion impliquant tous les exploités et les dominés changera la guerre mondiale infâme, conçue dans les intérêts du capital, en une paix mondiale et en une fraternisation socialiste des peuples.

 

Un des premiers textes de Rosa Luxemburg publié sur le blog: c'était en décembre 2007. c.a.r.l.


31 mars 1905 - 1er juillet 1911

Du «coup de Tanger» au «coup d'Agadir»

Le 31 mars 1905 survient le «coup de Tanger», à l'initiative de l'empereur d'Allemagne Guillaume II. Il va précipiter la mainmise de la France sur le sultanat du Maroc. Ce pays qui avait conservé son indépendance contre vents et marées pendant douze siècles va devoir supporter le protectorat français pendant quatre décennies.

André Larané, un sultanat convoité

Depuis qu'elle a occupé et colonisé l'Algérie, la France se préoccupe de la sécurité des confins algéro-marocains et lorgne sur le sultanat voisin, l'un des derniers pays indépendants d'Afrique. Ses commerçants et entrepreneurs s'y montrent très actifs, notamment à Casablanca, un port de création récente. En concluant en 1904 l' Entente cordiale, la Grande-Bretagne accepte le principe d'un protectorat français sur le Maroc. Mais l'empereur allemand Guillaume II, quelque peu mégalomaniaque, ne l'entend pas de cette oreille. Non content de sa suprématie sur le continent européen, il veut avoir sa part des conquêtes coloniales. En vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, il débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d'un imposant cortège, et va à la rencontre du sultan Abd-ul-Aziz pour l'assurer de son appui. Ce «coup de Tanger» entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé.Il débouche aussi sur la réunion l'année suivante, du 16 janvier au 7 avril 1906, d'une conférence internationale à Algésiras, au sud de l'Espagne. Elle confirme l'indépendance du Maroc (indépendance qui ressemble plutôt à une mise sous tutelle internationale). Elle rappelle le droit d'accès de toutes les entreprises occidentales à son marché... Mais au grand dam de Guillaume II, elle établit aussi implicitement des «droits» particuliers de la France sur l'empire chérifien: c'est ainsi que la France et l'Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d'état du Maroc.

Pénétration française. Par approches successives, la France va finir par imposer son protectorat au sultan. En 1907, le général Lyautey occupe Oujda, une grande ville proche de la frontière avec l'Algérie. Là-dessus, le massacre d'ouvriers européens dans le grand port de Casablanca détermine l'envoi d'un corps de troupes qui occupe le port et la région voisine de la Chaouia sous le commandement du général Drude. En septembre 1908, le Maroc revient au coeur de la rivalité franco-allemande avec l'arrestation à Casablanca, par la police française, de soldats de la Légion étrangère que les agents consulaires allemands aident à déserter ! Après des menaces de part et d'autre, Berlin et Paris conviennent de calmer le jeu avec l'accord économique du 9 février 1909 qui prévoit d'associer Français et Allemands dans toutes les entreprises marocaines qui leur tomberaient entre les mains.
L'«incident d'Agadir» Là-dessus, le faible Abd-ul-Aziz est renversé par son frère Moulay Hafiz. Mais celui-ci, assiégé dans Fès par les tribus berbères du Moyen Atlas, appelle les Français à son aide. Ces derniers ne se font pas prier. En avril 1911, une armée occupe les villes impériales de Rabat, sur la côte atlantique, Fès et Meknès dans le Moyen Atlas. L'Allemagne y voit une violation des accords signés à Algésiras cinq ans plus tôt. Elle envoie la canonnière Panther vers Agadir sous le prétexte de protéger les entreprises de la région et plus sérieusement pour marquer son territoire et signifier à la France qu'elle n'a pas tous les droits au Maroc. Les gouvernements français et britannique en sont informés le 1er juillet 1911. L'empereur Guillaume II est surpris par la vivacité de la réaction britannique : le Premier ministre David Lloyd George affiche sans ambiguïté sa solidarité avec Paris et ne craint pas de menacer Berlin. Les diplomates français sont eux-mêmes prêts à l'affrontement... La Grande Guerre que d'aucuns espèrent va-t-elle éclater sur ce futile différend? Finalement, l'affaire se résout grâce à la politique d'apaisement du président du Conseil français, Joseph Caillaux. A juste titre convaincu qu'une guerre entraînerait la ruine de l'Europe, il manoeuvre avec une sage modération de concert avec le baron de Lancken, conseiller à l'ambassade d'Allemagne à Paris et intime de Guillaume II. On aboutit ainsi à un traité franco-allemand le 4 novembre 1911, avec un échange de territoires en Afrique équatoriale, entre le Cameroun, colonie allemande, et le Congo, colonie française. L'Allemagne concède par ailleurs à la France une entière liberté d'action au Maroc. Ce traité d'apaisement est ressenti de part et d'autre comme une lâche concession à l'ennemi. A la tribune du Sénat français, Georges Clemenceau lance: «De bonne foi, nous voulons la paix... Mais enfin, si on nous impose la guerre, on nous trouvera. Nous venons d'une grande histoire, nous entendons la conserver». Joseph Caillaux doit céder le pouvoir le 11 janvier suivant à Raymond Poincaré (en 1917, en pleine guerre mondiale, il échappera de peu à une condamnation à mort réclamée par Clemenceau).
Un protectorat «éclairé». En attendant, le nouveau gouvernement ne perd pas de temps et dès le 30 mars 1912, il officialise le protectorat de la France sur l'empire chérifien par une convention signée à Fès avec le sultan. La France complète ainsi sa domination sur l'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie)... pour moins d'un demi-siècle. Le général Hubert Lyautey, nommé «résident général» auprès du sultan, entreprend avec succès la soumission des tribus rebelles, puis il se consacre à la mise en valeur du pays dans le respect de ses traditions. Il multiplie les infrastructures, ports, routes, voies ferrées... Il encourage aussi l'exploitation des phosphates, principale ressource minérale du pays, dans le cadre d'un monopole confié au gouvernement du sultan. Après le départ de Lyautey, toutefois, Paris en viendra à des pratiques plus autoritaires et autrement moins généreuses. -
Partager cet article
Repost0
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 19:15

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

Rosa Luxemburg a publié à la fin du siècle une série d'articles, inédits en langue française car ne faisant pas partie des oeuvres majeures. Ces articles de circonstances ont cependant comme intérêt de montrer l'évolution du capitalisme dans cette phase majeure qu'est son internationalisation. Et la sensibilité de Rosa Luxemburg à cette évolution qui lui permettra comme penseur marxiste d'analyser le processus d'accumulation du capital dans l'une de ses oeuvres politiques les plus abouties. Ces articles ont été publiés dans une chronique intitulée "Tour d'horizon économique et social", signée du pseudonyme EGO.

Un premier article avait été proposé sur le blog. Ce deuxième article publié en décembre 1898 dans la Sächsische Arbeiter-Zeitung  montre l'accélération du processus capitaliste et de l'accession de nouveaux pays à la domination impérialiste.

 

Publié en 2008 sur le blog


L'essor économique des Etats-Unis

 

"Il y a peu de temps encore, les Etats-Unis étaient avant tout un pays agricole, qui couvraient ses besoins industriels essentiellement par des importations en provenance des pays européens. Les nouvelles statistiques concernant l'élevage montrent l'évolution qui s'est produite ces dernières années dans ce domaine. L'on constate ainsi que depuis 1894, le nombre des têtes de bétail diminue fortement aux Etats-Unis - on comptait en 1895, 16,5 millions de vaches laitières et en 1898, 15,8 millions de têtes...Dans le même temps, les importations augmentent. En 1894, elles ne dépassaient pas 1600 têtes de bétail, elles atteignent maintenant les 300 000 têtes. Et le recul constaté n'a certainement pas de causes momentanées ou fortuites, mais il vient des coûts sans cesse croissants de l'élevage, augmentation à mettre en relation avec celle de la densité des populations.

D'autre part, l'industrie se développe avec une rapidité étonnante. Il suffit de prendre comme exemple la production de fonte. En 1891, cette branche n'existait pas encore aux Etats-Unis, et l'ensemble des besoins était couvert par l'importation de produits étrangers, anglais en général pour un total de plus d'un milliard de livres. En 1892, cette nouvelle branche a été créée, et la production a atteint 13 millions de livres et grâce à une croissance par bonds successifs, elle est parvenue à un total de 650 millions de livres en 1898. Dans le même temps, les importations étrangères diminuent et passent de un milliard de livres à 170 000 livres et sont amenées à disparaître bientôt complètement.

Mais les Etats-Unis sont devenus aussi ces dernières années un Etat industriel exportateur. Il suffit de prendre comme exemple un pays: le Japon. En 1896, les Etats-Unis représentaient seulement 26%, l'Angleterre de son côté 65% des exportations de locomotives vers ce pays. En 1897, l'Angleterre descend à 43% et les importations des autres pays disparaissent complètement. La même chose vaut pour l'importation d'autres matériels ferroviaires.

En Amérique du Sud comme en Asie orientale, l'industrie américaine prépare une rude concurrence à l'industrie anglaise. Pour résumer, ce pays qui représentait un débouché pour l'industrie européenne devient aujourd'hui un pays capitaliste exportateur, qui en fin de compte vient disputer leur place aux autres pays. Et quelles sont les conséquences de ce phénomène? Le marché mondial devient de plus en plus étroit, la production  dépasse de plus en plus les possibilités de débouchés, la concurrence devient de plus en plus désespérée et un krach commercial plus ou moins généralisé ébranlera à court ou long terme les pays capitalistes. Le développement industriel des Etats-Unis avec toutes les conséquences qu'il entraîne donne là de nouveau une fameuse couleuvre à avaler à tous ceux qui soutiennent la célèbre théorie des capacités d'adaptation capitaliste de la production aux besoins."

Partager cet article
Repost0
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 00:15

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

Les vendredis du 5 avril au 28 juin 2013
Théâtre Darius Milhaud 80 Allée Darius Milhaud - 75019 PARIS

http://www.topj.net/assets/3777/big.jpg

 

19h15 - Tous les vendredis Du 5 avril au 28 juin 2013 .

Théâtre Darius Milhaud 80 Allée Darius Milhaud - 75019 PARIS Métro: 5 - Porte de Pantin/Bus: 75 - Porte Chaumont/Tram: T3b - Butte du Chapeau rouge

Réservations au théâtre 01 42 01 92 26 - tdm4@orange.fr www.theatredariusmilhaud.fr Fnac et points de vente habituels .

 

« Une seule chose me fait souffrir : devoir profiter seule de tant de beauté. Je voudrais crier par-dessus le mur : je vous en prie, faites attention à ce jour somptueux !» Rosa Luxemburg.

 

Le parti pris de ce seul en scène : dévoiler Rosa Luxemburg dans son intime, une femme tout autant poète que grande révolutionnaire. Il met en exergue la dimension humaniste de Rosa Luxemburg, son respect du vivant et son amour du beau, ainsi que sa fidélité et sa rectitude face au monde et à l’histoire.


« L'envie très vite de découvrir l'univers et les préoccupations politiques et spirituelles (les deux termes ne sont pas antinomiques !) de Rosa Luxemburg. Préoccupations, à bien des égards, proches de notre cheminement d'humains et d'artistes. »


Jean-Luc Pérignac Extraits du livre Rosa, la vie : lettres de Rosa Luxemburg, Rosa Luxemburg Textes choisis par Anouk Grinberg, traduits par Laure Bernardi et Anouk Grinberg - Éditions de l'Atelier .

Etre… Une femme en prison : correspondance Théâtre épistolaire Auteur: Rosa Luxemburg Mise en scène: Jean-Luc Pérignac Lumière et scénographie: Grégory Philippe Comédienne: Priscilia Boussiquet

Partager cet article
Repost0
19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 22:51

 

comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

Juste un petit hommage de rosa luxemburg à franz mehring

article - 04/06/08 - Juste un petit hommage de Rosa Luxemburg à franz mehring - (extrait d'une lettre à franz mehring

Biographie de marx de franz mehring. Les apports de rosa luxemburg et clara zetkin

article - 19/12/09 - Les apports de Rosa Luxemburg et Clara Zetkin

Une de l'internationale publié en 1915 par r. Luxemburg et franz mehring

Une de l'internationale publié en 1915 par R. Luxemburg et franz Mehring

article - 14/06/09 - Une de L'Internationale publié en 1915 par R. Luxemburg et franz mehring. Ceci est la page de couverture du journal publié en…

Gustavo ii adolfo de suecia, según franz mehring

article - 14/01/10 - Gustavo II Adolfo de Suecia, según franz mehring Il existe trop peu de documents sur le net sur franz mehring. Pour nos visiteurs qui…

Textes de franz mehring disponibles en allemand sur le net

Textes de franz mehring disponibles en allemand sur le net

article - 14/01/10 - Textes de franz mehring disponibles en allemand sur le net - comprendre-avec-rosa-luxemburg.Over-blog.Com Marxists’ Internet Archive Deutschsprachiger Teil …

Franz mehring. "karl marx. Histoire de sa vie"

Franz mehring. "karl marx. Histoire de sa vie"

article - 14/12/09 - franz mehring. "Karl Marx. Histoire de sa vie" Une maison d'éditions (Bartillat) publie en poche la biographie de Marx de franz mehring. …

Franz mehring - une image, un symbole

Franz mehring - une image, un symbole

article - 23/12/09 - franz mehring - une image, un symbole. Repris sur le site la bataille socialiste. Ce timbre à l'effigie de franz mehring est…

Rosa luxemburg. Petit hommage à franz mehring

Rosa luxemburg. Petit hommage à franz mehring

article - 02/04/11 - Rosa Luxemburg. Petit hommage à franz mehring - comprendre-avec-rosa-luxemburg.Over-blog.Com Lu sur :…

Un témoignage sur la captivité de franz mehring

Un témoignage sur la captivité de franz mehring

article - 11/03/11 - Un témoignage sur la captivité de franz mehring. Il n'y a pas seulement Liebknecht qui ait attiré…

Le 3 août 1914, je marchai dans la nuit avec rosa luxemburg … La guerre était là et le…

article - 23/05/10 - Immer kam sie auf ihre Selbstmordgedanken zurück. Noch am Abend ging ich zu franz mehring, der vor Wut über den Verrat der Partei im Zimmer auf- und abrannte. Ich bat ihn, zu…

Le journal die internationale dans la correspondance de rosa luxemburg.

article - 29/05/10 - d'un article à F. Wesmeyer. Ils font allusion aussi aux poursuites engagées contre elle, franz mehring et Clara Zetkin.

Rosa luxemburg en novembre 1918: la sortie du 1er numéro de la "rote fahne"

article - 11/11/11 - je t'envoie des milliers de salutations et de baisers Ta RL. Lettre à franz mehring Le 18 novembre 1918 Cher ami, je ne peux vous die…

"ce mensuel doit son existence à la camarade luxemburg" - introduction à la revue die internationale

"ce mensuel doit son existence à la camarade luxemburg" - introduction à la revue die internationale

article - 14/07/10 - La page de couverture de Die Internationale publié en 1915 par R. Luxemburg et franz mehring L'article de Rosa Luxemburg "La reconstruction de …

Pourquoi la biographie de marx par mehring est-elle si précieuse?

article - 15/12/09 - Pourquoi la biographie de Marx par mehring est-elle si précieuse? A la fin de la préface rédigée par franz mehring en mars 1918 pour…

Jaurès et mehring - informations sur un article

article - 16/07/10 - Jaurès et mehring - informations sur un articleA lire sur le site de l'Université de Paris I Projet Ducange…

Extrait de lettre de rosa luxemburg à franz mehring. "ne pas céder un pouce de terrain"

article - 16/07/08 - Extrait de lettre de Rosa Luxemburg à franz mehring. "Ne pas céder un pouce de terrain" - Sur le site SMOLNY,…

L'internationale - histoire d'un journal (paul fröhlich - r. Luxemburg)

article - 02/11/08 - Au printemps de 1915, l'Internationale parut, sous la direction de Rosa Luxemburg et franz mehring. Les collaborateurs en étaient Clara Zetkin, August Thalheimer, Käte Duncker,…

Socialistes français et allemands face à la révolution de 1905 ou la tentation de l’analogie avec…

article - 30/11/10 - Deux personnages sont essentiels à cet égard, le déjà nommé Karl Kautsky (22) et franz mehring, ancien ennemi de la social-démocratie devenu une figure centrale du SPD, un des…

Die neue zeit, un journal où rosa luxemburg écrit …

article - 16/05/08 - Zeit». Son rédacteur en chef était Karl Kautsky ; son éditorialiste devint rapidement franz mehring. D'abord revue mensuelle, elle fut transformée en hebdomadaire en 1891. Pendant un…

Une histoire de l'internationale, revue de rosa luxemburg et karl liebknecht (1)

article - 17/09/08 - pas exactement avec ceux des correspondants de Crispien. Selon Pieck étaient présents notamment franz mehring, Käthe et Hermann Duncker (Rosa luxemburg était incarcérée à la prison de…

Ces femmes et ces hommes qui ont participé à die internationale: marchlewski, k. Duncker

Ces femmes et ces hommes qui ont participé à die internationale: marchlewski, k. Duncker

article - 15/06/09 - la même notoriété. La plupart accompagnent Rosa Luxemburg depuis deux décennies comme franz mehring ou Marchlewski Tous cependant ont fait montre d'un internationalisme…

Dialogue marxiste: lénine et luxemburg, un article de g. Labica dans la revue la commune.

article - 26/05/10 - entier, ces fidèles partisans de la classe ouvrière, que sont Liebknecht, R.L., Clara Zetkin, franz mehring." où donc est la faille? Il n'y a pas de faille. Par sa…

A bas la guerre ! A bas le gouvernement ! Karl liebknecht en 1916

A bas la guerre ! A bas le gouvernement ! Karl liebknecht en 1916

Rosa luxemburg "je défends le point de vue de la grève de masse"

article - 06/05/09 - vue de la grève de masse" - comprendre-avec-rosa-luxemburg.Over-blog.Com Lettre à franz mehring, Plauen, le 9 décembre 1911 Très honorable camarade, Je ne puis…

Clara zetkin - préface à la brochure de junius de rosa luxemburg - 1919 (1)

article - 15/08/08 - précieux, et dont le résultat fut quand même quasi nul. Seuls Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg, franz mehring et moi-mêmes, osâmes affronter l'idole dévorante de la discipline du partie,…

Une réflexion sur l'histoire du mouvement communiste et socialiste (1917-1921). Rosa luxemburg …

article - 03/07/11 - les masses seraient porteuses et qui serait différente de la démocratie socialisante-libérale. franz mehring, dans une lettre du 3 juin 1918 adressée aux bolcheviks, l’avoue : « Le plus…

Bibliographie de rosa luxemburg: ouvrages disponibles.

article - 19/01/10 - inclus dans : ENGELS Friedrich, Pour comprendre "Le capital", suivi de deux études de franz mehring et Rosa Luxemburg sur "Le capital", Bureau d’éditions, 1936, 126 p. Le même,…

Au soir du 4 août … (le vote des crédits militaires en 1914 par les sociaux-démocrates allemands…

article - 04/09/08 - quelques opposants se réunissent dans l'appartement berlinois de Rosa Luxemburg. Il y a là franz mehring, Julian Karski-Marchlewski, Ernst Meyer, Käthe et Hermann Duncker, Hugo Eberlein…

Rosa luxemburg aujourd’hui - un article de gilbert badia

article - 06/08/08 - il y avait quatre mousquetaires : Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Clara Zetkin, franz mehring. Quelques années plus tard, ils animeront le spartakisme, ce mouvement…

Partager cet article
Repost0
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 21:35

  comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

 

http://a407.idata.over-blog.com/0/51/50/28/collages-de-joelle-aubron/grosz-01.jpg

 

GROSZ


Grâce à un mail, nous découvrons (ou redécouvrons?) ce texte que nous pouvons mettre en miroir avec celui de 1894, repris dans l'article précédent.


Article paru dans La Leipziger Zeitung, le 30 mai 1913

 

Au moment du premier 1er mai, en 1886, la crise semblait dépassée, l'économie capitaliste de nouveau sur les rails de la croissance.


On rêvait de d'un développement pacifique : les espoirs et les illusions d'un dialogue pacifique et raisonnable entre travail et capital germaient ; le discours de la « main tendue à toutes les bonnes volontés » perçait ; les promesses d'une « transition graduelle au socialisme » dominaient ».


Crises, guerres et révolution semblaient des choses du passé, l'enfance de la société moderne : le parlementarisme et les syndicats, la démocratie dans l’État et la démocratie sur le lieu de travail étaient supposées ouvrir les portes d'un nouvel ordre, plus juste.


L'histoire a soumis toutes ces illusions à une épreuve de vérité redoutable. A la fin des années 1890, à la place du développement culturel promis, tranquille, fait de réformes sociales, commençait une phase de violent aiguisement des contradictions capitalistes – un boom avec ses tensions électriques, un krach avec ses effondrements, un tremblement de terre fissurant les fondements de la société.


Dans la décennie suivante, une période de dix ans de prospérité économique fut payée au prix de deux crises mondiales violentes, six guerres sanglantes, et quatre révolutions sanglantes.


Au lieu des réformes sociales : lois de sécurité, répression et criminalisation du mouvement social. Au lieu de la démocratie industrielle : concentration extraordinaire du capital dans des ententes et trusts patronaux, et plans de licenciement massifs. Au lieu de la démocratie dans l'Etat : un misérable écroulement des derniers vestiges du libéralisme et de la démocratie bourgeoise.


La classe ouvrière révolutionnaire se voit aujourd'hui globalement comme seule, opposée à un front réactionnaire uni des classes dominantes, hostile mais ne se maintenant que par leurs ruses de pouvoir.

 

Le signe sous lequel l'ensemble de cette évolution, à la fois économique et politique, s'est consommée, la formule à la quelle elle renvoie, c'est l'impérialisme.

Rien de nouveau, aucun tournant inattendu dans les traits généraux de la société capitaliste. Les armements et les guerres, les contradictions internationales et la politique coloniale accompagnent l'histoire du capitalisme dès sa naissance.


Nous ne sommes que dans la phase d'intensification maximale de ces contradictions. Dans une interaction dialectique, à la fois la cause et l’effet de l'immense accumulation de capital, par l'intensification et l'aiguisement de ces contradictions tant internes, entre capital et travail, qu'externes, entre Etats capitalistes – l'impérialisme a ouvert sa phase finale, la division du monde par l'offensive du capital.


Une chaîne d'armements infinis et exorbitants sur terre comme sur mer dans tous les pays capitalistes du fait de leurs rivalités ; une chaîne de guerres sanglantes qui se sont répandues de l'Afrique à l'Europe et qui a tout moment peut allumer l'étincelle qui embrasera le monde.

Si on y ajoute le spectre incontrôlable de l'inflation, de la famine de masse dans l'ensemble du monde capitaliste. Chacun de ces signes est un témoignage éclatant de l'actualité et de la puissance de l'idée du 1er mai.


L'idée brillante, à la base du Premier mai, est celle d'un mouvement autonome, immédiat des masses prolétariennes, une action politique de masse de millions de travailleurs qui autrement auraient été atomisées par les barrières des affaires parlementaires quotidiennes, qui n'auraient pour l'essentiel pu exprimer leur volonté que par le bulletin de vote, l'élection de leurs représentants.


La proposition excellente du français Lavigne au Congrès de Paris de l'Internationale ajoutait à cette manifestation parlementaire, indirecte de la volonté du prolétariat, une manifestation internationale directe de masse : la grève comme une manifestation et un moyen de lutte pour la journée de 8 heures, la paix mondiale et le socialisme.


Et cette idée, cette nouvelle forme de lutte, a donné un nouvel élan au mouvement cette dernière décennie ! La grève de masse a été reconnu internationalement comme une arme indispensable de la lutte politique.


Comme action, comme arme dans la lutte, elle revient sous des formes et des nuances innombrables dans tous les pays, ces quinze dernières années.


Pas étonnant ! Le développement dans son ensemble de l'impérialisme dans la dernière décennie conduit la classe ouvrière internationale à voir plus clairement et de façon plus tangible que seule la mise en mouvement des masses, leur action politique autonome, les manifestations de masse et leurs grèves ouvriront tôt ou tard une phase de luttes révolutionnaires pour le pouvoir et pour l'Etat, peuvent apporter une réponse correcte du prolétariat à l'immense oppression que produit les politiques impérialistes.


En cette période de course aux armements et de folie guerrière, seule la volonté résolue de lutte des masses ouvrières, leur capacité et leur disposition à de puissantes actions de masse, peuvent maintenir la paix mondiale et repousser la menace d'une guerre mondiale.


Et plus l'idée du Premier Mai, l'idée d'actions de masse résolues comme manifestation de l'unité internationale, comme un moyen de lutte pour la paix et le socialisme, s'enracinera, et plus notre garantie sera forte que de la guerre mondiale qui sera, tôt ou tard, inévitable, sortira une lutte finale et victorieuse entre le monde du travail et celui du capital.

 

In Leipziger Volkszeitung, 30 avril 1913

 

Repris sur  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Partager cet article
Repost0

Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009