Très intéressant article. Le blog le met à disposition dans le cadre du 200e anniversaire de la naissance de Wilhelm Liebknecht.
LE MOUVEMENT OUVRIER ALLEMAND ET LES ÉVÉNEMENTS DE 1870-1871 Jutta Seidel,
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« Entre socialistes français et socialistes allemands, il n'existe pas de question alsacienne. » (Engels, 6 novembre 1886).
Le mouvement ouvrier allemand et les évènements de 1870-1871[article]Jutta Seidel Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine Année 1972 19-2 pp. 283-288 Fait partie d’un numéro thématique : Dimensions et résonances de l'année 1871
https://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1972_num_19_2_2208
Les événements de 1870-1871 ont confronté simultanément le jeune parti ouvrier allemand à plusieurs problèmes de signification essentielle. Il lui fallait prendre position à l'égard de la paix et de la guerre. Il fallait qu'il prenne conscience des rapports entre les intérêts nationaux et du mouvement ouvrier. Il devrait arrêter son attitude à l'égard de l'Empire prusso-allemand, de sa politique intérieure et extérieure et finalement prouver son caractère révolutionnaire en face de la première tentative d'une révolution prolétarienne, la Commune de Paris... Le fait qu'il ait dans l'ensemble immédiatement réussi avait eu des conséquences non seulement pour sa position du moment, mais encore pour son développement ultérieur.
Que les conséquences sur l'évolution interne des « Eisenachiens » vers un parti révolutionnaire prolétarien de masse, sur sa consolidation politique et théorique, aient été d'un poids considérable, a déjà été prouvé 1. Ceci vaut pour leur attitude à l'égard de la fondation de l'Empire ainsi que pour leurs conceptions en politique intérieure et extérieure 2. Par ailleurs, des travaux se sont préoccupés de l'aspect international de l'attitude des Eisenachiens. Il s'agit généralement du problème du transfert du centre névralgique du mouvement ouvrier européen vers l'Allemagne, après la défaite de la Commune. Ceci a imposé au mouvement ouvrier allemand une plus grande responsabilité à l'égard du mouvement international 3.
1. Voir E. Hackethal, Die Bedeutung der Pariser Kommune und ihre Lehren fur die Ent- wicklung der deutschen Arbeiterbewegung von 1871 bis zum Erlass des Sozialistengesetzes, Phil. Diss., Leipzig, 1965 ; Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, vol. 1, Berlin, 1966, chap. Ill ; H. Bartel, « Die Durchsetzung des Marxismus in der deutschen im letzten Drittel des 19. Jahrhunderts », in Zeitschrift fur Geschichtswissenschaft, 1966/8.
2. Voir H. Wolter, Alternative zu Bismarck — Die deutsche Sozial-demokratie und die Aussenpolitik des preussisch-deutschen Reiches 1878-1890, Berlin, 1970 ; G. Seeber, H. Wolter, 1870-1871. Die Grundung des Deutschen Reiches und die Arbeiterbewegung, in Beitrage zur Geschichte der Arbeiterbewegung 1971/1.
3. Voir K. Marx-F. Engels, Brief an den Ausschuss der Sozial-demokratischen Arbeiterpartei, in Marx-Engels, Werke, vol. 17, Berlin, 1962, p. 270.
La position internationale de la social-démocratie allemande au cours du dernier tiers du XIXe siècle ne peut être vraiment comprise que si on l'examine à travers le prisme des événements de 1870-1871. Ceux-ci influencèrent de façon particulièrement décisive les relations entre les ouvriers français et allemands.
La déclaration de solidarité du parti ouvrier social-démocrate allemand avec les travailleurs français durant la guerre a constitué un excellent préalable pour la collaboration amicale avec le « Parti ouvrier » élaboré grâce à la participation active de Jules Guesde et de Paul Lafargue 1. La Commune prépara le terrain pour une vaste action de libération du prolétariat. Les échos directs de la Commune et, plus tard, son histoire colportée dans toute l'Europe ont créé un lien beaucoup plus fort que celui qui existait avant 1871. Si l'élément commun de la tradition communaliste favorisait le sentiment unitaire de tout le mouvement ouvrier international, la Commune de Paris restait cependant pour une grande part le symbole vivant du combat et un lien entre les socialistes allemands et français.
Du côté de la social-démocratie allemande, le mouvement de solidarité avec la Commune ne s'est pas seulement traduit par l'aide aux réfugiés et aux déportés ; il trouva aussi sa continuation dans l'ordre des idées grâce à d'importantes publications consacrées à la Commune et auxquelles Wilhelm Bracke avait pris une grande part 2. La profession de foi durable du mouvement ouvrier révolutionnaire allemand à l'égard de la Commune constituait, malgré les insuffisances théoriques de ses doctrines, un moment important pour l'adoption des positions fondamentales du marxisme par la social-démocratie allemande et pour la défense contre les tendances opportunistes du dernier tiers du XIXe siècle. En plus, elle contribua de manière décisive à maintenir en éveil la solidarité de classe parmi les ouvriers progressistes français et les intellectuels socialistes au nom desquels Cari Hirsch transmit une adresse de salutation au congrès du parti de Gotha en 1876 3.
Le parti ouvrier français qui se constituait vit dans cette profession de foi un gage de l'identité du but et en même temps l'obligation d'une action commune. C'est dans cette perspective que le rédacteur de L'Égalité a écrit au parti allemand menacé par Bismarck :
« Aujourd'hui c'est vous qui avez l'honneur de servir de cible à toutes les réactions. Et de la même façon que vous n'aviez pas hésité en 1871 à vous solida-
1. Voir I. D. Belkin, Jules Guesde i bor'ba za rabocuju partiju vo Francii, Moscou, 1952 ; J. Guesde, Ausgewàhlte Texte {1867-1882), mit einer Einfuhrung und anmerkungen von C. Willard, Berlin, 1962 ; C. Willard, Les Guesdistes. Le mouvement socialiste en France (1893-1905), Paris, 1965 ; J. Seidel, « Die Haltung der deutschen Sozialdemokratie zur Herausbildung und Grùndung der Franzôsischen Arbeiterpartei (Parti ouvrier), 1876/77- 1888 », in Marxismus und deutsche Arbeiterbewegung - Studien zur sozialistischen Bewe- gung im letzten Drittel des 19. Jàhrhunderts, Berlin, 1970.
2. Voir G. Eckert, 100 Jahre Braunschweiger Sozialdemokratie, I. Teil, Hannover, 1965 ; J. Seibel,, Wilhelm Bracke — Vom Lassalleaner zum Marxisten — , Berlin ,1966, ainsi que l'étude sous presse : Wilhelm Bracke Revolutionarer Arbeiterfûhrer und sozialistischer Verleger.
3. Der Volksstaat, n° 99, 25 août 1976.
riser avec la Commune... nous n'hésitons pas à être solidaires de votre parti dont le succès., sera aussi le nôtre » l.
.
Les marxistes allemands et français profitèrent des fêtes commémoratives annuelles du 18 mars pour exprimer leur solidarité prolétarienne. La rédaction du Sozialdemokrat écrivait à l'Égalité en 1880 à l'occasion de la fête de la Commune :
« Nous partageons vos sentiments fraternels pour les victimes et les combattants de cette Commune qui fut le prologue d'une grande Révolution sociale... Vive la solidarité des socialistes français et allemands » 2.
Comme Friedrich Engels le soulignait en 1886, le 18 mars devint de plus en plus la fête de l'internationalisme prolétarien, lequel resserra encore son unité sous les cris de « Vive la Commune ! Vive l'Union internationale des travailleurs ! » 3. L'adresse de solidarité du Parti ouvrier allemand du 18 mars 1886 était animée du même esprit ; elle disait : « Ce n'est pas une fête nationale, c'est une fête internationale » 4.
De telles adresses de salutation régulièrement échangées entre les partis ouvriers allemands et français au cours des années 80 constituaient une « preuve de plus de la solidarité qui nous unit tous » 5. Elles ne restèrent cependant pas de simples proclamations écrites, mais elles trouvèrent leur application immédiate dans des actions solidaires réciproques au cours de grèves et de luttes électorales 6. Elles consolidèrent l'unité qui trouva finalement son expression dans l'action commune des marxistes allemands et français lors du congrès socialiste international de 1889 à Paris. On y « le pacte d'alliance » entre les socialistes allemands et français en référence à la Commune 7.
Les succès de la social-démocratie allemande dans sa lutte contre la loi antisocialiste, son impressionnant succès électoral en février 1890 ont été salués avec enthousiasme par le « parti ouvrier » 8. C'est pourquoi il ne fêtait pas seulement le dix-neuvième anniversaire de la Commune, « mais encore et surtout la récente victoire des camarades d'Allemagne » 9. Wilhelm Liebknecht répondit à Jules Guesde :
1. Vorwârts, n° 71, 19 juin 1878.
2. L'Égalité, n" 10, 24 mars 1880.
3. Le Socialiste, n° 31, 27 mars 1886.
4. Le Socialiste, n° 32, 3 avril 1886.
5. E. Massard (Rédaction de L'Égalité) à la rédaction du Sozialdemokrat, 11 mars 1880, Internationales Institut fur Sozialgeschichte, (Amsterdam (I.I.S.G.), C. I. 1372.
6. De telles collectes étaient réalisées à l'occasion de toutes les grandes grèves. La presse socialiste publia les nombreux appels et le bilan essentiel. Le soutien financier réciproque constitua un moment essentiel lors des luttes électorales en France en 1885, 1889 et 1891, ainsi que 1884, 1887, mais surtout 1890 à l'occasion des élections au Reichstag en
7. Voir Protokoll des Internationale». Arbeiter-Congresses zu Paris, Abgehalten vom 14. bis 20. Juli 1889, Nuremberg, 1890, p. 1-5 ; Wilhelm Liebknecht à Jules Guesde, 15 mars 1890.
8. Voir Jules Guesde à Wilhelm Liebknecht, 26 février 1890, Institut fur Marxismus-Leninismes beim ZK der KPdSU, Zentrales Parteiarchiv, Fonds 200/IV/1912. (IML ZPA Moskau).
9. Jules Guesde à Wilhelm Liebknecht, 7 mars 1890, IML ZPA Moscou, Fonds 200/IV/1913.
« Nos luttes et nos victoires sont les vôtres... Le 18 mars est une date commune aux Fiançais et aux Allemands... nous continuerons à lutter contre les ennemis communs : le capitalisme, le despotisme et le chauvinisme » !
L'opposition au chauvinisme avait une répercussion importante. Le refus de la guerre après Sedan, la persistance de la social-démocratie à promouvoir une solution pacifique et démocratique du problème alsacien-lorrain constituaient un argument de poids que les marxistes français pouvaient jeter sur le plateau de la balance contre le chauvinisme et l'esprit de revanche de la bourgeoisie française.
Le manifeste du comité du parti de Brunswick du 5 septembre 1870, l'attitude intrépide de Bebel et de Liebknecht au Reichstag et devant la barre au procès de haute trahison de Leipzig en 1872 incarnaient de manière exemplaire l'unité du combat du mouvement ouvrier pour la démocratie, le socialisme et la coexistence pacifique des peuples. C'est pourquoi les chefs du mouvement ouvrier des deux pays se référèrent toujours à la position individuelle des classes durant la guerre franco-allemande et ses conséquences. Le point de départ historique leur permit d'arracher le masque des intérêts de classe de la bourgeoisie caché par le drapeau national. Il permit de mettre en opposition la politique de paix prolétarienne et celle des hobereaux. Par là l'attitude des guesdistes buta à coup sûr sur des difficultés supplémentaires. Le souvenir du traité prédateur de Francfort, de la perte de l'Alsace-Lorraine était lié au de l'abaissement national et tout cela fut sans cesse mis en avant par la politique officielle et ne fut pas sans écho dans la classe ouvrière 2. L'adhésion des marxistes français et des blanquistes sous la direction d'Edouard Vaillant à une alliance concrète de combat avec le mouvement ouvrier allemand a exposé les forces prolétariennes et révolutionnaires à la suspicion et à la diffamation comme « anti-patriotes » et « agents de Bismarck ». Par ailleurs, les mêmes reproches étaient portés à l'encontre des sociaux-démocrates allemands, mais avec l'accusation d'être pro-français 3.
Contre de telles accusations, Jules Guesde se défendit dès 1878 lorsqu'il fut cité devant la 10e chambre correctionnelle de Paris. Il avança que l'histoire avait démontré indubitablement que l'Allemagne avait une face double : « D'une part l'Allemagne impériale, d'autre part l'Allemagne socialiste. Les socialistes français sont très fiers d'être unis étroitement avec la seconde » 4.
Les socialistes groupés autour de Jules Guesde et de l'« Egalité » renforcèrent cette profession de foi en 1880 par leur prise de position contre les arrestations et les expulsions de socialistes allemands de Paris. L'Égalité ne se contenta pas d'organiser le soutien matériel des expulsés et de leurs familles 5 ; elle protesta aussi en tant que seul journal et dès le début
1. Wilhelm Liebknecht à Jules Guesde, 15 mars 1890.
2. Voir C. Wiiaard, op. cit., p. 65.
3. Der Sozialdemokrat, n° 11, 15 mars 1890, dut s'opposer aux mensonges délibérés de la Norddeutschen Allegemeinen Zeitung.
4. Staatsarchiv Potsdam : Pr. Br. Rep. 30 Berlin C. Tit. 94 Lit. A, n° 249 Bl. 103.
5. L'Égalité, n° 14, 21 avril 1880.
contre cette politique qui travaillait, la main dans la main, avec législation bismarckienne. Dans cette perspective, L'Égalité dénonçait la République qui « continue à se faire l'humble servante de la politique bismarkienne » 1.
La place essentielle que les événements de 1870-1871 occupaient dans la conscience de la tradition du mouvement ouvrier allemand et français apparut clairement avec l'incident Schnœbelé.
Au cours de ces mois, la social-démocratie allemande et le « parti ouvrier » démontrèrent qu'ils étaient seuls à faire front devant les provocations des classes dirigeantes. Ils organisèrent une vaste manifestation de protestation 2. Ils se laissèrent guider par l'idée fondamentale développée par Engels dans un article du 6 novembre 1886 :
« Entre socialistes français et socialistes allemands, il n'existe pas de question alsacienne. Les socialistes des deux pays sont également intéressés au maintien de la paix ; c'est eux qui payeraient tous les frais de la guerre » 3.
Dans un article significatif : « les préparatifs guerriers de la diplomatie et la social-démocratie », le Sozialdemokrat écrivait : « II faut que les ouvriers obligent par le poids de leurs voix, par leur masse, les gouvernements à maintenir la paix entre les deux nations » 4. L'appel a reçu le plein appui du « Parti ouvrier ». Une traduction parut dans Le Socialiste accompagnée de cette déclaration : « Tenez votre Moltke en bride et nous en ferons de même pour notre Boulanger » 5.
Au cours de la lutte électorale de janvier et février 1887 menée sous les auspices d'un patriotisme survolté et extrémiste, la devise de la social- démocratie allemande était : « Pas un homme et pas un sou pour ce système ! » ; les camarades français en étaient saisis d'admiration. Le « Parti ouvrier » lia sa campagne contre le danger de guerre à un soutien matériel et moral à ses frères de classe allemands.
L'appel du Socialiste eut une répercussion telle que le Sozialdemokrat put constater : « Jamais les socialistes français n'ont manifesté aussi vivement leur sympathie à l'égard des sociaux-démocrates allemands. Cela montre combien la guerre est impopulaire chez les travailleurs français » 6.
Ceci a été confirmé par le manifeste pacifique du « Parti ouvrier » : « Aux Démocrates-Socialistes », signé le 12 février 1887 par 38 organisations : « Nous nous rappelions qu'en 1870 vous vous êtes opposés de toutes vos forces à la guerre poursuivie contre la République française, à l'annexion par la force de l' Alsace-Lorraine » 7.
1. L'Égalité, n° 26, 14 juillet 1880.
2. Voir M. Gemkow, « Aus dem Kampf deutscher und franzôsischer Sozialisten gegen Mili- tarismus und Kriegsprovokation in den Jahren 1886-87 », in Beitrâge zur Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, 1961/1.
3. Cité d'après F. Engei-s, P. et L. Lafargue, Correspondance, Bd I (1868-1886), Paris, 1956, p. 430.
4. Der Sozialdemokrat, n" 50, 10 décembre 1886.
5. Der Sozialdemokrat, n° 1, 1" janvier 1887.
6. Der Sozialdemokrat, n° 7, 11 février 1887 (à partir du 29 janvier le Sozialdemokrat publia dans chaque numéro jusqu'à mi-mars les principaux résultats des candidats socialistes français).
7. Le Socialiste, n' 77, 12 février 1887.
C'est avec juste raison que le Sozialdemokrat pouvait avancer l'idée que l'attitude des « Eisenachiens », l'intervention courageuse de Bebel et de Liebknecht avait constitué une décision politique qui était restée vivante : elle montrait aux Français qu'il existait encore en Allemagne des gens ayant maintenu en vie, même pendant la guerre, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ; aujourd'hui, le parti pacifique et socialiste de France, de plus en plus puissant, s'appuie sur cet exemple, « qui sert aujourd'hui à faire taire les cris de revanche de l'autre côté des Vosges » l.
Le refus de l'idée de guerre de revanche dans le « parti ouvrier » est né de l'idée des marxistes allemands et français, que seule la victoire du socialisme dans les deux pays apportera une solution pacifique au problème alsacien-lorrain. Jules Guesde renforça ensuite ce refus dans son article : « Vive l'Internationale ! » lorsqu'une fois encore le « Parti ouvrier » dut se défendre contre une campagne chauvine de la presse bourgeoise, dirigée contre le discours de Wilhelm Liebknecht au congrès du « Parti ouvrier » en septembre 1892 à Marseille 2.
Après que Paul Lafargue eût été empêché de prendre position à la Chambre contre les attaques du député boulangiste Millevoye 3, le « Parti ouvrier » publia la brochure préparée par Lafargue et Jules Guesde, La Démocratie socialiste allemande devant l'histoire et pour laquelle Auguste Bebel et Wilhelm Liebknecht avaient, à la demande de Friedrich Engels, envoyé la documentation concernant leur attitude lors des événements de 1870-1871. Le « Parti ouvrier » y prouvait une fois encore que les deux tendances de classe de l'histoire allemande se reconnaissent aussi très clairement dans leurs rapports avec la France 4.
Les prises de position empreintes d'esprit marxiste contre la poursuite du conflit après Sedan, contre l'annexion de l' Alsace-Lorraine et leur refus de « l'unité bismarckienne dans la caserne prussienne », leur combat pour une évolution démocratique de l'Allemagne et une politique de paix à l'égard des peuples voisins, constituèrent un fondement solide pour l'attitude du mouvement ouvrier révolutionnaire allemand à l'encontre de la politique intérieure et extérieure réactionnaire de l'Empire. Elles ont atteint les pays voisins par leur effet et devinrent une arme aux mains du « Parti ouvrier » dans sa lutte contre le chauvinisme et la politique de la bourgeoisie française.
Jutta Seidel, Leipzig.
1. Oer Sozialdemokrat, n° 4, 22 janvier 1887.
2. Voir C. Wiixard, op. cit., p. 64-65.
3. Particulièrement F. G. Rjabov, « Delà Millevoye », in Naucno-informationny Bulletin, n° 13/1966, Institut fiir Marxismus-Leninismus beim ZK der KPdSU, Moscou.
4. Voir Friedrich Engels à August Bebel, 7. Octobre 1892, et à Laura Lafargue, 14. Octobre 1892, in : Marx-Engels, Werke Bd 38, Berlin, 1968, S. 487-488 u., p.

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