Nous poursuivons la publication des textes de Rosa Luxemburg de janvier 1919. Car plus que tout autre document, ils témoignent des événements qui ont marqué le cours de la révolution et restituent les analyses à chaud de Rosa Luxemburg. Ils sont une leçon pour aujourd'hui, pour tous ceux qu'habite une volonté de libération.
Les traductions demandent à être améliorées, merci de vos propositions ainsi pour le titre de cet article: Versäumte Pflichte. Dominique Villaeys-Poirré
Manquements aux devoirs (8 janvier 1919)
Die Rote Fahne (Berlin), n° 8 du 8 janvier 1919. [1] Rosa Luxemburg, Œuvres complètes, vol. 4 (6e édition révisée), Berlin 2000, p. 519-522. Avec l'aimable autorisation des éditions Karl Dietz Verlag Berlin. Transcription : Oliver Fleig et Sozialistische Klassiker. Balisage HTML : Einde O’Callaghan pour le Marxists’ Internet Archive.
Depuis le 9 novembre, la vague révolutionnaire se heurte périodiquement au même mur : le gouvernement Ebert-Scheidemann. La cause, la forme et la portée de l'affrontement varient lors de chacune des crises révolutionnaires que nous avons connues depuis huit semaines. Mais le cri « À bas Ebert-Scheidemann ! » est le leitmotiv de toutes les crises précédentes et le mot d'ordre qui les conclut toutes, le mot d'ordre qui résonne de plus en plus fort, de façon de plus en plus unanime, avec de plus en plus d'insistance parmi les masses.
C'est tout à fait naturel. La poursuite de la révolution souffre de l'erreur fondamentale du 9 novembre : le fait, qu' à la tête du gouvernement révolutionnaire, ont été placées des personnes qui, jusqu'à la dernière minute, avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour empêcher le déclenchement de la révolution et qui, après son déclenchement, se sont placées à sa tête avec la claire intention claire de l'étrangler à la première occasion.
Si la révolution doit continuer à suivre son cours, si elle doit passer par toutes les étapes de son développement pour accomplir ses tâches historiques, à savoir l'abolition de la domination de la classe bourgeoise et la réalisation du socialisme, alors le mur qui se dresse contre elle, le gouvernement Ebert-Scheidemann, doit être abattu.
La révolution ne pourra pas échapper à cette tâche particulière, dans laquelle convergent toutes les expériences des huit semaines d'histoire révolutionnaire. Les provocations du gouvernement Ebert : le 6 décembre [2], la prestation de serment des troupes de la garde [3], le 24 décembre [4], l'attaque contre le quartier général de la police [5], toutes poussent les masses révolutionnaires à devoir faire un choix brutal, net et implacable : soit la révolution renonce à son caractère prolétaire, à sa mission socialiste, soit Ebert-Scheidemann et leurs partisans sont chassés du pouvoir.
C'est ce qu'ont compris les masses les plus larges du prolétariat à Berlin et dans les principaux centres de la révolution dans l'Empire. Cette prise de conscience claire et aiguë, qui s'exprime à chaque instant dans le cri passionné et puissant de centaines de milliers de gorges : « À bas Ebert-Scheidemann ! », c'est l'acquis, la maturité, le progrès que nous ont apportés les derniers événements.
Mais ce qui est loin d'être clair, et qui révèle encore la faiblesse et l'immaturité de la révolution, c'est la question de savoir comment mener la lutte pour renverser le gouvernement Ebert, comment traduire en actes et en rapports de force le stade de maturité interne déjà atteint par la révolution. Rien n'a mis en évidence ces faiblesses et ces lacunes de manière aussi flagrante que ces trois derniers jours.
Renverser le gouvernement Ebert-Scheidemann ne signifie pas prendre d'assaut lla chancellerie du Reich et chasser ou arrêter les quelques personnes qui s'y trouvent, cela signifie avant tout s'emparer de toutes les positions de pouvoir réelles, les garder et les utiliser.
Mais qu'avons-nous vécu pendant ces trois jours ? Tout les positions qui ont été réellement conquises : la reprise du quartier général de la police, l'occupation du Vorwärts, l'occupation du WTB et des rédactions bourgeoises, tout cela a été l'œuvre spontanée des masses. Qu'en ont fait les instances qui, ces jours-là, étaient à la tête des masses ou prétendaient l'être : les délégués révolutionnaires et le comité central de l'USP du Grand Berlin ? Ils ont négligé les règles les plus élémentaires de l'action révolutionnaire, à savoir :
1. Lorsque les masses occupent le Vorwärts, il est du devoir des délégués révolutionnaires et du comité central de l'USP du Grand Berlin, qui prétendent officiellement représenter les travailleurs berlinois, d'assumer immédiatement la direction de la rédaction sur les bases voulues par les travailleurs révolutionnaires de Berlin. Où sont donc passés les rédacteurs ? Que font Däumig, Ledebour – journalistes et rédacteurs de renom et de profession, qui, en tant que gauche de l'USP, ne disposent actuellement d'aucun organe de presse – pourquoi ont-ils abandonné les masses ? Était-il plus urgent de « délibérer » que d'agir ?
2. Quand les masses occupent le bureau télégraphique de Wolff, le devoir immédiat des organes révolutionnaires de la classe ouvrière est alors d'utiliser le bureau du télégraphe pour la cause de la révolution, d'informer le public, les masses des camarades du Reich, sur les événements qui se déroulent à Berlin, de leur permettre de s'orienter orienter face à la situation. C'est la seule façon d'établir un lien intellectuel entre les travailleurs berlinois et le mouvement révolutionnaire dans tout l'Empire, sans lequel la révolution ne peut triompher ni ici ni là-bas.
3. Quand on est engagé dans la lutte la plus acharnée contre le gouvernement Ebert-Scheidemann, on n'entame pas dans le même temps des « négociations » avec ce même gouvernement. Que les partisans de Haase : Oskar Cohn, Zietz, Kautsky, Breitscheid et tous les autres personnages indécis, saisissent la moindre occasion pour renouer au plus vite des liens avec les partisans d'Ebert, dont ils se sont séparés le coeur gros! Les délégués révolutionnaires, qui sont en phase avec les masses, savent très bien, eux, qu'Ebert-Scheidemann sont des ennemis mortels de la révolution. Est-ce que l'on conduit des "négociations" avec un ennemi mortel? Ces négociations ne peuvent conduite qu'à deux choses : soit à un compromis ou - plus sûrement à à des manoeuvres dilatoires qui seront utilisées par les gens d'Ebert, pour préparer les mesures les plus brutales.
4. Lorsque les masses sont appelées à descendre dans la rue pour être en état d'alerte, il faut leur dire clairement et sans ambiguïté ce qu'elles doivent faire, ou au moins ce qui se passe, ce que font et prévoient leurs amis et leurs ennemis. En période de crise révolutionnaire, les masses sont bien sûr à leur place dans la rue. Elles sont le seul refuge, la seule sécurité pour la révolution. Lorsque la révolution est en danger – et elle l'est aujourd'hui au plus haut point ! –, il est du devoir des masses prolétaires d'être aux aguets là où leur pouvoir s'exprime : dans la rue ! Leur simple présence, leur contact les uns avec les autres, constitue une menace et un avertissement pour tous les ennemis déclarés et cachés de la révolution : prenez garde !
Mais les masses ne doivent pas seulement être appelées à agir, elles doivent aussi être actives politiquement. Elles doivent être appelées à se prononcer sur tout ce qui est fait et laissé de côté. Les délégués révolutionnaires, le comité central de l'USP du Grand Berlin, n'ont-ils pas jugé nécessaire, avant de prendre la décision d'entamer des « négociations » avec Ebert-Scheidemann, de se présenter devant les masses rassemblées dans la Siegesallee ? Ils auraient reçu une réponse si retentissante qu'ils auraient perdu toute envie de négocier !
Les masses sont prêtes à soutenir toute action révolutionnaire, à traverser le feu et l'eau pour la cause du socialisme. Il faut leur donner des slogans clairs, adopter une attitude conséquente et déterminée. L'idéalisme des travailleurs, la loyauté révolutionnaire des soldats peuvent désormais être renforcés par la détermination et la clarté des organes dirigeants et de leur politique. Et aujourd'hui, c'est une politique qui ne connaît ni hésitation, ni demi-mesure, mais seulement un leitmotiv : À bas Ebert-Scheidemann ! Encore une leçon !
L'Allemagne était le pays classique de l'organisation, et plus encore du fanatisme organisationnel, voire de la suffisance en matière d'organisation. Au nom de « l'organisation », on avait renoncé à l'esprit, aux objectifs et à la capacité d'action du mouvement. [6] Et que voyons-nous aujourd'hui ? Dans les moments les plus importants de la révolution, c'est ce fameux « talent d'organisation » qui échoue dans un premier temps et de la manière la plus lamentable. Il est vrai qu'organiser des actions révolutionnaires est tout autre chose qu'« organiser » les élections au Reichstag ou les élections professionnelles selon un schéma tout fait. L'organisation des actions révolutionnaires ne peut et ne doit s'apprendre que dans la révolution elle-même, tout comme on n'apprend à nager que dans l'eau. C'est à cela que sert l'expérience historique ! Mais il faut aussi tirer les leçons de l'expérience.
L'expérience des trois derniers jours interpelle haut et fort les organes dirigeants de la classe ouvrière : ne discourez pas ! Ne discutez pas indéfiniment ! Ne négociez pas ! Agissez !
Versäumte Pflichten - (8. Januar 1919)
Die Rote Fahne (Berlin), Nr. 8 vom 8. Januar 1919. [1] Rosa Luxemburg, Gesammelte Werke, Bd. 4 (6. überarbeitete Auflage), Berlin 2000, S. 519–522. Mit freundlicher Genehmigung des Karl Dietz Verlag Berlin. Transkription: Oliver Fleig und Sozialistische Klassiker. HTML-Markierung: Einde O’Callaghan für das Marxists’ Internet Archive.
Seit dem 9. November prallt die revolutionäre Welle periodisch gegen dieselbe Mauer: die Regierung Ebert-Scheidemann. Der Anlass, die Form, die Tragkraft des Zusammenstoßes sind in jeder der revolutionären Krisen, die wir seit acht Wochen erlebt haben, verschieden. Aber der Ruf: Nieder mit Ebert-Scheidemann! ist das Leitmotiv aller bisherigen Krisen und die Losung, in die sie alle ausklingen, die Losung, die immer lauter, einmütiger, eindringlicher aus den Massen ertönt.
Das ist auch ganz natürlich. Die Fortentwicklung der Revolution laboriert an dem Grundfehler des 9. November: dass an die Spitze der revolutionären Regierung Leute gestellt worden sind, die bis zur letzten Minute alles getan hatten, was in ihren Kräften lag, um den Ausbruch der Revolution zu verhindern, und die sich nach dem Ausbruch an ihre Spitze mit der klaren Absicht gestellt haben, sie bei der nächsten passenden Gelegenheit abzuwürgen.
Soll die Revolution weiter ihren Gang gehen, soll sie Etappe für Etappe ihrer Entwicklung durchmachen, um ihre historischen Aufgaben: die Abschaffung der bürgerlichen Klassenherrschaft und die Verwirklichung des Sozialismus, zu erfüllen, dann muss die Mauer, die sich ihr entgegenstellt, die Regierung Ebert-Scheidemann, hinweggeräumt werden.
Um diese Spezialaufgabe wird sich die Revolution nicht herumdrücken können, in diese Aufgabe münden alle Erfahrungen der acht Wochen Revolutionsgeschichte aus. Die eigenen Provokationen der Ebert-Regierung: der 6. Dezember [2], die Vereidigung der Gardetruppen [3], der 24. Dezember [4], der jüngste Anschlag gegen das Polizeipräsidium [5], sie alle treiben die revolutionären Massen direkt vor die schroffe, nackte, unerbittliche Alternative: Entweder soll die Revolution ihren proletarischen Charakter, ihre sozialistische Mission preisgeben, oder Ebert-Scheidemann mit ihrem Anhang müssen von der Macht vertrieben werden.
Dies haben auch die breitesten Massen des Proletariats in Berlin und in den Hauptzentren der Revolution im Reiche begriffen. Diese klare, scharfe Erkenntnis, die sich im leidenschaftlichen gewaltigen Ruf aus Hunderttausenden von Kehlen jeden Augenblick losringt: Nieder mit Ebert-Scheidemann! das ist der Gewinn, die Reife, der Fortschritt, den uns die letzten Ereignisse eingebracht haben.
Was aber bei weitem nicht klar ist, worin noch die Schwäche und Unreife der Revolution an den Tag tritt, das ist die Frage, wie man den Kampf um die Wegräumung der Ebertschen Regierung führt, wie man die bereits erreichte Stufe der inneren Reife der Revolution in Taten und Machtverhältnisse umsetzt. Nichts hat diese Schwächen und Mängel so krass aufgezeigt wie die letzten drei Tage.
Die Regierung Ebert-Scheidemann hinwegräumen heißt nicht, ins Reichskanzlerpalais stürmen und die paar Leute verjagen oder festnehmen, es heißt vor allem, sämtliche tatsächliche Machtpositionen ergreifen und sie auch festhalten und gebrauchen.
Was haben wir aber in diesen drei Tagen erlebt? Alles, was wirklich an Positionen erobert worden ist: die Wiederbesetzung des Polizeipräsidiums, die Besetzung des Vorwärts, die Besetzung des WTB und der bürgerlichen Redaktionen, das alles war spontanes Werk der Massen. Was haben die Körperschaften daraus gemacht, die in diesen Tagen an der Spitze der Massen standen oder zu stehen vorgaben: die revolutionären Obleute und der Zentralvorstand den USP von Groß-Berlin? Die allerelementarsten Regeln der revolutionären Aktion haben sie vernachlässigt, als da sind:
- Wenn die Massen den Vorwärts besetzen, dann ist es Pflicht den revolutionären Obleute und des Zentralvorstands der USP von Groß-Berlin, die ja offiziell die Berliner Arbeiterschaft zu vertreten vorgeben, für sofortige Redaktionsführung im Sinne der revolutionären Arbeiterschaft Berlins zu sorgen. Wo sind denn die Redakteure geblieben? Was machen Däumig, Ledebour – Journalisten und Redakteure von Ruf und Beruf, die ja jetzt als die Linke der USP gar kein Organ besitzen, warum ließen sie die Massen im Stich? War es etwa dringenderes Geschäft, zu „beraten“, anstatt zu taten?
- Wenn die Massen das Wolffsche Telegraphenbüro besetzen, dann ist es nächste Pflicht der revolutionären Organe der Arbeiterschaft, sich des Telegraphenbüros für die Sache der Revolution zu bedienen, der Öffentlichkeit, den Massen der Genossen im Reich Nachricht zu geben über Dinge, die in Berlin vorgehen, sie über die Situation zu orientieren. Nur auf diese Weise kann geistiger Zusammenhang zwischen der Berliner Arbeiterschaft und der revolutionären Bewegung im ganzen Reiche hergestellt werden, ohne den die Revolution weder hier noch dort siegen kann.
- Wenn man gegen die Ebert-Scheidemannsche Regierung im schärfsten Kampfe steht, knüpft man nicht zugleich „Verhandlungen“ mit dieser selben Regierung an. Mögen die Haase-Leute: Oskar Cohn, die Zietz, Kautsky, Breitscheid und wie alle die schwankenden Gestalten heißen, jede Gelegenheit ergreifen, um mit den Ebert-Leuten, von denen sie sich schweren Herzens getrennt haben, schleunigst wieder Fäden anzuknüpfen. Die revolutionären Obleute ihrerseits, sie, die mit den Massen Fühlung haben, wissen sehr wohl, dass Ebert-Scheidemann Todfeinde der Revolution sind. Führt man mit einem Todfeind Verhandlungen? Diese Verhandlungen können ja nur zu zweierlei führen: entweder zu einem Kompromiss oder – was sicherer – bloß zu einer Verschleppung, die von den Ebert-Leuten ausgenutzt wird, um die brutalsten Gewaltmaßnahmen vorzubereiten.
- Wenn die Massen auf die Straße gerufen werden, um in Alarmbereitschaft zu sein, dann muss ihnen klar und deutlich gesagt werden, was sie zu tun haben, oder mindestens, was vorgeht, was von Freund und Feind getan und geplant wird. In Zeiten der revolutionären Krise gehören die Massen selbstverständlich auf die Straße. Sie sind der einzige Hort, die einzige Sicherheit der Revolution. Wenn die Revolution in Gefahr ist – und das ist sie jetzt in höchstem Maße! –, dann ist es Pflicht der proletarischen Massen, dort auf der Wacht zu sein, wo ihre Macht zum Ausdruck kommt: auf der Straße! Schon ihre Anwesenheit, ihr Kontakt miteinander ist eine Drohung und eine Warnung an alle offenen und versteckten Feinde der Revolution: Hütet euch!
Aber die Massen müssen eben nicht bloß gerufen, sondern auch politisch tätig sein. Sie müssen über alles, was getan und gelassen wird, zur Entscheidung gerufen werden. Haben die revolutionären Obleute, hat der Zentralvorstand der USP Groß-Berlins nicht für nötig gehalten, mit dem Entschluss, sich in „Verhandlungen“ mit Ebert-Scheidemann einzulassen, vor die in der Siegesallee versammelten Massen zu treten? Sie hätten eine so dröhnende Antwort zu hören bekommen, dass ihnen jede Lust zu Unterhandlungen vergangen wäre!
Die Massen sind bereit, jede revolutionäre Aktion zu unterstützen, für die Sache des Sozialismus durch Feuer und Wasser zu gehen. Man möge ihnen klare Parolen geben, eine konsequente, entschlossene Haltung weisen. Der Idealismus der Arbeiterschaft, die Revolutionstreue der Soldaten können nun durch Entschlossenheit und Klarheit den führenden Organe und ihrer Politik gestärkt werden. Und das ist heute eine Politik, die kein Schwanken, keine Halbheit, sondern nur das Leitmotiv kennt: Nieder mit Ebert-Scheidemann! Noch eine Lehre!
Deutschland war das klassische Land der Organisation und noch mehr des Organisationsfanatismus, ja des Organisationsdünkels. Um „Organisation“ willen hatte man den Geist, die Ziele, die Aktionsfähigkeit der Bewegung preisgegeben. [6] Und was erleben wir heute? In den wichtigsten Momenten der Revolution versagt vorerst das gerühmte „Organisationstalent“ in kläglichster Weise. Revolutionäre Aktionen zu organisieren ist eben noch ganz was anderes, als Reichstagswahlen oder Gewerbegesichtswahlen nach Schema F zu „organisieren“. Die Organisation der revolutionären Aktionen muss und kann eben nur in den Revolution selbst gelernt werden, wie das Schwimmen nur im Wasser gelernt wird. Dazu ist die geschichtliche Erfahrung da! Aber man soll eben aus der Erfahrung auch lernen.
Die Erfahrung den letzten drei Tage ruft den führenden Organen der Arbeiterschaft mit lauter Stimme zu: Redet nicht! Beratet nicht ewig! Unterhandelt nicht! Handelt!
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