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Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

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Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.
 
Voir aussi : http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr/
 
12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 11:39
Aloys Fulneczk, arrêté au retour de négociations et assassiné dans sa cellule le 19 février 1919

Aloys Fulneczk, arrêté au retour de négociations et assassiné dans sa cellule le 19 février 1919

Victimes, ils meurent, fusillés sans procès, pour tentative de fuite, leurs agresseurs en légitime défense ... Les auteurs sont des militaires des corps francs et de l'armée. Les auteurs ne sont pas inquiétés, acquittés faute de preuves, condamnés à des peines insignifiantes. Ils rejoindront en général le nazisme dont certains deviendront des dignitaires. Le pouvoir politique social-démocrate majoritaire de l'époque est responsable, en organisant le maintien ou l'émergence des forces militaires réactionnaires, en laissant faire l'impunité, en développant une propagande où le terme de spartakiste est utilisé contre tous et comme synonyme de terrorisme, et en fin de compte par l'intermédiaire de Gustav Noske en donnant un appui légal à ces agissements.

Emil Cumbel en faisant ce travail a donné un nom à chacune de ces victimes, et une histoire en dévoilant les faits concrets qui ont accompagné leur mort. Il a de ce fait aussi éclairé le contexte de la mort de Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches.

D.V.P. juillet 2022

Les meurtres politiques - date, nom(s) des victimes, cause de la mort, nom(s) et peines des responsables et exécutants
Lfd. Nr. Datum
Name des Getöteten
Art der Tötung
Name des Verantwortlichen
Schicksal
Name des Ausführenden
Schicksal
1 11. I. 19
W. Fernbach, W. Heise, W. Möller, K. Grubusch, E. Kluge, A. Schöttler, Wackermann
willkürl. Erschießung
Major Franz v. Stephani
keine Anklage
Weber, Seltzer
keine Anklage
8 15. I. 19
Dr. K. Liebknecht
»auf der Flucht«
H. v. Pflugk-Hartung
freigesprochen
Hr. v. Pflugk-Hartung, Stiege, Lippmann, Ritgen, Schulze, Friedrich
freigesprochen, Krull 3 Mon. G., Bracht 500 M. Geldstrafe
9 15. I. 19
Dr. Rosa Luxemburg
»gelyncht«
Oberl. Vogel
Vogel entkom.
Oberltn. Vogel, Jäg. Runge
Runge 2 J. Gef. 2 Wochen Haft
10 17. I. 19
R. Jordan, H. Merx, v. Lojewski, Milkert
»auf der Flucht«
Sasse
kein Verfahren
2 Trainsoldaten
kein Verfahren
14 19. II. 19
Fulneczek
angebl. Notwehr
unbekannt
unbekannt
Heuer
freigesprochen
15 21. II. 19
M. Steinicke
»auf der Flucht«
unbekannt
unbekannt
Blumberg
Verf. eingest.
16 21. II. 19
Kurt Eisner
willkürl. Erschießung

Graf Arco Valley
lebensl. Fest.
17 7. III. 19
Adolf Riga
willkürl. Erschießung
unbekannt
keine Anklage
unbekannt
keine Anklage
18 8. III. 19
Abr. Melichowitz u. ein Matrose; Peters
im Gef. gelyncht
unbekannt
keine Anklage
Arth. Schneider, Ad. Arndt
je 1 Jahr 6 Monate Zuchthaus
21 10. III. 19
Leo Jogisches, Dorrenbach
»auf der Flucht«
Wachtmstr. E. Tamschik
Z. Ltn. beförd.
unbekannt
keine Anklage
23 10. III. 19
H. Galuska, K. Friedrich, O. Werner
»auf der Flucht«
unbekannt
keine Anklage
unbekannt
keine Anklage
26 11. III. 19
Richard Borchard
angebl. Standrecht
unbekannt
keine Anklage
unbekannt
keine Anklage
27 11. III. 19
Bonczyk, Brandt, Biertümpel, Bursian, Dehn, Deubert, Ferbitz, R. Göppe, Handwohl, Harder, A. Hintze, Hinze, Jakubowsky, O. Kanneberg, Kuhle, Kutzner, Lewitz, H. Lietzau, Maszterlerz, Mörbe, Pobantz, Rösner, Schulz, Ulbrich, Weber, Zieske, Zühlsdorf
willkürl. Erschießung
Oberst Reinhard, Hptm. v. Kessel
Reinhardt nicht angeklagt, v. Kessel freigesprochen
Offizierstellv. Penther, Ltn. Marloh
Marloh 3 Mon. Fest. u. 30 M. Geldstr., Penther z. Ltn. befördert
55 12. III. 19
Sloveck, E. Dahle, K. Becker
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
Vizew. Marcus
freigesprochen
58 12. III. 19
P. u. A. Daenschel
angebl. Standrecht
Lt. S. Winter
Verfahr. eingestellt
unbekannt
keine Anklage
60 12. III. 19
Otto Hauschild
angebl. Standrecht
unbekannt
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
61 12. III. 19
Alfred Musick
»auf der Flucht«
Oberl. Wecke
kein Verfahren
Vizew. Marcus
kein Verfahren
62 12. III. 19
Piontek
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
Ritter u. Wendler
Ritter 3 J. Gef., Wendler freigsp.
63 12. III. 19
Joh. Müller
angebl. Standrecht
Leutnant Baum
freigesprochen
Alex. Köhler
kein Verfahren
64 13. III. 19
Wilh. Bilski
angebl. Standrecht
Leutnant Baum
Verf. eingest.
unbekannt
keine Anklage
65 13. III. 19
Paul Biedermann, Hans Gottschalk
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
67 13. III. 19
Berthold Peters
angebl. Standrecht
Hauptmann Poll
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
68 13. III. 19
Georg Fillbrandt, Paul Szillinski
»auf der Flucht«
unbekannt
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
70 13. III. 19
Abrahamsohn, Wallmann
angebl. Standrecht
unbekannt, kein Verfahren
Rtm. v. Oertzen, Verfahr. schw.
Lt. Czekalla, kein Verfahren
Lt. Czekalla, Verf. schwebt
72 30. IV. 19
1 Zivilist
»tödlich verungl.« (Namen in der Tabelle Seite 43)
Gen. v. Oven, kein Verfahren
(v. Gagern 200 M.)
—, kein Verfahren
Diegele 5 Woch. Gefängnis
73 1. V. 19
36 Zivilisten
»tödlich verungl.« (Namen in der Tabelle Seite 43)
Gen. v. Oven, kein Verfahren
(v. Gagern 200 M.)
—, kein Verfahren
Diegele 5 Woch. Gefängnis
109 2. V. 19
103 Zivilisten
»tödlich verungl.« (Namen in der Tabelle Seite 43)
Gen. v. Oven, kein Verfahren
(v. Gagern 200 M.)
—, kein Verfahren
Diegele 5 Woch. Gefängnis
212 3. V. 19
16 Zivilisten
»tödlich verungl.« (Namen in der Tabelle Seite 43)
Gen. v. Oven, kein Verfahren
(v. Gagern 200 M.)
—, kein Verfahren
Diegele 5 Woch. Gefängnis
228 4. V. 19
7 Zivilisten
»tödlich verungl.« (Namen in der Tabelle Seite 43)
Gen. v. Oven, kein Verfahren
(v. Gagern 200 M.)
—, kein Verfahren
Diegele 5 Woch. Gefängnis
235 6. V. 19
21 kath. Gesellen
»tödlich verungl.«(Namen in der Tabelle Seite 43)
Hptm. v. Sutterheim, Verf. eingest.
Offizierstell. Paul Priebe, Verf. eingest.
Jakob Müller, Makowski
je 14 Jahre Zuchthaus, Grabasch, Latosi 1 J. Gef., 10 J. Zhs.
256 21. III. 20
A. Futran, W. Dürre, Fritz Kegel, K. Wienecke, K. Gratzke
angeblich Standrecht
Kapt. Bebbel
keine Unters.
Ltn. Kubich
keine Unters.
261 13. III. 20
Schottländer
gelyncht
Oberl. Schmitz
Unters. erfolgl.
unbekannt
Unters. erfolgl.
262 13. III. 20
Demmig, Schramm, Boronow, Romane
willk. Tötung
Lt. Kaufmann
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
266 15. III. 20
Hoffmann, Böhm, Herkenrath
»auf der Flucht«
Obtlt. Müller
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
269 17. III. 20
Wittke, Steinfurth
angebl. Standrecht
Baron v. Brandenstein
Verf. eingestellt
Freikorps Roßbach
Verf. eingestellt
271 18. III. 20
Slomski
angebl. Standrecht
Rittergutsbes. Bachmann
Verf. eingestellt
Freikorps Roßbach
Verf. eingestellt
272 18. III. 20
Puffpoff
gelyncht
Rittm. Obernitz
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
273 18. III. 20
Gräbler
angebl. Standrecht
Rittm. Obernitz
Verf. schwebt
unbekannt
Verf. schwebt
274 18. III. 20
Dunn, Schlieker, Berg, Köhler, Gerber
angebl. Notwehr
Stefan und Peter v. Lefort
Verf. schwebt
unbekannt
keine Anklage
279 19. III. 20
H. Litzendorf
»auf der Flucht«
Ltn. Simon (?)
Verf. eingest.
Bender
Verf. eingest.
280 19. III. 20
Seidel
in Notwehr
Ltn. Meinecke
keine Unters.
unbekannt
keine Unters.
281 20. III. 20
Paul Jahnke
willkürl. Erschießung
Ltn. Thormann
freigesprochen
Harlinghausen
Verf. eingest.
282 25. III. 20
Hornschuh, Hartmann, Döll, Patz, 3 Füldner, 2 Soldau, Wedel, Rössiger, 2 Schröter, Rosenstock
»auf der Flucht«
Ltn. Göbel
freigesprochen
Engelbrecht, Jahn, Kraus, Herhaber, Schüler, Nebelmann, Blume, Völker, Voß, Lange
freigesprochen
296 24. III. 20
Tierarzt Neubert
»auf der Flucht«
unbekannt
Verf. schwebt
unbekannt
Verf. schwebt
297 24. III. 20
Weigelt
angebl. Notwehr

Ltn. Schütz, freigesprochen
Ltn. Jansen, keine Anklage
298 1. IV. 20
Hülsbusch
angebl. Standrecht
Hachmeyer
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
299 1. IV. 20
A. Barth, E. Dann, K. Edelmann, L. Frankenberger, Fr. Glässer, J. Hasenstab, G. Helbing, F. Hurzera, Th. Ignasiak, Fr. Joppe, R. Krimm, R. Riesbeck, G. Rottenbücher, Meis
willkürl. Erschießung
unbekannt
Verf. eingestellt
unbekannt
Verf. eingestellt
314 3. IV. 20
Jos. Soyka
angeblich. Standrecht
Kap.-Ltn. Meyerhofer
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
315 5. IV. 20
Paul Graf, Paul Langer
»auf der Flucht«
unbekannt
Verf. schwebt
Wachtm. Mehl, Friedrich
Verf. schwebt
317 6. IV. 20
Rogowski
angebl. Standrecht
Lt. Linsemaier
Verf. schwebt
Block
Verf. schwebt
318 6. IV. 20
Joh. Schürmann, Eug. Kläs
angebl. Standrecht
Ltn. Sinnesheimer
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
320 6. IV. 20
Fr. Lichtenauer, »a. d. Flucht«
Herm. Rießner, angebl. Notw.
Ltn. Goeke
Verf. eingest.
unbekannt
kein Verfahren
322 9. IV. 20
Herm. Witschel, Rösner
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
324 8. IV. 20
Fr. Sieck
»auf der Flucht«
unbekannt
Verf. eingest.
unbekannt
Verf. eingest.
325 17. IV. 20
Max Maurer
»auf der Flucht«
unbekannt
kein Verfahren
Gaul, Grupat, Fuchs
kein Verfahren
326 25. IV. 20
Br. Borucki
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
327 17. V. 20
Rich. Peledun, Jos. Mainka
»auf der Flucht«
unbekannt
kein Verfahren
Grimm, Eversberg
kein Verfahren
329
Käthe Pintsch
willkürl. Erschießung
Ltn. Horst Kohl
kein Verfahren
unbekannt
kein Verfahren
330 22. V. 20
Hans Paasche
»auf der Flucht«
Oberl. Koppe
Verf. eingest.
Schütze, Diekmann
Verf. eingest.
331 6. X. 20
Marie Sandmeier
willkürl. Erdroßlung
unbekannt
Verf. schwebt
Lt. H. Schweighart
Verf. schwebt
332 28. XII. 20
Paul Hoffmann
»auf der Flucht«
Maj. v. Plüskow
Verf. eingest.
unbekannt
Verf. eingest.
333 4. III. 21
Hans Hartung
willkürl. Erschießung
unbekannt
Verf. schwebt
Rittm. Beurer, Oberl. Berger
Verf. schwebt
334 26. III. 21
Paul Müller
»a. d. Flucht«
unbekannt
Verf. schwebt
unbekannt
Verf. schwebt
335 27. III. 21
Herzau, Thielecke, Pawlack, Weiner, Dietrich
unbekannt
Verf. schwebt
unbekannt
Verf. schwebt
340 28. III. 21
Peter, Straube, Deutsch, Müller, Poblentz, Trautmann, Lederer, Isecke, Zillmann
angebl. Standrecht
unbekannt
Verf. schwebt
unbekannt
Verf. schwebt
349 31.III. 21
Mosenhauer
»a. d. Flucht«

Unterof. R. Böhm
freigesprochen
350 30. III. 21
Wilh. Sült
»a. d. Flucht«
unbekannt
kein Verfahren
Janicke
Verf. schwebt
351 10. VI. 21
Karl Garels
willkürl. Erschießung
Lt. Schweighart?
Unters. schwebt
unbekannt
Unters. schwebt
352 13. VI. 21
Buchholz
angebl. Selbstmord
Hptm. Stennes?
kein Verfahren
Erren (?), Meyer (?)
freigesprochen
353 26. VIII. 21
M. Erzberger
willkürl. Erschießung
unbekannt
Unters. schwebt
H. Schulz, H. Tillessen
Unters. schwebt
354 24. VI. 22
W. Rathenau
willkürl. Erschießung
unbekannt
kein Verfahren
E. W. Techow, Kern u. Fischer, Günther, Gerd Techow, Brand, Niedrig, v. Salomon, Ilsemann, Schütt, Diestel, Tillessen, Plaas
Kern gefallen, Fischer Selbstm., W. Techow 15 J. Zth., G. Techow 4 J. 1 Mon. Gef., Günther 8 J.Zth., Niedrig, v. Salomon je 5 J. Zth., Ilsemann, Schütt, Diestel je 2 Mon. Gef., Tillessen 3 J. Gef., Plaas 2 J. G.

 

 

L'enterrement de Rosa Luxemburg

L'enterrement de Rosa Luxemburg

L'un des objectifs de Emil Gumbel est, en dehors du recensement des meurtres, de montrer la collaboration de la justice. En effet, pour la même période, il recense 22 morts de droite, en représailles ou fusillés sans procès. Ces actes donneront lieu à 10 exécutions, 3 condamnations à perpétuité et 248 années de prison. En comparaison, les 354 morts de gauches entraîneront en tout et pour tout  une condamnation à la prison à perpétuité et 90 années de prison. La plupart des auteurs de ces meurtres seront en effet acquittés ou condamnés à des peines symboliques faute de preuve. Le plus connu de ces auteurs et le plus symbolique de cette collusion est "Pabst" pour les assassinats de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

       
       
Les 354 assassinats répertoriés par Emil Gumbel! Ils témoignent du contexte dans lequel il faut comprendre ceux de R. Luxemburg, K. Liebknecht, Leo Jogiches.
 

Dans le commentaire suivant et en conclusion de son tableau, Emil Gumbel cite 82 morts qu'il n'a pas intégrés et donne les raisons.

On peut cependant ainsi garder en mémoire d'autres vicimes et d'autres événements qui donnent toute la mesure de la violence extrême exercée contre le mouvement révolutionnaire.

NICHT AUFGENOMMENE TÖTUNGEN [82]

Wie bereits in der Einleitung hervorgehoben, macht die vorliegende Sammlung keinen Anspruch auf Vollständigkeit. Zunächst habe ich natürlich alle Körperverletzungen weggelassen, die nicht tödlich ausgingen, wie z. B. den Ueberfall auf von Gerlach, Dr. Magnus Hirschfeld, die Attentate auf den Abgeordneten Auer, auf Scheidemann, Harden usw., bei denen der Mordversuch offenkundig war.

Ferner habe ich in die Sammlung nicht aufgenommen:

1. Die Opfer von Demonstrationen, Straßenkämpfen und von Lynchungen durch eine erregte Menge, wie sie vielfach z. B. während der Märzunruhen in Berlin, während des Kapp-Putsches und im Rheinland vorgekommen sind. Während des Kapp-Putsches wurden Hunderte von Arbeitern durch die meuternden Truppen und auch manche Soldaten durch Arbeiter erschossen. So fiel z. B. Hauptmann Bertold im Straßenkampf gegen die Arbeiter von Harburg. Von anderen Opfern von Unruhen seien kurz erwähnt: die 20 in Königshütte am 2. Januar 1919 erschossenen streikenden Arbeiter, die 5 durch die Garde-Kav.-Schützendivision in der Weinmeisterstraße im Februar 1919 Erschossenen, die 34 in der Köpenicker Straße in Berlin im März 1919 erschossenen Kommunisten, die 5 Reichswehrsoldaten, die durch die Baltikumer in Soest im Juni 1920 erschossen wurden. Zuletzt die 2 durch die auf Borkum stationierte Küstenwehr am 31. Dezember 1920 Erschossenen. Von der linken Seite stehen dem u. a. eine Reihe von Lynchungen gegenüber, die durch eine erregte Menge vorgenommen wurden, z. B. der Fall des sächsischen Kriegsministers Neuring und des Oberstleutnants v. Klüber in Halle, die Fälle am Wasserturm in Essen, am Rathaus in Schöneberg usw.

2. Alle Fälle, wo die erschießende Partei behauptet, daß sie von der Menge angegriffen wurde, gleichgültig, ob dies nachweisbar ist oder nicht. Daher habe ich nicht behandelt: die Erschießung von 17 Arbeitslosen in Breslau am 13. Februar 1919, die Erschießung des Arbeiters Hermann Mark in der Müllerstraße in Berlin am 3. Oktober 1919, die Erschießung eines Kriegsbeschädigten in Spandau am 12. Dezember 1919, die Erschießungen von 42 Demonstranten vor dem Reichstag am 13. Januar 1920, die Erschießung des Arbeiters Jusselbeck bei einer Versammlung in Oberhausen am 16. Februar 1920.

3. Alle Ermordungen, denen keine deutschen innerpolitischen Motive zugrunde liegen, also alle Erschießungen in Oberschlesien, ferner die Ermordung des französischen Sergeanten Mannheim, die Ermordung eines polnischen Kommunisten Körner (Rozenblum) durch einen anderen Polen in der Petersburgerstraße in Berlin, und von verschiedenen Türken durch Armenier. Endlich alle Fälle, wo es sich wahrscheinlich um einen persönlichen Racheakt handelte, [83] wie die Ermordung des Abgeordneten Haase durch Voß und die Ermordung des Studenten Kahn in Baden-Baden.

4. Alle Fälle, wo die Erschießung auf Grund eines kriegsgerichtlichen Urteils erfolgte, weil hierbei meistens wenigstens das formale Recht gewahrt blieb. Daher ist die Erschießung von Leviné nicht aufgenommen. Dagegen habe ich die Erschießungen in Köpenick gebracht, da es sich hier meines Erachtens um Justizmorde handelt. Natürlich habe ich auch diejenigen Fälle erwähnt, wo »standrechtliche Erschießungen« durch meuternde Truppen auf Grund der Verordnungen Kapps vorgenommen wurden.

5. Alle Fälle, in denen es mir nicht gelungen ist, genügend Material zu bekommen. Hierunter fällt die Erschießung eines Sanitäters Hans Müller in der Neuenburger Straße in Berlin am 11. Januar 1919, die Erschießung von Pieser in Spandau am 11. Januar 1919, des Kommunisten Meseberg in Halle am 24. März 1919, die Erschießung des Arbeiters Pludra im März 1919 in Halle a. S. durch den Freiwilligen Hans Haneling auf Befehl des Oberleutnants Kornalewski (Feld-Art.-Reg. 45) und des Führers der 2. Streifkompagnie des Freikorps Halle Huberti alias Roth, ungefähr 50 willkürliche Erschießungen während der Märzunruhen in Berlin, z. B. die des Soldaten Neese am 12. März 1919, die Erschießung des Willi Bressert in Kottbus am 2. August 1919, die Erschießung des Kommunisten Hammer in Remscheid im September 1919, die Erschießung des 20 jährigen August Kluwig durch den Vizefeldwebel Moeßmann (6. Kompagnie des Freikorps Schütz) bei Hamborn im März 1920, die Erschießung des 19 jährigen Wilhelm Bölke in Adlershof am 19. März 1920, die Erschießung der Arbeiter Paul Reinke und Emil Dagner am 22. März 1920 auf Befehl des Major Kloß durch den Leutnant Schefler in Wesel, die Ermordung von Arbeitern durch Reichswehrsoldaten in Schallenberg und Tunzenhausen im März 1920, die Erschießung eines Arbeiters in Parin bei Grevesmühlen am 20. März 1920 auf Befehl des Wirtschafters des Gutes Oberhof, eine Reihe von Ermordungen von Bürgern bei Halle im März 1920, nämlich des Bergrats Dr. Vogelsang in Eisleben am 16. März, des Bürgermeisters von Osterfeld, des Rittergutsbesitzers Barth in Poserna, des Pastors Niehus in Burg Liebenau am 20. März, des Landesjägers Herr in Teutschenthal, des Schriftstellers Schott in Langenberg-Reuß, des Freiherrn von Knigge in Endorf, die Ermordung des Bürgermeisters Jaeckel in Osterfeld durch Kommunisten, die Erschießung des bolschewistischen Kuriers Paul de Mott am 5. April 1920 im Gefängnis Wesel durch den ihn bewachenden Gefreiten Getischorek »auf der Flucht« und die Ermordung des Arbeiters Karl Schluck am 15. April 1920 in Altenbochum durch Angehörige des Freikorps Epp; ferner die Erschießung des Arbeiters Otto Haase am 9. Juni 1921 in Berlin.

Selbst nach dieser scharfen Auswahl sind noch die geschilderten Fälle übrig geblieben.

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Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009