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Assassinat de Rosa Luxemburg. Ne pas oublier!

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg a été assassinée. Elle venait de sortir de prison après presque quatre ans de détention dont une grande partie sans jugement parce que l'on savait à quel point son engagement contre la guerre et pour une action et une réflexion révolutionnaires était réel. Elle participait à la révolution spartakiste pour laquelle elle avait publié certains de ses textes les plus lucides et les plus forts. Elle gênait les sociaux-démocrates qui avaient pris le pouvoir après avoir trahi la classe ouvrière, chair à canon d'une guerre impérialiste qu'ils avaient soutenue après avoir prétendu pendant des décennies la combattre. Elle gênait les capitalistes dont elle dénonçait sans relâche l'exploitation et dont elle s'était attachée à démontrer comment leur exploitation fonctionnait. Elle gênait ceux qui étaient prêts à tous les arrangements réformistes et ceux qui craignaient son inlassable combat pour développer une prise de conscience des prolétaires.

Comme elle, d'autres militants furent assassinés, comme Karl Liebknecht et son ami et camarade de toujours Leo Jogiches. Comme eux, la révolution fut assassinée en Allemagne.

Que serait devenu le monde sans ces assassinats, sans cet écrasement de la révolution. Le fascisme aurait-il pu se dévélopper aussi facilement?

Une chose est sûr cependant, l'assassinat de Rosa Luxemburg n'est pas un acte isolé, spontané de troupes militaires comme cela est souvent présenté. Les assassinats ont été systématiquement planifiés et ils font partie, comme la guerre menée à la révolution, d'une volonté d'éliminer des penseurs révolutionnaires, conscients et déterminés, mettant en accord leurs idées et leurs actes, la théorie et la pratique, pour un but final, jamais oublié: la révolution.

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Avec Rosa Luxemburg.

1910.jpgPourquoi un blog "Comprendre avec Rosa Luxemburg"? Pourquoi Rosa Luxemburg  peut-elle aujourd'hui encore accompagner nos réflexions et nos luttes? Deux dates. 1893, elle a 23 ans et déjà, elle crée avec des camarades en exil un parti social-démocrate polonais, dont l'objet est de lutter contre le nationalisme alors même que le territoire polonais était partagé entre les trois empires, allemand, austro-hongrois et russe. Déjà, elle abordait la question nationale sur des bases marxistes, privilégiant la lutte de classes face à la lutte nationale. 1914, alors que l'ensemble du mouvement ouvrier s'associe à la boucherie du premier conflit mondial, elle sera des rares responsables politiques qui s'opposeront à la guerre en restant ferme sur les notions de classe. Ainsi, Rosa Luxemburg, c'est toute une vie fondée sur cette compréhension communiste, marxiste qui lui permettra d'éviter tous les pièges dans lesquels tant d'autres tomberont. C'est en cela qu'elle est et qu'elle reste l'un des principaux penseurs et qu'elle peut aujourd'hui nous accompagner dans nos analyses et nos combats.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 22:21

Le site Persée, site qui "offre un accès libre et gratuit à des collections complètes de publications scientifiques (revues, livres, actes de colloques, publications en série, sources primaires, etc.)" recense 985 occurences pour l'entrée Rosa Luxemburg. C'est donc une source incontournable d'information et de réflexion. Mais c'est aussi un outil qui permet d'étudier les différentes approches de Rosa Luxemburg, selon la pensée des auteurs ou la période de publication, puisqu'il s'agit là d'articles l'étudiant ou la citant. Ci-dessous en exemple les premières occurences :

1. Martine Leibovici

Revue française de science politique / Année 1991 / Volume 41 / Numéro 1 / pp. 59-80

REVOLUTION ET DEMOCRATIE ROSA LUXEMBURG MARTINE LEIBOVICI LES événements qui ébranlent Europe de l'Est apparente unanimité avec laquelle les peuples qui rejettent le joug stalinien réclament... et institutionnelle des bolcheviks russes est imposée partir de la constitution du marxisme-léninisme Revenir Rosa Luxemburg hui prendrait sens par rapport toutes ces démarches de téléologisation En réaction celles-ci... la démarche qui consiste ancrer le totalitarisme comme abolition de la démocratie dans idée de révolution elle-même ce qui frappe chez Rosa Luxemburg est le statut elle cessé de donner la démocratie...

 


2. Rosa Luxemburg et la colonisation [ article / numéro ]

René Gallissot

L'Homme et la société / Année 1974 / Volume 33 / Numéro 1 / pp. 133-151

rosa luxemburg et la colonisation RENE GALLISSOT Ce titre est présomptueux, car ma réflexion (1) se fonde essentiellement sur une confrontation des textes de Marx et Engels sur l'Algérie..., et des passages que Rosa Luxemburg consacre après eux au domaine colonial français, dans l'Introduction à l'Economie politique et dans l'Accumulation du capital, et allusivement pour discussion sur l'émigration... d'études marxistes qui s'est tenue à Reggio de Calabrc du 18 au 22 s«'ptembrc 1973, et qui était consacrée à « l'apport de, Rosa Luxemburg au développement de la pensée marxiste ». Autre limitation donc...


3. Rosa Luxemburg et le marxisme anti-autoritaire [ article / numéro ]

Yvon Bourdet

L'Homme et la société / Année 1972 / Volume 24 / Numéro 1 / pp. 249-263

études critiques rosa luxemburg et le marxisme anti-autoritaire YVON BOURDET Le cinquantenaire de la mort de Rosa Luxemburg en 1969 et le centenaire de sa naissance..., qu'on sera à l'affût du moindre inédit. La (1) La date de la naissance de Rosa Luxemburg reste incertaine et controversée. On n'a pas retrouvé son acte de naissance : pour son mariage blanc avec Lubeck, elle produisit... La Taupe, 1970. André Nataf, Le marxisme et son ombre, ou Rosa Luxemburg, Balland, Paris, 1970, 208 p. ; Dominique Dcsanti, L'œuvre et la vie de Rosa Luxemburg, suivi de lettres à Karl et Louise Kautsky...


4. Au sujet de la théorie marxiste de la population, un débat entre Rosa Luxemburg et Otto Bauer [ article / hors série ]

Guy Meublat

Population / Année 1975 / Volume 30 / Numéro 1 / pp. 197-219

AU SUJET DE LA THÉORIE MARXISTE DE LA POPULATION UN DÉBAT ENTRE ROSA LUXEMBURG ET OTTO BAUER Abréviations employées : A.I.R. Armée industrielle de réserve. M.P.C. Mode de production capitaliste. R....L. Rosa Luxemburg. A.E.R. American Economy Review. Q.J.E. Quaterly Journal of Economies. 198 THÉORIE MARXISTE DE LA POPULATION Introduction Depuis la guerre, la concentration des débats démo-économiques..., une orthodoxie déniant apparemment à la population le statut d'une variable-clé, ce qui n'était pas pour stimuler l'intérêt des démographes. Il a fallu la traduction récente (3) de l'essai de Rosa Luxemburg...


5. Lukács et Rosa Luxemburg : la théorie du parti [ article / numéro ]

Michael Löwy

L'Homme et la société / Année 1977 / Volume 43 / Numéro 1 / pp. 77-85

Lukacs et Rosa Luxemburg* la théorie du parti MICHAEL LOWY Le dialogue avec la pensée de Rosa Luxemburg occupe une place centrale dans l'oeuvre de Lukacs de 1917-1923 ; leur affinité méthodologique..., ou pour employer la terminologie de l'époque, « la question organisationnelle ». Lukacs a commencé à lire les oeuvres de Rosa Luxemburg vers 1917 ; ayant toujours honni les courants officiels de la social-démocratie...-bourgeoise). D'autre part, les thèses de Rosa Luxemburg sur les mouvements spontanés des masses et les limites des structures organisationnelles vont se combiner chez lui avec les idées syndicalistes...


6. La question de l'impérialisme chez V. I. Lénine et Rosa Luxemburg [ article / numéro ]

Christian Palloix

L'Homme et la société / Année 1970 / Volume 15 / Numéro 1 / pp. 103-138

la question de l'impérialisme chez v.i. lénine et rosa luxemburg CHRISTIAN PALLOIX La clarification de la question de l'impérialisme passe nécessairement, de nos jours, par une étude... de la problématique théorique de V. I. Lénine et Rosa Luxemburg. Si la problématique de ces deux auteurs pousse plus avant l'approfondissement de ce concept clef pour la compréhension des phénomènes économiques... (5), d'une absence de la solidarité internationale du prolétariat, notant de surcroît la disparition de la lutte de classe dans les pays capitalistes (1) Rosa Luxemburg : L 'accumulation du capital, Traduction...


7. Ettinger (Elzbieta). Rosa Luxemburg. A Life. [ compte-rendu / numéro ]

Mommen André

Revue belge de philologie et d'histoire / Année 1990 / Volume 68 / Numéro 4 / pp. 1039-1040

Boston, Beacon Press, 1987 ; één deel in-24°, xv-286 blz. Prijs : Hfl. 74,85. — Rosa Luxemburg zal biografen büjven recruteren, want na P. Froelich, J. P. Nettl, Gilbert Badia, Annelies Laschitza... Rosa opvoert als een Jodin in Polen en een vreemdelinge in Duitsland". Want dusdanig typeerden ook de tijdgenoten haar. Ettinger plaatst Luxemburg daarmee in het juiste historisch perspectief. Ettinger..., August Bebel, Georgij Plekhanov. Men kan er zelfs de Belg Emile Vandervelde aan toevoegen. Rosa Luxemburg was vooral een Poolse beroemdheid binnen de Duitse sociaaldemocratie. Ettingen bekijkt Luxemburg...


8. Badia (Gilbert). Rosa Luxemburg. Journaliste. Polémiste. Révolutionnaire [ compte-rendu / numéro ]

Mommen André

Revue belge de philologie et d'histoire / Année 1977 / Volume 55 / Numéro 1 / pp. 155-157

werpen op de oorsprong van het denken van Rosa Luxemburg, gezien in samenhang met haar rol en haar betekenis voor de Duitse en internationale sociaal-democratie. Op basis van deze pretentie moeten we deze... praktisch volledig overzicht van de werken van en over Rosa Luxemburg. Hierdoor wordt deze studie een onmisbaar naslagwerk voor ieder verder onderzoek. Badia raadpleegde en vergeleek zeer kritisch het... talrijke archiefmateriaal, waardoor hij het door de geschiedenis en de eigentijdse polemieken gevormde en misvormde beeld van Rosa Luxemburg in belangrijke mate wist te corrigeren. Badia ontworstelde zich...


9. Partisans. Rosa Luxemburg vivante - Déc. Janv. 1969 [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 1969 / Volume 12 / Numéro 1 / pp. 239-241

Ce numéro entièrement consacré à Rosa Luxemburg à l'occasion du cinquantième anniversaire de son assassinat, est introduit par un article de Joh. Knief : Rosa Luxemburg vivante, qui décrit brièvement... heureuse : « l'étude des thèmes fondamentaux de Rosa Luxemburg (que recommandait déjà Lénine) » , peuvent fournir les matériaux pour la construction d'un nouveau parti. On ne trouvera pas ce point de vue... et Rosa Luxemburg. Pour les auteurs, le choix est clair : « On ne saurait trouver chez Rosa Luxemburg qu'un contrepoint fragmentaire à la démarche léniniste : les soubresauts affectifs et les trivialités...


10. Annelies Laschitza, Im Lebensrausch, trotz alledem. Rosa Luxemburg. Eine Biographie, Berlin, Aufbau Verlag, 1996 [ compte-rendu / numéro ]

Claudie Weill

L'Homme et la société / Année 1996 / Volume 121 / Numéro 3 / pp. 189-190

Annelies Laschitza qui fut le maître d'œuvre de l'édition des textes de Rosa Luxemburg en RDA est assurément l'une des meilleures spécialistes de la grande révolutionnaire internationaliste.... Elle avait autrefois publié avec Gunter Radczun une biographie centrée sur son activité dans le mouvement ouvrier allemand {Rosa Luxemburg : Ihr Wirken in der deutschen Arbeiterbewegung, Berlin, 1971, réédité.... Sa familiarité avec les textes lui permet de retracer tous les débats majeurs qui ont jalonné la vie militante de Rosa Luxemburg, mais aussi de prendre en compte ces éléments personnels qui faisaient plus ou moins...


11. La Revue Commune, n° 18, Prairial an 208 (mai 2000) : « Rosa Luxemburg aujourd'hui » [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 2000 / Volume 138 / Numéro 4 / p. 149

Revue des revues 149 La Revue Commune, n° 18, Prairial an 208 (mai 2000) : « Rosa Luxemburg aujourd'hui ». Consacré en majeure partie à l'évocation de Rosa Luxemburg, ce numéro, présenté par Patricia..., les rancunes nationales et les idées de revanche », il relate les derniers jours des spartakistes, l'assassinat de Liebknecht et de Rosa par les corps francs introduits dans Berlin par le ministre... social- démocrate Noske. Roger Bordier revient sur l'assassinat de Rosa dont le corps ne fut retrouvé et identifié que cinq mois plus tard. Michael Lôwy souligne l'étonnante actualité de sa pensée...


12. Diane Lamoureux, Pensées rebelles. Autour de Rosa Luxemburg, Hannah Arendt et Françoise Collin, Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2010, 200 p. [ article ]

Rousseau, Stéphanie

Recherches féministes / Année 2012 / Volume 25 / Numéro 1


13. Kautsky (Karl), Luxemburg (Rosa), Pannekoek (Anton) - Socialisme. La voie occidentale. Présenté et annoté par Henri Weber. Traduit par Alain Brossat. [ compte-rendu / numéro ]

Lowy Michael

Revue française de science politique / Année 1984 / Volume 34 / Numéro 6 / pp. 1245-1247

il ne faut pas oublier que Rosa Luxemburg été une des premières critiquer la pratique des bolcheviks russes du point de vue de la démocratie socialiste dans la brochure La révolution russe 1918) autre question... centrale qui apparaît plutôt en marge du débat et dont importance échappe largement aux protagonistes est celle de Vappareïl ou la bureaucratie de parti Il est vrai que Rosa Luxemburg critique le fétichisme... du grand parti ouvrier allemand et prévoyait terme la conquête de la social-démocratie par Etat.. optimisme révolutionnaire est le talon Achille de Rosa Luxemburg et des Linksradikalen plutôt une absence...


14. Rosa Luxembourg, Huelga de masas, partido y ' sindicatos [ compte-rendu / numéro ]

Paris Robert

Annales. Économies, Sociétés, Civilisations / Année 1971 / Volume 26 / Numéro 6 / p. 1190

Rosa Luxemburg en Argentine Alors que Réforme sociale ou révolution ? a déjà fait l'objet, depuis longtemps, de plusieurs éditions en langue espagnole, voici que paraît en Argentine la première... version « castillane » de Grève de masses, parti et syndicats11. Il aura donc fallu plus de soixante ans pour que soit enfin traduite en espagnol l'une des principales œuvres de Rosa Luxemburg... des communistes de gauche en Russie, du groupe des marxistes hollandais (Gorter, Pannekoek) et, même, de Rosa Luxemburg », ainsi que le fameux article de Staline « Sur quelques questions de l'histoire...


15. Howard, Dic (éditeur et préfacier), Selected Writings of Rosa Luxembourg, Monthly Review Press, New York, 1971, 441 p. [ article ]

Bertrand, Charles L.

Études internationales / Année 1972 / Volume 3 / Numéro 3


16. Les Temps modernes - janvier 1970. Rossana Rossanda : de Marx à Marx [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 1970 / Volume 16 / Numéro 1 / p. 387

De la Critique de la Raison dialectique de Sartre. Heinz Abosch : Rosa Luxemburg dans la révolution allemande Abosch procède à une analyse détaillée de l'attitude de Rosa Luxemburg durant les journées... révolutionnaire chez Rosa Luxemburg et la théorie de la révolution permanente de Trotsky. D insiste également sur la conception quelque peu mécaniste de la lutte des classes chez Rosa en montrant l'importance... des erreurs d'appréciation politique qui découlèrent de cette conception. Quoi qu'il en soit, Rosa Luxemburg était le modèle de la pureté révolutionnaire, et Heinz Abosch note que le KP.D. de Thaelmann...


17. La notion de culture dans les théories marxistes sur la question nationale [ article / numéro ]

Claudie Weill

L'Homme et la société / Année 1990 / Volume 97 / Numéro 3 / pp. 59-66

la culture bourgeoise : « Le capitalisme transforme la vie sociale de ses fondements matériels jusqu'au sommet, les aspects culturels » affirme Rosa Luxemburg. « Le procès matériel vulgaire du capitalisme crée... dvizenija v sovremennikh gosudarstvakh, Avstro-Vengrija, Rossija, Germamja, éd. A.I. Kasteljanskij, Saint Pétersbourg, 1910. 10. Les marxistes et la question nationale, op. cit., p. 324. 11. Rosa Luxemburg... se transforment toujours en culture intellectuelle » et « le travail des uns devient la culture des autres » u. Rosa Luxemburg dissocie les biens culturels dont jouit la bourgeoisie de ceux dont use le prolétariat...


18. Le problème de l'organisation dans les premiers ouvrages marxistes de Lukács [ article / numéro ]

Andrew Feenberg Eddy Trèves

L'Homme et la société / Année 1986 / Volume 79 / Numéro 1 / pp. 65-79

est le secret de la transcendance de l'opposition entre la pensée et l'être, le sujet et l'objet, le « devoir être » et « l'être ». Théorie et conscience chez R. Luxemburg Rosa Luxemburg n'a presque rien écrit...LE PROBLEME DE L'ORGANISATION DANS LES PREMIERS OUVRAGES MARXISTES DE LUKACS Andrew FEENBERG Lukács, R. Luxemburg et Lénine «Histoire et conscience de classe» contient une discussion des plus... que Lukàcs s'est intéressé au débat entre R. Luxemburg et Lénine sur les problèmes de l'organisation, non pas sous l'angle politique mais comme indices de problèmes philosophiques fondamentaux concernant les...


19. New Left Review, N. 82, nov-déc 1973 [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 1974 / Volume 31 / Numéro 1 / pp. 288-289

s'inscrivant dans le devenir de ces structures. Luxemburg's concept of collapse, Norman Géras : aucun de ceux (et ils sont nombreux) qui ont écrit sur Rosa Luxemburg n'a réussi à donner, selon l'auteur... à cette question serait : pour ne pas tomber dans la « barbarie », expérience que notre siècle a connue et que Rosa Luxemburg a pressentie. La lutte du prolétariat est la condition de l'avènement...


20. L'adaptation de l'agriculture de la RDA aux matériels à grand rendement : facilités mécaniques, difficultés agronomiques [ article / numéro ]

Claude Reboul

Économie rurale / Année 1983 / Volume 156 / Numéro 1 / pp. 27-33

(1). La coopérative de production « Rosa Luxemburg » De la réforme agraire à la Kooperation Rappelons tout d'abord que la réforme agraire de l'hiver 1945/46 a redistribué un tiers du territoire national, composé... pour fonder la LPG « Rosa Luxemburg» (3). En avril 1960, des exploitations voisines se joignent à la LPG qui atteint 1 600 ha. Le cheptel comprend vaches, bœufs à l'engrais, porcs, poules et... poissons... Rosa Luxemburg se sépare de ses vaches et génisses et se spécialise dans l'engraissement des bœufs, produisant 2 700 têtes par an. Anticipant sur le neuvième Congrès du SED, en 1976, qui va décider...

21.À propos de : Victor Fay ; Évelyne Malnic (Collab.), La flamme et la cendre : histoire d'une vie militante, Saint-Denis, P.U.V., (Coll. « Culture et société »), 1989 [ note critique / numéro ]

Claudie Weill

L'Homme et la société / Année 1992 / Volume 103 / Numéro 1 / pp. 145-146

" en était l'une des facettes ? Se réclamant de Rosa Luxemburg, se considérant même comme un de ses héritiers posthumes, Victor Fay se plaisait à dire - dans nos débats, mais pas dans ses mémoires — qu'en dépit de sa critique... des conceptions léninistes de l'organisation, Rosa Luxemburg dirigeait la social-démocratie polonaise, la SDKPiL, d'une main de fer dans un gant de velours. Peut-être m'a-t-il croisée au Chambon sur Lignon..., ce village protestant de Haute-Loire qui abrita pendant la guerre de nombreux réfugiés politiques ou "raciaux" : nous n'en avons jamais parlé quand, au début des années 70, Rosa Luxemburg fut la cause...


22. Enzo Traverso ; Pierre Vidal-Naquet (Préf.), Les marxistes et la question juive : histoire d'un débat (1843-1943), Paris, la Brèche, 1990 [ compte-rendu / numéro ]

Michaël Löwy

L'Homme et la société / Année 1991 / Volume 102 / Numéro 4 / pp. 132-133

. Cette tradition dominante, représentée aussi bien par des penseurs juifs (Victor Adler, Otto Bauer, Rosa Luxemburg, Léon Trotsky, Abraham Léon) que des non-juifs (Karl Kautsky, Vladimir I. Lénine, Joseph... néanmoins avec Kautsky l'idée que le peuple juif sans territoire propre était "anormal". D'autre part, plusieurs penseurs marxistes - Rosa Luxemburg, Léon Trotsky, Abraham Léon - ont compris...


23. Fornari, Harry, Mussolini’s Gadfly - Roberto Farinacci, Nashville, Vanderbilt University Press, 1971, xiv+237 p. [ article ]

Bertrand, Charles L.

Études internationales / Année 1972 / Volume 3 / Numéro 3


24. Jacques Derrida, Spectres de Marx, Paris, Galilée, 1993 [ compte-rendu / numéro ]

Alain Guillerm

L'Homme et la société / Année 1993 / Volume 110 / Numéro 4 / p. 139

) et en conjurer certains (Lénine, Mao et d'autres). Je conclurai par cette phrase de Rosa Luxemburg : « Nous n'avons pas dépassé Marx au cours de notre lutte pratique ; Marx dans ses créations scientifiques... être suivi et ressusciter d'autres spectres (Rosa ou le Trotsky dont la Pravda, sous la perestroïka, disait justement qu'il n'avait jamais été bolchevik, mais le héros et le martyr de la Révolution...


25. Jacques Derrida, Spectres de Marx, Paris, Galilée, 1993 [ compte-rendu / numéro ]

Alain Guillerm

L'Homme et la société / Année 1994 / Volume 111 / Numéro 1 / p. 191

, je suis, je serai « C'est en doublant la terrasse d'Elseneur (nous dit Victor Serge qui quitte la France en bateau pour rejoindre la Russie révolutionnaire) que nous apprîmes la mort de Rosa Luxemburg. » Un camarade nommé Nataf écrivit..., mais le héros et le martyr de la Révolution) et en conjurer certains (Lénine, Mao et d'autres). Je conclurai par cette phrase de Rosa Luxemburg : « Nous n'avons pas dépassé Marx au cours de notre lutte pratique..., c'est-à-dire l'impérialisme moderne. Shakespeare est saisi de terreur par ce qui va advenir, la dictature mondiale du Capital, réalisée intégralement de nos jours. Spectres de Rosa fêtais...


26. L'internationale des femmes socialistes [ article / numéro ]

Nicole Gabriel

Matériaux pour l'histoire de notre temps / Année 1989 / Volume 16 / Numéro 1 / pp. 34-41

1915 La question des femmes dans la Deuxième Internationale est rarement posée en tant que telle. Si l'on connaît de grandes figures — Rosa Luxemburg, Angelica Balabanoff, Alexandra Kollontai, Clara Zetkin... internationaux. Mais elle n'eut pas comme Rosa Luxemburg ou Angelica Bala- banoff de fonction dans les instances de l'Internationale. D'emblée, elle avait choisi son domaine qui était celui de «l'agitation...»9, mais en fait elle redoutait que fort peu de monde ne vînt. La délégation allemande était sur le pied de guerre, Ottilie Baader, Luise Zietz, Rosa Luxemburg étaient présentes ainsi que bon nombre de militantes...


27. Les femmes dans la pensée économique [ article / numéro ]

Marie-Véronique Wittmann

Revue française d'économie / Année 1992 / Volume 7 / Numéro 3 / pp. 113-138

, est publié en 1913 par Rosa Luxemburg, l'une des figures marquantes du socialisme allemand. Elle ouvre ainsi la voie à Joan Robinson, que son premier ouvrage Economie de la concurrence imparfaite impose... personnelle à la pensée économique. Rosa Luxemburg est historiquement la première d'entre elles, encore qu'elle soit plus connue comme militante socialiste et révolutionnaire que comme économiste. Née... dix chapitres prévus par Rosa Luxemburg, cinq seront retrouvés et publiés en 1925, six ans après la mort de l'auteur, par Paul Levi. 124 Marie-Véronique Wittmann La notoriété de Joan Robinson s'appuie...


28. Le spartakisme et sa problématique [ article / numéro ]

Gilbert Badia

Annales. Économies, Sociétés, Civilisations / Année 1966 / Volume 21 / Numéro 3 / pp. 654-667

textes ou en modifier l'éclairage — le Spartakisme, et Rosa Luxemburg en particulier, contre les Bolcheviks. Cf. la préface de M. Paris, Rosa Luxemburg, la Révolution russe, Paris, 1964. 1. On trouve... la résolution proposée par Lénine. 5. Rosa Luxemburg et Julian Karski notamment. 656 SPARTAKISME promettent pas leur accord sur les principes d'une politique commune. Mais à ce noyau s'amalgament des hommes... de rompre avec les centristes de l 'Arbeitsgemeinschaft (alors que les Spartakistes conservent avec ces mêmes centristes des liens organiques, si lâches soient-ils). Enfin, on sait que Rosa Luxemburg...


29. Nicolas Boukharine, L'impérialisme et l'accumulation du capital [ compte-rendu / numéro ]

Souyri Pierre François

Annales. Économies, Sociétés, Civilisations / Année 1979 / Volume 34 / Numéro 2 / pp. 372-374

Il est pas douteux enfin que la théorie de impérialisme que Lenine et Boukharine lui-même avaient élaborée au cours de la guerre allait beaucoup plus loin que celle de Rosa Luxemburg dans la mise jour des relations... ce ne sont pas seulement quelques-unes des critiques que Boukharine adresse Rosa Luxemburg et Tougan-Baranovski qui paraissent mal fon dées et excessives Ce sont les présupposées théoriques partir desquelles il construit...Voici pour la première fois publié en fran ais un livre qui constitue une des pièces essentielles du vaste dossier concer HISTOIRE CONOMIQUE rait plutôt contrairement ce voulu démontrer Rosa..



30. Un socialiste polonais à Paris ou Pourquoi le socialisme marxiste a-t-il méconnu l'importance du phénomène national ? À la lumière des enseignements que l'on peut tirer du congrès de Londres (1896) de la IIe Internationale [ article / numéro ]

Timothy Snyder

Revue des études slaves / Année 1999 / Volume 71 / Numéro 2 / pp. 243-262

polonais de cette affaire, Kelles-Krauz, l'auteur de la résolution, et Rosa Luxemburg (1870-1919), son adversaire majeur, sur celle des socialistes allemands, autrichiens, britanniques, français et italiens... la possibilité d'empêcher Rosa Luxemburg et les autres adversaires du patriotisme de participer au congrès de Londres. Luxemburg était l'incarnation même du courant socialiste qui, en Pologne, niait l'importance.... » La question de l'exclusion de Rosa Luxemburg de ce congrès était, pour lui, « une question de vie ou de mort4 ». Le PPS décida donc de faire tout ce qui lui était possible afin de faire invalider, au congrès...


31. Aut-Aut, N. 135, mai-juin 1973, Florence [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 1974 / Volume 31 / Numéro 1 / p. 291

toutes les fois que les structures sociales dont il reflète l'autoconscience se modifient. Il semble bien que la pensée des grands auteurs qui ont jalonné l'histoire du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg...


32. Le Mouvement social, avril-juin 1989, n° 147 : « La désunion des prolétaires (1889-1919) » [ note bibliographique / numéro ]

L'Homme et la société / Année 1990 / Volume 95 / Numéro 1 / p. 194

divergences grandissantes entre les dirigeants ouvriers (dont Clara Zedkin et Rosa Luxemburg) hostiles à toute politique malthusienne et les pratiques en cours dans k classe ouvrière. Andrea Panaccione clôt ...


33. Ephraim Nimni ; Ernesto Laclau (Introd.), Marxism and Nationalism. Theoretical Origins of a Political Crisis, Londres, Concord (Mass.), Pluto Press, 1991 [ compte-rendu / numéro ]

Claudie Weill

L'Homme et la société / Année 1992 / Volume 105 / Numéro 3 / pp. 184-185

, mais aussi celles de Karl Kautsky, Rosa Luxemburg, Eduard Bernstein, Lénine, Staline, Antonio Gramsci et, finalement, Otto Bauer, il adopte une grille de lecture critique à trois éléments : 1) "La théorie... Internationale, en particulier Kautsky, pourtant embarrassé par le legs lorsqu'il s'adresse aux socialistes des Balkans, et Rosa Luxemburg dont l'ébauche d'analyse anthropologique de la culture nationale est moins...

34. L'Homme et la société, N. 24-25, 1972. Théorie et sociologie marxiste. [ numéro ]

L'Homme et la société / Année 1972 / Volume 24

de « camarades » Il compta, à un temps ou à un autre, Lavrov et Engels, Jaurès et Guesde, Kautsky et Rosa Luxemburg, Plekhanov et Lénine, Rakovsky et Rjazanov, Loriot et Thorez. Son bagage inteUectuel englobait les... d'une culture si vaste que l'un de ses articles arracha cette exclamation à Rosa Luxemburg : « C'est son érudition qui m'a fait peur ! » (2). . (1) La rapidité avec laquelle l'histoire prête à déformation... marxistes ». André Barjonet, Le Parti Communiste Français, Paris, 1969, p. 20. (2) Rosa Luxemburg à Léo Jogiches, 13 février 1902. Rosa Luxemburg, Listy do Leone Jogichesa-Tyszki, 1900-1905, Varsovie, 1968, p...


35. La poche et l'histoire. [ note critique / numéro ]

Robert Marquant

Bibliothèque de l'école des chartes / Année 1972 / Volume 130 / Numéro 2 / pp. 607-611

d'entre eux, qui concernent des volumes envoyés à cette revue3 : ceux de Daniel Guérin sur Rosa Luxemburg et de Henri Michel sur Pétain, Laval et Darlan. On connaît le schéma de ces petits livres..., 1971, in-8°, 186 pages. 608 BIBLIOGRAPHIE différentes théories soutenues par Rosa Luxemburg. Il étudie notamment sa théorie de la spontanéité des mouvements révolutionnaires des masses populaires... ces problèmes ont été âprement discutés du temps de Rosa Luxemburg dans les mouvements socialistes européens, on voit aisément combien les événements de mai 1968 les ont rafraîchis et rajeunis. Et Daniel Guérin...


36. Léon Trotsky ; Boris Fraenkel (Trad.), Nos tâches politique, Paris, Pierre Belfond, 1970 [ compte-rendu / numéro ]

François Pacqueteau

L'Homme et la société / Année 1970 / Volume 16 / Numéro 1 / pp. 372-373

de rédaction de VIskra ou la nomination des membres du Comité Central du Parti. On peut se demander si cette édition présente un apport d'une originalité suffisante en comparaison des écrits de Rosa Luxemburg... de Trotsky est suivi d'une nouvelle traduction de Question d'organisation de la social-démocratie russe de Rosa Luxemburg, publié à Stuggart en 1904, et de la réponse qu'y fit Lénine dans un article...


37. Les socialistes et la campagne antisémite en Pologne en 1910 : un épisode inédit [ article / numéro ]

Georges Haupt Pawel Korzec

Revue du Nord / Année 1975 / Volume 57 / Numéro 225 / pp. 185-194

particulière. A sa campagne anti-socialiste, il associe un antisémitisme virulent. Dès juin 1910, Rosa Luxemburg se propose de répondre à Niemojewski dans la revue de la SDKPiL, Trybuna 1. Or la campagne... Luxemburg ou Julian Marchlewski. Si au début, en septembre 1910. Rosa Luxemburg approuve la campagne, elle exprimera bien vite ses craintes qu'elle ne devienne obsessionnelle et recommande de la doser plus.... 18 numéros parus. Le rédacteur de fait de Mlot était Leo Jogiches- Tyszka qui résidait alors à Berlin. Parmi les auteurs et collaborateurs de cette revue, on trouve Rosa Luxemburg, Karl Radek, Adolf Warski...


38. Michel Beaud, Le système national mondial hiérarchisé [ compte-rendu / numéro ]

Grellet Gérard

Tiers-Monde / Année 1987 / Volume 28 / Numéro 112 / p. 951

une démarche qui permette de réintégrer dans une même analyse le national, l'international, le multinational, le mondial ». En partant de la pensée de Rosa Luxemburg, de Nicolas Boukharine et de François Perroux...


39. Robert Reid, Marie Curie. Derrière la légende [ compte-rendu / numéro ]

Revue d'histoire des sciences / Année 1981 / Volume 34 / Numéro 1 / pp. 82-83

, son patriotisme, une influence positiviste possible (mais est-ce là vraiment de positivisme qu'il s'agit ?), sont décrits. Un parallèle est fait avec Rosa Luxemburg, Polonaise aussi, et de trois ans sa cadette... contre son gré un personnage public, elle demeure — malgré le dépoussiérage d'une image d'Epinal quelque peu vieillie — « un aigle », en utilisant le terme dont Lénine gratifia sa contemporaine Rosa... Luxemburg. Le rappel de certains détails, pourtant connus, fait quelquefois sursauter. Telle cette incroyable insouciance — qui fut celle de Marie Curie, mais aussi de tous les savants qui, en ce début...


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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 13:03
Une source d'information précieuse naît de la numérisation de plus en plus large des organes de presse et de l'accès simplifié sur Internet. Rosa Luxemburg et la grève générale dans le Salut Public.

Une source d'information précieuse naît de la numérisation de plus en plus large des organes de presse et de l'accès simplifié sur Internet. Ainsi, un site est dédié aux publications de la région Rhône-Alpes.

http://www.memoireetactualite.org/fr/presse.php

http://www.memoireetactualite.org/index.php

Sur Rosa Luxemburg, cela peut se révêler une nouvelle source précieuse. Un exemple  : le Salut Public, journal de Lyon offre cinq occurences pour Rosa Luxemburg. Ci-dessous la première consacrée à la grève générale.

24 août 1913 – Le Salut Public – P 1

Malgré l'échec complet de la grève générale pour la conquête du S. U. en Belgique, les socialistes allemands vont-ils, à leur tour, tenter d'organiser le grand chômage pour arracher aux pouvoirs publics le S. U. pur et simple dans tous les Etats allemands et notamment en Prusse '! Quelques agitateurs mènent campagne dans ce but, depuis quelques mois ; ils essayent de remuer les masses prolétariennes. Mais les « officiels », députés, chefs de grandes organisations, directeurs des principaux journaux, sont hostiles à cette idée. Cette opposition, loin de décourager les apôtres de la grève générale, ne fait au contraire que stimuler leur activité. Les « arrivés » ont l'expérience de l'adage bien connu : Un pur trouve toujours un plus pur qui l'épure. Ils sont traités de traîtres ou de quasi traîtres par les meneurs du second degré impatients d'arriver à leur tour, de devenir députés, présidents ou secrétaires de syndicats, directeurs de coopératives et de journaux. On soulève contre eux l'animosité de la foule envieuse et méfiante par une surenchère démagogique. C'est l'éternelle histoire des partis de violence. Après avoir envoyé les Girondins à la guillotine, les Montagnards se décimaient entre eux. M. Jaurès et les doctrinaires de notre parti socialiste se mettent à la remorque des meneurs de la C. G. T. pour n'être pas supplantés par eux, ce qui d'ailleurs ne les empêche pas d'être taxés de modérantisme en attendant que les autres soient assez forts pour les supplanter. Les parlementaires socialistes d'outre-Rhin» sont victimes du procédé dont ils usèrent jadis à l'égard des bourgeois radicaux, dont les socialistes français se sont servis et se servent encore avec succès contre les radicaux-socialistes. A la tête de ceux qui préconisent chez nos voisins la grève générale pour la conquête du S. U. se fait surtout remarquer la citoyenne Rosa Luxemburg. On y trouve aussi quelques rares et obscurs députés. L'un d'eux est le citoyen Lensch, membre du. Reichstag, qui a dû abandonner le poste de rédacteur en chef du journal socialiste de Leipzig, à la suite de démêlées violents avec le parti. Rosa Luxemburg et Lensch ont donné dans plusieurs villes, notamment à Berlin, des meetings en faveur de la grève générale. Le discours de la citoyenne a surtout été un réquisitoire contre la direction du parti et contre ces représentants au Parlement impérial. A ceux-ci, Rosa Luxemburg reproche vivement le vote par lequel ils ont assuré l'adoption de la récente loi militaire. Voilà un grief que personne ne pourra formuler, hélas contre nos démagogues nationaux. Il paraît que les parlementaires socialistes allemands sont hypnotisés par l'idée de former avec les partis libéraux le « grand bloc» rouge contre le petit bloc bleu-noir (conservateurs et Centre). C'est du moins la citoyenne qui le prétend, et elle raille les députés de se laisser, à cause de ce rêve, duper sans cesse par les libéraux. Aussi en vient-elle à cette conclusion qu'il n y a aucun avantage à conquérir sur le terrain parlementaire pour le prolétariat. Celui-ci doit « apparaître lui-même en scène » De là, l'idée de la grève générale, qui ne disparaîtra plus, assure Rosa Luxemburg, des préoccupations de la masse socialiste. Le député Lensch a appuyé l'agitatrice et déclaré qu'il fallait « rompre avec la tactique purement défensive du parti. » D'autres orateurs, peu connus quoique très remuants, ont parlé dans le même sens. Mais il s'est trouvé des contradicteurs qui ont traité d'illusions les espérances de la citoyenne en déclarant avec énergie que la plupart des syndicats refuseraient de sejoindre à cette entreprise insensée ou du moins prématurée. M. Edmond Fischer, député au Reichstag, partage cet avis. Dans la revue des « intellectuels », Sozialistischen Monatshefte, il raille le bluff que constituerait la tentative de grève générale, qu'il faudrait, dit-il, comparer aux mises en scène du vieux Blanqui : « Permis, écrit-il, de traiter la bureaucratie prussienne de réactionnaire. Mais nous nous exposerions à une grande déception si nous voulions admettre que les pouvoirs publics sont déjà devenus si faibles qu’une grève d'ouvriers les ferait trembler ou même amènerait leur écroulement. En deux semaines, trois au plus, les moyens financiers des grévistes seraient épuisés, les caisses des syndicats vidées, et il ne resterait aux combattants (pour autant qu'ils ne voulussent pas monter sur les barricades) d'autre parti que de retourner au travail. Alors c'en serait fait aussi de notre puissance; et pour beaucoup d'années. Et alors quoi. Les patrons pourraient facilement dicter les conditions de travail et récupérer par le moyen de réductions de salaire le dommage éprouvé pendant la grève. Les organisations ouvrières crouleraient ou seraient condamnées à la faiblesse pour de longues années. » Les chefs du socialisme belge, les parlementaires comme Vandervelde, Destrée, Anseele, raisonnaient ainsi quelques semaines avant le vote de la grève générale. Cela ne les empêcha pas de s'y rallier, d'en paraître même les promoteurs enthousiastes, lorsqu'ils se virent impuissants à arrêter le mouvement. Ils auraient pu répéter un mot célèbre : « Nous sommes leurs chefs, donc il faut que nous les suivions ». En sera-t-il de même pour les parlementaires socialistes allemands ? Non, d'ici de longs mois encore, ils sont trop forts de la leçon belge. Mais il est dans la logique des partis révolutionnaires que les plus violents fassent marcher les autres. Tôt ou tard, les « officiels », les « arrivés » seront débordés. A. VEREY

PRESENTATION DU SITE

Presse ancienne

Découvrez 36 titres de presse locale ancienne de la région, représentant plus de 500 000 pages de journaux de 1807 à 1944, interrogeables en texte intégral.

Gazettes, journaux, échos, revues, canards...

La presse ancienne détaille tous les faits de la vie locale et relate sur un ton qui lui est propre les grands événements de l'Histoire. Témoin de la vie des générations passées, elle représente, de ce fait, une mine d'informations originales extrêmement consultée par les universitaires, les sociologues, les historiens… mais aussi par les amateurs curieux du passé dont ils sont issus.

Cet authentique trésor, conservé dans les bibliothèques et les services d'archives, est largement communiqué au public. Mais au rythme des lectures, les journaux, imprimés sur du papier économique, avec des encres de mauvaise qualité, dans des formats encombrants se déchirent, s'effritent, se morcellent jusqu'à devenir intouchables. Les professionnels, responsables de ces collections, ont attiré l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de préserver ce patrimoine unique. Pour le sauvegarder des mesures d'urgence ont été mises en œuvre dès 1996.

La campagne régionale de sauvegarde et de valorisation de la presse ancienne de Rhône-Alpes

Avec le soutien financier de la Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes, puis des Conseils généraux et de plusieurs Villes, l’Arald a coordonné une campagne de sauvegarde et de valorisation de la presse éditée dans la région aux XIXe et XXe siècles. Ce travail au long cours a consisté à créer des documents de substitution, afin que les originaux ne soient plus communiqués au public. Des opérations de microfilmage, puis de numérisation ont été menées à grande échelle.
Les titres numérisés sont aujourd’hui accessibles en texte intégral, ce qui permet d’effectuer une recherche à partir d’un mot ou d’une expression sur l’ensemble des 36 titres présents sur le portail Mémoire et actualité en Rhône-Alpes.
De nouveaux titres seront mis en ligne, ou d’autres complétés en fonction de l’achèvement des travaux de traitement en cours dans le cadre de cette campagne de sauvegarde et de valorisation. Un calendrier des mises en ligne sera très prochainement mis à disposition pour information.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 12:59

Après Stuttgart

31 août 1907

Jaurès, l’intégrale des articles de 1887 à1914

publiés dans la Dépêche,

P 704/705

 

J’avais écrit ici, avant les Congrès de Nancy et de Stuttgart, que le devoir des socialistes était d’affirmer très haut le droit des nations à l’indépendance et à la vie, et d’affirmer aussi que les prolétaires de tous les pays s’opposeraient à toute guerre d’aventures, de rapines et de haine, non seulement par des mots, mais par une action concertée et rigoureuse. Je ne faisais ainsi qu’exprimer ce que je savais être la pensée commune de l’immense majorité des socialistes, et c’est à cette double pensée que répondent les décisions du Congrès international de Stuttgart, comme celles de Nancy. J’ai à peine besoin de rappeler que la résolution de Nancy fait une obligation absolue aux prolétaires de défendre leur indépendance nationale et même d’aider la classe ouvrière de tous les pays à défendre les nations menacées dans leur autonomie. Quant à la résolution de Stuttgart, elle est si éloignée de faire fi de l’existence et de la liberté des nations qu’elle détermine, en attendant l’heure où prévaudra l’arbitrage international, la meilleure organisation, la plus démocratique à la fois et la plus efficace, des moyens de défense de chaque pays. En ce point il y a accord unanime des socialistes ; et il est permis de dire que ce qui s’était mêlé de paradoxal et de malsain à « l’hervéisme » est éliminé. Aussi bien Hervé lui-même a-t-il avoué que sa  propagande était trop simple, trop unilatérale et qu’on n’avait pas tenu un compte suffisant de tous les éléments du problème. L’effort même qu’il a tenté pour obtenir que les socialistes allemands s’engagent à une action précise et rigoureuse contre la guerre, d’accord avec les socialistes français, montre bien qu’il n’entend pas jouer l’existence nationale de la France. Peu à peu, quelle que soit la perfidie de nos adversaires, ou leur aveuglement, les préjugés se dissiperont et les calomnies tomberont. Il est certain, en effet, que le Congrès international de Stuttgart marque la volonté ferme des ouvriers de tous les pays d’intervenir ensemble pour prévenir les guerres. Oh ! Je sais bien que les réacteurs de toute nuance raillent cet effort ; ils n’ont que moquerie, sincère ou affectée, pour cette réunion de délégués de tous les peuples. Ils dénoncent la prétendue confusion, la prétendue impuissance du Congrès. Je les plains en vérité s’ils ne voient pas la grandeur de la tentative. L’Internationale  a fait des progrès immenses.  Le Congrès a pu, malgré les difficultés très grandes créées par la différence des langues, malgré la pesanteur du mécanisme qu’il devait mouvoir, aborder les plus grands problèmes. Il les a discutés sérieusement, soit dans les commissions, soit dans les séances plénières. Et ce qui caractérise son effort, c’est qu’il ne s’est pas tenu à des formules générales. Il a tenté de  donner des solutions précises, d’indiquer des directions nettes pour l’action. Qu’on lise avec soin les débats sur la politique coloniale, la résolution si intéressante sur l’émigration et l’immigration, enfin la résolution sur le militarisme et la guerre, on verra que l’Internationale, malgré la complexité énorme des questions, ne se borne pas à promulguer des principes généraux ; elle essaie de stimuler, de coordonner les efforts des Parlements et des peuples. Oh ! Je sais bien que sur la grande et redoutable question du militarisme et de la guerre, les calomnies et les railleries de la presse antisocialiste se déchaînent contre nous Français. A lire les journaux de France, on croirait que nous avons fait je ne sais quelle sinistre besogne contre la patrie. Et on prétend que nous désarmons la patrie française, pendant que les socialistes allemands se préparent à défendre énergiquement la patrie allemande. Ce qui me rassure, c’est que la plupart des journaux de l’Allemagne impériale tiennent contre les socialistes allemands le même langage. Je les ai en ce moment sur la table où j’écris cet article : c’est un monceau de déclamations patriotiques et de dénonciations policières contre Bebel, contre tout le parti. Le grand journal gouvernemental La Gazette de l’Allemagne du Nord, déclare que la seule conclusion nette qui se dégage du Congrès de Stuttgart, c’est que les socialistes allemands sont les moins patriotes de tous les socialistes. D’autres demandent que des poursuites soient intentées contre le parti et que le gouvernement « ait l’œil ouvert sur les compagnons ». Sous toutes les calomnies contradictoires dont on l’accable, le socialisme international apparaîtra de plus en plus comme la force de paix, comme la garantie du développement régulier de la civilisation européenne. A coup sûr, le prolétariat n’est pas encore assez organisé pour exercer une action certaine et décisive. Mais il a marqué au Congrès de Stuttgart sa ferme volonté de développer une action dans le sens de la paix. Il fait savoir aux gouvernements, à tous, qu(‘il n’est pas disposé à subir passivement les conflits déchaînés par l’orgueil et la convoitise des dirigeants. Il veut que l’arbitrage résolve les difficultés internationales et que les armements et la guerre ne dévorent plus la substance des peuples. Il déploiera à cet effet une énergique propagande dans tous les pays. Tous les parti nationaux , avec des différences inévitables de tempérament et en s’adaptant à des nécessités diverses, sont d’accord pour cette action fondamentale, et je le demande à tout homme de bonne foi : est-ce que ces vigoureuses affirmations ne sont pas de nature à faire réfléchir les fauteurs de guerre ? Est-ce que le Congrès international de Stuttgart n’a pas ajouté aux chances de la paix générale ?

 

 

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 10:21

Sur le site http://www.ekouter.net/la-revolution-allemande-1918-1923-avec-ernest-mandel-3022#, un enregistrement de E. Mandel sur la révolution allemande.


Enregistré en 1976
Posté le 03.05.2017
Durée : 2 heures 55 minutes 33 secondes


 

Description :
Ernest Mandel, né dans une famille révolutionnaire et d'un père ayant lutté aux côtés de Rosa Luxemburg au sein du Spartakusbund, nous raconte en détails la tentative de révolution communiste allemande entre 1918 et 1923.


Ce récit passionné -et passionnant-, à la fois chronologique et analytique, voit se succéder les problèmatiques suivantes : la grève politique, les conseils ouvriers, l'irruption de la révolution bolchévique, le Spartakusbund et les personnages de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, le rôle de la social-démocratie et la contre-révolution menée par Ebert et Noske, le front unique et l'armement des travailleurs, le centrisme, la crise révolutionnaire, le mouvement de masse et le parti révolutionnaire.


Plus que la simple évocation d'un épisode historique haut en couleurs, ces quelques années nous donnent de véritables leçons politiques.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:22

Rubrique : Il y a toujours quelqu'un dans le monde  ... Une rubrique infinie qui évoque les multiples et si diverses rencontres avec Rosa Luxemburg.

Ainsi cette vidéobiographie.

Certes Liebknecht y tient une place bien précoce et l'historien se bat joliment avec la prononciation, mais c'est un vrai plaisir de retrouver grâce à lui les grandes lignes de force de la vie de Rosa Luxemburg et de la voir passer ainsi les générations.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 19:54

Rubrique : Il y a toujours quelqu'un dans le monde  ... Une rubrique infinie qui évoque les multiples et si diverses rencontres avec Rosa Luxemburg.

Un projet communal pour un pont nommé Rosa Luxemburg (Ginnheim)

Il y a toujours quelqu'un dans le monde ... Un projet communal pour un pont nommé Rosa Luxemburg (Ginnheim)

Zwei Pfeiler der Rosa-Luxemburg (Roza Luksenburg/Roza Luxenburg)-Brücke in Ginnheim im Auftrag des Ortbeirats und des Jugendzentrums bilden den Anfang für mehrere Zitate: ”Ich fühle mich in der ganzen Welt zuhause, wo es Wolken und Vögel und Menschentränen gibt …” und ”Zu sagen was ist, bleibt die revolutionärste Tat.” Ein wenig Poesie schadet in dem Zusammenhang nie, denn eine Betonbrücke nach Rosa Luxemburg zu benennen empfand ich als weniger treffend.

Mir war es wichtig zu zeigen, daß Bürokratie und Verwaltung, wenn sie schon eine Betonbrücke nach Rosa-Luxemburg benennen, auch eine Antwort in Form einer poetischen Sachbeschädigung erhalten sollten. So weltoffen Frankfurt auf jeden Fall ist, nahezu nichts ist selbstverständlich. Es ist wichtig, so etwas zu bewahren und zu schützen-ohne zum Dogma zu werden. Immerhin war Rosa Luxemburg eine extrem mutige Frau.

Poetical Spraypainting at the pillars of the Rosa Luxemburg Bridge 2016 at Ginnheim, Germany featuring some quotes and a portrait of the brave woman Rosa Luxemburg.

Il y a toujours quelqu'un dans le monde ... Un projet communal pour un pont nommé Rosa Luxemburg (Ginnheim)
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 23:30

Ces paroles de l'Internationale et l'un des textes les plus justes de Rosa Luxemburg parce que nous nous devons de continuer le combat et ne pas céder au désespoir ...

Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."


Publié le 20 février 2009 sur le blog et devenu le texte emblématique du blog.

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 22:16
Journée Rosa Luxemburg, le 7 juin 2017 à partir de 16h30 à l'École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, salle Dussane

Cette journée d’introduction à la figure de Rosa Luxemburg cherche à rendre accessible ses idées et à permettre la lecture de ses œuvres, dans le prolongement du séminaire de traduction de l’ENS et de la publication de ses Œuvres complètes en français chez Agone-Smolny

 

Programme complet:

16h30 - "Rosa Luxemburg et les révolutions 1917-1919"
par Jean-Numa Ducange (Université de Rouen, histoire)

 

17h - Discussion et débat
 

17h30 - "Rosa Luxemburg, un marxisme « pur » avant la Première Guerre Mondiale" par Guillaume Fondu (Université de Rennes I, philosophie)
 

18h - Discussion et débat
 

18h30 - Brève pause dînatoire
 

19h-21h - Projection du film Rosa Luxemburg (1986) de Margarethe von Trotta
 

21h - Discussion sur le film entre Margarethe von Trotta et Antoine de Baecque (ENS-DHTA)

Cet événement est ouvert à toutes et à tous. Vous êtes invités à vous inscrire avant le 6 juin à l'adresse luxemburg@ens.fr ou en confirmant votre présence sur l'événement Facebook.

Rendez-vous le 7 juin à 16h30 à l'ENS (45, rue d'Ulm, salle Dussane) !

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 19:54
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 12:22
Non, monsieur le pape, le front national n'est pas une droite forte. C'est autre chose. C'est le fascisme. Lire Clara Zetkin. En contre-point à Rosa Luxemburg.

La banalisation s'étend. Alors nous reprenons cet article du blog de décembre 2015

 

Aujourd'hui, de nouveau, le désespoir populaire, la trahison social-démocrate pousse plus de 30 % vers les idées fascistes. De plus la social-démocratie met en place des outils que les nouveaux "élus" pourront utiliser sans souci pour réduire la protestation, la pensée, la liberté. Elle sait pourtant que dans deux ans, le pouvoir ira vers les forces conservatrices, voire fascistes, et que déjà dans certaines communes, et bientôt dans la majorité des régions, ces forces sont et seront au pouvoir. C''est donc elles qui utiliseront les nouvelles législations hautement liberticides. Peut-on imaginer que la social-démocratie ne le sait pas! Alors se souvenir que, un peu plus de 30%, ont permis aux nazis de prendre le pouvoir et lire le discours de la dernière session à peu près libre du Reichstag, de CLARA ZETKIN.

 

Car il faut apprendre de l''histoire : ce Parlement ouvert par Clara Zetkin en 1932, sera aussitôt dissout. Les élections suivantes ne donneront pas non plus la majorité aux nazis. Mais Hitler aura fait arrêter entre-temps les députés communistes et pourra demander, et obtenir les pleins pouvoirs. Aujourd'hui cela prendra d'autres formes, mais les victimes seront les mêmes.

 

https://histoireetsociete.files.wordpress.com/2014/04/clara.

 

Courage extrême de Clara Zetkin qui prononce ce discours dans une Allemagne déjà en but aux idées fascistes et aux meurtres politiques et racistes - parce que désespérée  par le manque d'espoir, la répression de la révolution et l'explotation maximale qu'elle subit -, et devant des hommes en uniforme nazi dans le Parlement même. Une partie des exploités en Allemagne, comme aujourd'hui se laissait séduire par le fascisme, mais les partis ouvriers et sociaux-démocrates étaient encore plus de 45%.  Mais un peu plus de 30 % ont suffi aux nazis pour instaurer leur régime de mort. 5 mois après Hitler devenait chancelier. En un an, le nazisme imposait son pouvoir et Clara Zetkin devait quitter 'Allemagne. 10 ans après, des millions de morts, le génocide était l'héritage d'un pouvoir fondé sur le racisme et l''exploitation. 

____________________________

 

Le 30 août 1932, Clara très vieille femme, en qualité de doyenne du Reichstag, alors que Hitler vient d’accéder au pouvoir, est chargée du discours inaugural. Elle est pratiquement aveugle, impotente, on la soutient jusqu’au pupitre, elle ouvre la première séance devant une centaine de nazis en uniforme, dont Goering, avec un vibrant discours contre la montée du nazisme. Le voici :

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le Reichstag se réunit dans une situation où la crise du capitalisme ? Son déclin accable les très larges masses laborieuses d’Allemagne et leur inflige les souffrances les plus épouvantables. Les millions de chômeurs que les maigres allocations dont on leur fait (ou dont on ne leur fait pas) l’aumône n’empêchent pas de mourir de faim seront rejoints cet automne et cet hiver par des millions d’autres. La famine, qui est aussi le sort de tous ceux qui ont besoin d’aide sociale, s’aggrave. Quant aux travailleurs qui ont encore un emploi, les bas salaires les empêchent de renouveler leur force nerveuse et musculaire usée au maximum par la rationalisation et, a fortiori, de satisfaire le moindre besoin culturel. En se poursuivant, le démantèlement des conventions collectives et des organes de conciliation va faire baisser encore les salaires de misère. Un nombre croissant d’artisans et de petits industriels, de petits et moyens paysans sombrent dans le désespoir et la ruine. Le déclin économique, les coupes sombres dans les dépenses culturelles réduisent ? néant les bases économiques de la création intellectuelle et ôtent de plus en plus aux créateurs la possibilité de mettre en œuvre leurs forces et leurs connaissances.

 

L’incendie allumé en Orient que l’Occident attise de toutes ses forces dans l’espoir qu’un océan de flammes engloutisse l’Union soviétique et la construction du socialisme, pourrait bien attirer sur l’Allemagne aussi une abominable terreur, susceptible d’éclipser l’œuvre de mort et de destruction de la dernière guerre mondiale. Le pouvoir politique en Allemagne est aujourd’hui aux mains d’un cabinet présidentiel formé sans l’assentiment du Reichstag, composé des hommes de main du grand capital monopoliste et des grands agrariens et dont les généraux de la Reichswehr constituent l’élément moteur. Malgré ses pouvoirs discrétionnaires, le cabinet présidentiel a échoué devant tous les problèmes actuels de politique intérieure et de politique étrangère. Sa politique intérieure est marquée, comme celle des précédents gouvernements, par la pratique des décrets-lois, lois scélérates qui décrètent la misère et augmentent celle qui règne déjà En même temps, ce cabinet foule aux pieds le droit des masses à lutter contre la misère. Ceux qui ont besoin de l’aide sociale et ceux qui y ont droit, ce sont, pour le gouvernement, les gros agrariens endettés, les industriels faillis, les requins de la finance, les armateurs, les spéculateurs et trafiquants sans scrupules. Toute sa politique fiscale, douanière, commerciale, consiste à prendre aux larges couches du peuple travailleur pour donner ? de petits groupes de profiteurs et à aggraver la crise en restreignant davantage la consommation, les importations et les exportations. Sa politique étrangère aussi est placée sous le signe du mépris pour les intérêts des travailleurs. Déterminée par les appétits impérialistes, elle conduit l’Allemagne à dépendre de plus en plus des grandes puissances du Traité de Versailles, malgré les hésitations qui la font louvoyer entre les coups de gueule des traîneurs de sabres et les bassesses les plus plates, et elle compromet ses relations avec l’Union soviétique, le seul Etat qui, par sa politique de paix sincère et son essor économique, puisse offrir aux travailleurs allemands un véritable soutien.

 

Le solde du cabinet présidentiel est déjà lourdement débiteur depuis les meurtres des dernières semaines, dont il porte l’entière responsabilité en ayant levé l’interdiction de porter l’uniforme prononcée contre les S.A. nationaux-socialistes et en favorisant ouvertement ces troupes fascistes de guerre civile. C’est en vain qu’il cherche à faire oublier sa culpabilité politique et morale en se chamaillant avec ses alliés sur la répartition du pouvoir dans l’Etat ; le sang versé en fait pour toujours un complice des assassins fascistes. L’impuissance du Reichstag et la toute puissance du cabinet présidentiel sont l’expression de la décadence du libéralisme bourgeois, qui accompagne nécessairement l’effondrement du mode de production capitaliste. Cette décadence se retrouve entièrement dans la social-démocratie réformiste qui se place en théorie et en pratique sur le terrain pourri de l’ordre social bourgeois.

 

La politique du gouvernement Papen-Schleicher n’est rien autre que la continuation ouverte de la politique du gouvernement Brüning toléré par les sociaux-démocrates, précédée elle-même par la politique de coalition de la social-démocratie qui lui avait ouvert la voie. La politique du « moindre mal » confirmait les forces réactionnaires dans la conscience qu’elles avaient de leur puissance et ne pouvait, et ne peut encore, manquer d’engendrer le pire de tous les maux : habituer les masses à la passivité. On leur demande de renoncer à mettre en jeu la puissance dont elles disposent à l’extérieur du parlement. De cette façon, c’est le rôle du parlement dans la lutte de classes du prolétariat que l’on réduit aussi. Il est possible aujourd’hui dans certaines limites d’utiliser le parlement pour la lutte des travailleurs, mais uniquement s’il s’appuie sur de puissantes actions des masses à l’extérieur de ses murs. Avant que le Reichstag ne puisse prendre position sur des problèmes particuliers de l’heure, il faut qu’il ait compris quelle est sa tâche essentielle, et qu’il l’ait accomplie : il faut qu’il renverse le gouvernement qui tente, au mépris de la Constitution, de mettre le parlement complètement à l’écart.

 

Le Reichstag pourrait aussi saisir la Haute Cour de Leipzig d’une plainte contre le Président du Reich et les Ministres pour viol de la Constitution et pour les nouveaux viols de la Constitution qu’ils projettent. Mais il est vrai qu’une plainte devant cette haute instance reviendrait à demander à Lucifer de condamner Belzébuth. Bien entendu, ce n’est pas un vote du parlement qui peut briser le pouvoir d’un gouvernement qui s’appuie sur l’armée et sur tous les autres moyens dont dispose le pouvoir d’Etat bourgeois, sur la terreur exercée par les fascistes, la lâcheté du libéralisme bourgeois et la passivité d’une grande partie du prolétariat, des travailleurs. Le renversement du gouvernement au parlement peut seulement donner le signal de la levée en masse des travailleurs à l’extérieur du parlement. Et ceci afin de jeter dans la bataille tout le poids économique et social des masses, et aussi toute la force de leur nombre.

 

Dans cette bataille, il s’agit d’abord et avant tout d’abattre le fascisme qui veut réduire à néant, par le fer et par le sang, les manifestations de classe des travailleurs, en sachant bien, comme nos ennemis, que la force du prolétariat ne dépend pas du nombre de sièges au parlement, mais qu’elle est ancrée dans ses organisations politiques, syndicales et culturelles. La Belgique montre aux travailleurs que la grève de masse conserve sa force, même à une époque de crise économique aiguë, à condition qu’en employant cette arme les masses soient résolues et prêtes à ne reculer devant aucun sacrifice, ni devant l’extension de la lutte, prêtes à répondre par la violence à la violence de leurs ennemis.

 

Mais la démonstration de force du peuple travailleur à l’extérieur du parlement ne doit pas se limiter au renversement d’un gouvernement anticonstitutionnel ; elle doit aller au delà de cet objectif limité et se préparer à renverser l’Etat bourgeois et son fondement, l’économie bourgeoise. Toutes les tentatives d’atténuer, et a fortiori de résoudre la crise en restant sur le terrain de l’économie capitaliste ne peuvent qu’aggraver le mal. Les interventions de l’Etat ont échoué, car ce n’est pas l’Etat bourgeois qui tient l’économie, c’est au contraire l’économie qui tient l’Etat bourgeois. Entre les mains des possédants, l’appareil d’Etat ne saurait être utilisé qu’ à leur avantage et au détriment des larges masses populaires qui travaillent, qui produisent et qui consomment. Une économie planifiée sur la base du capitalisme est une contradiction en soi. Les tentatives en ce sens ont toujours achoppé sur la propriété privée des moyens de production. La planification de l’économie n’est possible que si l’on abolit cette propriété privée. La seule et unique voie pour surmonter les crises économiques et écarter tous les dangers de guerre impérialiste, c’est la révolution prolétarienne qui supprime la propriété privée des moyens de production et garantit ainsi la possibilité de planifier l’économie. La meilleure preuve historique en est la Révolution russe. Elle a montré que les travailleurs ont la force de jeter à terre tous leurs ennemis, d’abattre les rapaces impérialistes en même temps que le capitalisme dans leur propre pays et de déchirer des traités d’asservissement comme celui de Versailles. L’Etat soviétique confirme aussi que les travailleurs ont la maturité nécessaire pour construire un nouvel ordre économique où le développement économique de la société peut aller sans ces crises désastreuses, précisément parce qu’a été supprimée la cause du mode de production anarchique, la propriété privée des moyens de production.

 

La lutte des masses laborieuses contre la misère qui les opprime maintenant est en même temps une lutte pour leur libération totale. C’est lutter contre le capitalisme qui exploite et avilit, pour le socialisme qui délivre et libère. C’est vers ce but lumineux que les masses doivent tourner constamment leurs regards, sans se laisser troubler par des illusions sur la démocratie libératrice, et sans se laisser effrayer par la brutalité du capitalisme, qui cherche son salut dans un nouveau génocide universel, dans les assassinats fascistes et la guerre civile. La nécessité de l’heure, c’est le front uni de tous les travailleurs pour repousser le fascisme, et pour conserver ainsi aux esclaves de l’exploitation la force et la puissance de leurs organisations, et même tout simplement pour les conserver en vie.

 

Devant cette impérieuse nécessité historique, toutes les opinions politiques, syndicales, religieuses, idéologiques, qui nous entravent et nous séparent, doivent passer au second plan. Tous ceux qui sont menacés, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui aspirent à se libérer doivent faire partie du front uni contre le fascisme et ses fondés de pouvoir au gouvernement ! Tous les travailleurs doivent se retrouver et s’affirmer contre le fascisme, telle est la condition indispensable pour que se constitue le front uni contre la crise, les guerres impérialistes et leur cause, le mode de production capitaliste. Le soulèvement de millions de travailleurs, hommes et femmes, en Allemagne, contre la faim, la privation de leurs droits, les assassinats fascistes et les guerres impérialistes est une expression de l’indestructible communauté de destin de tous les travailleurs du monde.

 

Cette communauté de destin internationale doit devenir une communauté de combat solidement forgée par les travailleurs partout où le capitalisme étend sa domination, une communauté de combat avec nos frères et nos sœurs soviétiques qui nous ont précédés dans l’assaut. Les grèves et les soulèvements dans les pays les plus divers sont des signes enflammés dont la lumière montre à ceux qui combattent en Allemagne qu’ils ne sont pas seuls. Partout les déshérités et les humiliés s’apprêtent à la conquête du pouvoir. Dans le front uni des travailleurs qui se forme aussi en Allemagne ne doivent pas être absentes les millions de femmes qui portent encore les chaînes de l’esclavage de leur sexe, et qui sont de ce fait livrées à l’esclavage de classe le plus dur. Et aux tout premiers rangs, c’est la jeunesse qui doit lutter, la jeunesse qui aspire à s’épanouir librement, mais qui n’a aujourd’hui d’autres perspectives que l’obéissance aveugle et l’exploitation dans les colonnes des esclaves du travail. Dans ce front uni ont aussi leur place tous les créateurs intellectuels dont le savoir et la volonté d’accroître le bien être et la culture de la société ne peuvent plus s’exercer aujourd’hui dans l’ordre bourgeois. Puissent-ils tous rejoindre le front uni de combat, les esclaves salariés, les corvéables du capital, tous ceux qui sont ? la fois les supports et les victimes du capitalisme !

 

En ma qualité de doyenne d’âge et dans l’espoir que, malgré mon invalidité actuelle, j’aurai encore le bonheur d’ouvrir, en qualité de doyenne d’âge, la première session du Congrès des Conseils de l’Allemagne soviétique, je déclare ouverte la session du Reichstag.

 

http://www.alger-republicain.com/Clara-Zetkin-Discours-au-Reishtag.html

Source :
http://socio13.wordpress.com/2009/0...

Aujourd'hui de nouveau, le désespoir populaire, la trahison social-démocrate pousse plus de 30% des électeurs vers les idées fascistes. De plus la social-démocratie met en place des outils que les nouveaux "élus" pourront utiliser. Savoir que, un peu plus de 30% ont permis aux nazis de prendre le pouvoir et lire le discours d'ouverture de la dernière session à peu près libre du Reichstag de ... C. Zetkin
 
 

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Grève de masse. Rosa Luxemburg

La grève de masse telle que nous la montre la révolution russe est un phénomène si mouvant qu'il reflète en lui toutes les phases de la lutte politique et économique, tous les stades et tous les moments de la révolution. Son champ d'application, sa force d'action, les facteurs de son déclenchement, se transforment continuellement. Elle ouvre soudain à la révolution de vastes perspectives nouvelles au moment où celle-ci semblait engagée dans une impasse. Et elle refuse de fonctionner au moment où l'on croit pouvoir compter sur elle en toute sécurité. Tantôt la vague du mouvement envahit tout l'Empire, tantôt elle se divise en un réseau infini de minces ruisseaux; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Grèves économiques et politiques, grèves de masse et grèves partielles, grèves de démonstration ou de combat, grèves générales touchant des secteurs particuliers ou des villes entières, luttes revendicatives pacifiques ou batailles de rue, combats de barricades - toutes ces formes de lutte se croisent ou se côtoient, se traversent ou débordent l'une sur l'autre c'est un océan de phénomènes éternellement nouveaux et fluctuants. Et la loi du mouvement de ces phénomènes apparaît clairement elle ne réside pas dans la grève de masse elle-même, dans ses particularités techniques, mais dans le rapport des forces politiques et sociales de la révolution. La grève de masse est simplement la forme prise par la lutte révolutionnaire et tout décalage dans le rapport des forces aux prises, dans le développement du Parti et la division des classes, dans la position de la contre-révolution, tout cela influe immédiatement sur l'action de la grève par mille chemins invisibles et incontrôlables. Cependant l'action de la grève elle-même ne s'arrête pratiquement pas un seul instant. Elle ne fait que revêtir d'autres formes, que modifier son extension, ses effets. Elle est la pulsation vivante de la révolution et en même temps son moteur le plus puissant. En un mot la grève de masse, comme la révolution russe nous en offre le modèle, n'est pas un moyen ingénieux inventé pour renforcer l'effet de la lutte prolétarienne, mais elle est le mouvement même de la masse prolétarienne, la force de manifestation de la lutte prolétarienne au cours de la révolution. A partir de là on peut déduire quelques points de vue généraux qui permettront de juger le problème de la grève de masse..."

 
Publié le 20 février 2009